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Alexander De Croo: "Les chiffres sont alarmants et sont supérieurs à ceux de mars dernier"

Les représentants des gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions se sont retrouvés ce vendredi au Palais d'Egmont à Bruxelles pour un comité de concertation très attendu. Il y a notamment été décidé de fermer l'ensemble des établissements Horeca du pays et d'instaurer un couvre-feu.
  • Contacts sociaux, télétravail, Horeca, alcool, couvre-feu: voici les 5 nouvelles règles

    Pour résumer:

    • Les contacts rapprochés sont limités à une personne maximum.  
    • Les rassemblements privés sont limités à 4 personnes pendant deux semaines, toujours les mêmes.  
    • Les rassemblements sur la voie publique sont limités à quatre personnes maximum.  
    • Le télétravail devient la règle, pour les fonctions qui s'y prêtent et dans le respect de la continuité de la gestion des entreprises et organisations, services et activités. 
    • Les marchés et foires de petite envergure restent ouverts, mais la consommation de boissons et de denrées alimentaires est interdite. Les marchés aux puces, les brocantes et les petits marchés de noël sont interdits.  
    • Les cafés et restaurants seront fermés. Cette mesure vaut pour une période de quatre semaines et fera l'objet d'une évaluation après deux semaines. Le retrait sur place de plats à emporter reste possible jusqu'à 22h00. Les réceptions et banquets organisés par un service traiteur ou de catering professionnels sont interdits, sauf dans les hôtels pour les clients qui y séjournent et les réceptions dans le cadre de funérailles (maximum 40 personnes).  
    • Les nightshops doivent fermer à 22h00. La vente d'alcool est interdite à partir de 20h00.  
    • Interdiction de se trouver sur la voie publique entre 24h00 et 5h00, sauf pour les déplacements essentiels et non reportables, tels que les déplacements pour des raisons médicales urgentes, des déplacements professionnels et le trajet entre le domicile et le lieu de travail.
    • Les activités à l'intérieur continuent de relever des protocoles en vigueur jusqu'à leur évaluation au 23/10. La vente de boissons et de nourriture est interdite.
    • Les compétitions sportives: réduction de moitié des compartiments réservés aux spectateurs qui passeront de 400 à 200 (professionnels) ou composés uniquement des membres d'un même foyer (amateurs). Les cafétarias et débits de boissons sont fermés. 
  • "Dans les hôpitaux, nous sommes au bord du drame"

    Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke a fait part de son inquiétude concernant la situation dans les hôpitaux belges ce vendredi soir, à la sortie du comité de concertation. "Dans les hôpitaux, nous sommes au bord du drame", a-t-il confié. "Je ne veux pas le cacher. Il est préférable de dire les choses telles qu'elles sont."

    "Nous disposons de 2.000 lits aux soins intensifs dans toute la Belgique. Ces capacités sont indispensables. Imaginez que nous fermions la moitié de ces lits, vous diriez que 'c'est criminel, parce que nous en avons besoin', mais c'est ce qui se passe lorsque le virus gagne du terrain et que ces lits sont affectés à des patients souffrant du coronavirus. Nous n'en sommes pas encore là, mais la situation devient difficile dans un certain nombre d'hôpitaux. Si ça continue, les hôpitaux seront incapables de prodiguer les soins réguliers de base qu'ils doivent dispenser à l'ensemble de leurs patients. Cela ne peut pas se produire", souligne Vandenbroucke.

    Le ministre a également tenu à lancer un appel à la population. Les mesures n'entreront en effet pas en vigueur avant lundi, il demande aux Belges de faire "preuve d'intelligence ce week-end". "Restez chez vous. S'il vous plaît, ne passez pas votre temps dans les cafés tant que c'est encore permis. Ce n'est vraiment pas judicieux." Il n'était pas possible d'appliquer directement les mesures, explique M. Vandenbroucke. "Ces mesures doivent être respectées et les personnes qui ne le font pas doivent être sanctionnées. Cependant, les sanctions ne peuvent être imposées que sur la base d'une décision gouvernementale publiée et elle ne le sera pas avant lundi."

  • La fermeture forcée, un "coup de grâce" pour de nombreux exploitants horeca

    S'il comprend la nécessité de nouvelles mesures drastiques pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) "regrette profondément que l'économie, et plus particulièrement l'ensemble du secteur horeca, soit visé par une fermeture obligatoire pendant quatre semaines". Il prédit que ce 16 octobre sera "un jour historique qui va être le coup de grâce pour de nombreux exploitants".

