L'appel de Solvay sera-t-il entendu par les grandes familles?

Parmi les représentants des familles fondatrices de Solvay, Nicolas Boël. Président du CA, l'homme a avalisé le fonds de solidarité du groupe chimique. ©Dieter Telemans

Mis sur pied, le fonds de solidarité de Solvay devra désormais être financé. Les héritiers des familles fondatrices étudient un soutien. Mais qui n'a rien d'obligatoire.

En appelant à financer un fonds de solidarité interne dans le cadre de la crise du Covid-19, Solvay a ouvert une porte. Mais, ce jeudi, il était difficile de savoir combien – et dans quelle mesure – d'actionnaires l'emprunteraient.

2.300
héritiers
Près de 2.300 apparentés aux familles fondatrices détiennent ensemble environ 77% de Solvac, mono-holding actionnaire à plus de 30% de Solvay.

Pour y répondre, le regard s'est alors assez logiquement tourné vers Solvac, le mono-holding des familles actionnaires à plus de 30% du groupe chimique. Principe de réalité oblige, avec quelque 14.000 actionnaires (à fin 2019), dont près de 2.300 apparentés aux familles fondatrices de Solvay, on se laisse d'abord le temps de prendre connaissance de l'information avant de décider, nous revenait-il jeudi en soirée. Tout ce petit monde n'ayant pas forcément encore entendu parler du fonds évoqué.

La réponse quant à une participation était donc plutôt à chercher du côté des héritiers des familles fondatrices, représentés au conseil d'administration du groupe chimique. Du fait de leur propre blanc-seing en CA quant à la proposition de la CEO, Ilham Kadri, il semble logique qu'ils participeront à l'effort, entendait-on à diverses sources. Ou à tout le moins, qu'ils enjoignent à avancer en ce sens les branches respectives qu'ils représentent. Et ce, même si rien n'y oblige leurs membres pour autant. Un élément d'ailleurs bien souligné du côté de Solvay: toute contribution éventuelle se fera sur base purement volontaire – démarche nécessaire à la clé.

"Solution élégante"

Mais quand même, du côté de grandes familles, certains relevaient jeudi une "solution élégante" mise sur la table par le groupe chimique, car laissant la place au choix. Ce qui est louable pour les petits porteurs notamment. Car les couper purement et simplement d'un dividende aurait voulu dire toucher à leur pouvoir d'achat, et ce, en une période où celui-ci doit justement être le plus préservé possible. Pour le reste, une contribution au fonds sera surement étudiée, nous revenait-on, sans plus de détail à ce stade.

13
millions $
Si Sofina répond à l'appel, ce sera dans le cadre d'un plan plus global. Dont un pan tient en un fonds de 13 millions de dollars, destiné à soutenir des start-ups novatrices dans leur approche de la crise en Inde.

Du côté de Sofina  par exemple, cette réflexion s'inscrira dans le cadre d'un plan plus global qui sera dévoilé à l'occasion de l'assemblée générale du holding de la famille Boël, le 7 mai prochain. Il nous revenait déjà à ce stade qu'un pan tenait en une contribution à un fonds de 13 millions de dollars, en Inde, aux côtés d'autres investisseurs de premier plan, parmi lesquels son partenaire de longue date, Sequoia Capital. Objectif? Soutenir des start-ups, principalement tech, novatrices dans leur approche de la crise. Une action menée sous la houlette du responsable en Inde de la fondation Bill & Melinda Gates, et main dans la main avec les autorités locales.

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