L'aérien s'attend à une croissance rapide de la demande de voyages

TUIfly, hormis quelques vols ponctuels en juin, ne va vraiment redémarrer que le 1er juillet. ©Photo News

Bien que l’aéroport de Bruxelles n’ait jamais été fermé et que quelques vols passagers demeurent assurés, le véritable démarrage – progressif – est attendu pour le 15 juin.

"La demande est là, c’est indéniable!", constate Gunther Hofman, responsable du TUIfly pour l’Europe de l’Ouest. Dès l’annonce de l’ouverture des frontières le 15 juin et celle, par les tour-opérateurs et compagnies, des premières escales qui seront desservies, les Belges n’ont pas attendu pour réserver. Mais l’offre n’est pas encore au rendez-vous; elle ne sera que progressive.

"La demande est là, c’est indéniable!"
Gunther Hofman
responsable du TUIfly pour l’Europe de l’Ouest

D’ici fin juin, 20 compagnies aériennes desservant Bruxelles proposeront pas moins de 60 destinations pour atteindre un total de 540 vols sur le mois. "En juillet, ce réseau sera doublé avec 38 compagnies pour plus de 100 destinations et un total de 1.900 vols par mois", se réjouit Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport. En plus de Montréal, Abu Dhabi et Pékin déjà desservies – " pour raisons essentielles " -, Washington s’ajoutera en juillet.

Brussels Airlines démarrera le 15 juin avec 10% de sa capacité normale et 24 avions. 20 destinations sont prévues dès juin et 59 pendant les mois d’été. Parmi les vols prioritaires, ceux des vacances d’été (pour autant que les Belges soient acceptés; les vérifications demeurent utiles).

"En juillet, 38 compagnies desserviront plus de 100 destinations, avec un total de 1.900 vols par mois."
Arnaud Feist
CEO de Brussels Airport

TUIfly, de son côté, malgré quelques vols ponctuels en juin (Faro, Dubrovnik) ne démarre vraiment que le 1er juillet. À partir de là, 55 destinations seront desservies, puis 66 la semaine suivante et 72 dès le 17 juillet. Les vols sur les Caraïbes (République dominicaine, Cuba, Jamaïque, Mexique) ne sont pas attendus avant le 9 juillet. Bien entendu, Günther Hofman attend beaucoup des levées d’interdiction vers la Turquie, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, qui représentent 30% du programme des vols en temps normal. Enfin, les vols de TUIfly des quatre aéroports régionaux débuteront aussi en juillet: dès le 3 juillet de Charleroi vers Murcie (Espagne) et Oujda (Maroc), ainsi que d’Ostende vers Majorque. Dès le 10 d’Anvers (Ibiza et Split). Et enfin de Liège le 17 juillet vers Malaga, Alicante et Kayseri (Turquie).

Santé = sérénité

Bien entendu, on ne volera plus comme avant. Tant sur Brussels Airlines (SN) que sur TUI, le port du masque sera obligatoire en cabine car les espacements engendreront de la promiscuité: pas de suppression du siège du milieu sur des rangées de trois. Le service de cabine sera limité, le duty free payable uniquement avec carte de crédit chez SN, et un seul bagage à main sera autorisé.

Bien entendu, il est demandé aux voyageurs de ne pas se présenter à l’aéroport s’ils présentent des signes de contamination ou s’ils se sentent fiévreux. Dieter Vranckx, CEO de Brussels, a bien précisé hier que les modifications de vols dus à la maladie étaient appliquées avec la plus grande souplesse (reports de vols) tant pour les personnes atteintes du virus que pour ceux qui les accompagnent.

Cela vaut aussi pour ceux qui seront contrôlés "suspects" à l'entrée de l’aéroport, c’est-à-dire avec une température supérieure à 38°C. À partir du 15 juin, tout le monde sera contrôlé à la fois à l’entrée de l’aéroport et à la sortie de l’avion. Et le masque et la distanciation seront de rigueur dans tout l’aéroport. Autant dire qu’il serait peut-être sage de prendre un peu de marge en venant à l’aéroport car les files seront peut-être longues.

Dernière précision à propos des filtres à air dans les avions, dont certains prétendent qu’ils recyclent de l’air vicié. SN précise que ceux à bord de ses avions "créent un flux d’air continuellement purifié, ce qui élimine 99,9% des particules présentes dans l’air, créant dans les cabines une qualité de l’air comparable à celle des salles d’opération dans les hôpitaux". À choisir, nous préférons l’avion.

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