Hertz évite de justesse la faillite

Hertz a obtenu un sursis de dernière minute de la part de ses créanciers. ©AFP

La société de location de voitures américaine a jusqu'au 22 mai pour adapter sa stratégie et sa structure de financement à la crise actuelle.

Hertz a réussi, à la dernière minute, à obtenir un sursis de la part de ses prêteurs qui lui évite un potentiel dépôt de bilan et lui donne davantage de temps pour élaborer un plan de sauvetage. La société de location de voitures, en difficultés, n’a pas pu honorer une échéance de remboursement de sa dette.

Elle a maintenant jusqu’au 22 mai pour "développer une stratégie et une structure de financement qui reflètent mieux l'impact économique de la pandémie de Covid-19", a indiqué l’entreprise dans un dossier réglementaire.

Hertz avait discuté avec certains de ses créanciers de la façon d'alléger son fardeau sans passer par la faillite, tout en se préparant à déposer une demande de protection judiciaire en vertu du chapitre 11 si nécessaire.

Vu l’impact de la pandémie sur l’industrie du voyage, Hertz ne s’attend pas à avoir besoin d’acquérir de nouveaux véhicules pour sa flotte durant le reste de l’année. La flotte américaine de la société basée à Estero, en Floride, comptait 567.600 véhicules fin 2019.

Les revenus du secteur sont en chute: le concurrent de Hertz, Avis Budget Group, a estimé le recul à 80% pour avril et mai.

Les revenus de l’industrie de location de voitures sont en chute libre: le concurrent de Hertz, Avis Budget Group, a estimé le recul à 80% pour avril et mai.

En mars, Hertz a commencé à licencier des travailleurs pour préserver son cash. Le 29 avril, la société a révélé qu’elle avait manqué des paiements substantiels liés au leasing de ses voitures de location. Ses créanciers lui avaient initialement donné jusqu’au 4 mai pour trouver une solution. Elle a maintenant 18 jours de plus.

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