Les taximen voient leur activité chuter de 70%

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Vu la raréfaction des clients, nombre de chauffeurs de taxi ont décidé de rester chez eux. Le service Collecto sera en tout cas maintenu.

"Le secteur du taxi ressent cette crise très violemment. Les taxis sont le miroir de l'économie d'un pays et si l'économie du pays s'arrête, les taxis s'arrêtent aussi", estime Sam Bouchal, le secrétaire de la Fédération des taxis. Ce dernier enregistre une baisse d'activité de l'ordre de 70%. "Les gens ne prennent plus le taxi. La clientèle habituelle des taxis en journée, les fonctionnaires européens et les employés des grandes sociétés, travaillent à domicile", nous a-t-il expliqué. Quant à la clientèle de nuit, elle s'est réduite à peau de chagrin et bon nombre de chauffeurs ont fait le choix de rester chez eux. 

Véhicules désinfectés

"Les taxis sont le miroir de l'économie d'un pays et si l'économie du pays s'arrête, les taxis s'arrêtent aussi."
Sam Bouchal
Secrétaire général de la Fédération des taxis

Pour ceux qui roulent malgré tout, des règles strictes d'hygiène sont appliquées. Du matériel de désinfection a été fourni aux chauffeurs qui sont chargés de désinfecter leurs voitures. Pour le secteur, l'impact sur l'activité a commencé à se faire ressentir à partir de l'annonce de la fermeture des restaurants et des cafés. 

Du côté des Taxis Verts, Michel Pêtre, l'administrateur délégué de la société, se réjouit de la bonne écoute dont il a bénéficié au sein du cabinet de Rudi Vervoort, le ministre-président bruxellois, qui est aussi le ministre de tutelle du secteur. C'est dans cette optique, notamment, que tous les efforts nécessaires seront consentis pour continuer à assurer le service Collecto, du nom de ces taxis collectifs, qui, entre autres, se chargent du transport de nuit des chauffeurs de la STIB. 

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