    "Cela pénalise l'économie et les chiffres récents prouvent qu'une telle fermeture a des conséquences dramatiques", réagit ainsi Christine Mattheeuws, présidente du SNI. "Nous ne sauverons pas le pays en imposant uniquement des mesures plus strictes à l'économie. Les travailleurs indépendants sont pris en otage et en payent le prix. Nous ne pouvons l'accepter." Depuis leur réouverture après le confinement de mars-avril, les cafés ont déjà un chiffre d'affaires inférieur de plus de 40% par rapport à avant la crise, s'inquiète l'organisation.

    "Cette fermeture va être le coup de grâce pour de nombreux exploitants horeca, surtout quand on sait qu'un tiers n'avait pas constitué de réserves suffisantes avant le coronavirus pour pouvoir survivre à un choc sans mesures supplémentaires", prédit-elle. Le SNI craint "un bain de sang financier inédit". "L'année dernière, il y a eu un peu plus de 2.000 faillites dans l'horeca. Les experts craignent que ce chiffre ne soit désormais facilement supérieur de 40%."

  • L'annulation des marchés de Noël était "prévisible", selon l'ASBL Enjeu

    L'annulation des marchés de Noël a provoqué de la déception chez les organisateurs mais "pas de surprise", affirme Pierre Luthers, directeur de l'ASBL Enjeu, organisatrice du village de Noël de Liège. "Nous sommes déçus mais, au vu de la situation, nous ne pouvons pas dire que nous nous n'y attendions pas", affirme M. Luthers, qui se demande cependant si l'animation de Noël sera maintenue à Liège ou si la ville sera "déserte" en décembre.

    "Les organisateurs de tous les marchés de Noël de Wallonie et Bruxelles se sont réunis fin septembre pour élaborer des protocoles qui nous permettraient de maintenir en place les évènements. Nous nous réunirons peut-être de nouveau la semaine prochaine pour réfléchir ensemble", ajoute le directeur d'Enjeu. L'ASBL planchait sur différents scénarios qui devaient permettre au village de Noël de Liège de rester en place, tout en étant adapté aux mesures sanitaires imposées pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Mais selon son directeur, chaque scénario dessiné était systématiquement dépassé par l'actualité liée au virus.

    "Nous n'en voulons à personne, c'est le genre de chose imprévisible et incontrôlable. C'est une année noire pour l'évènementiel mais il nous faut assainir la situation afin de commencer 2021 sur de bonnes bases.", ajoute M. Luthers.

  • Le "moins de faillites possible" dans le secteur touristique

    "Nous avons tout intérêt à ce que la population respecte les mesures, il en va de la survie des entreprises touristiques et des loisirs", réagit Pierre Coenegrachts, directeur général adjoint de Wallonie Belgique Tourisme. Le Comité de concertation a décidé de limiter les contacts en dehors du foyer et de fermer bars et restaurants pour un mois, un nouveau coup dur pour le secteur touristique en Belgique. Les hôtels peuvent rester ouverts, tout comme les gîtes et meublés tant que les mesures de sécurité sont respectées, rappelle Pierre Coenegrachts, dont l'ASBL se charge de la promotion du tourisme wallon en Belgique et à l'étranger.

    Les activités en plein air, attractions et musées, pour lesquels une fermeture était redoutée, peuvent continuer à tourner. Il n'empêche que la mise à l'arrêt des restaurants et cafés est "problématique". "Nous espérons qu'il y aura le moins de faillites possible." Certains restaurateurs restent toutefois optimistes et préfèrent sacrifier l'automne s'ils peuvent rouvrir pour la période de fin d'année, selon Coenegrachts.

  • Des milliers d'indépendants et PME acculés à la faillite ou à la cessation, dénonce l'UCM

    Des milliers d'indépendants et de chefs de PME sont acculés à la faillite ou à la cessation, déplore l'Union des classes moyennes (UCM), consternée après les annonces du comité de concertation pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. "Des pans entiers de l'économie vont s'effondrer", craint-elle. D'autres choix étaient possibles, selon l'organisation.

    Contrairement au mois de mars, il n'y avait pas de fatalité, relève ainsi l'union. "Des entrepreneurs qui ont suivi toutes les règles paient l'incapacité des pouvoirs publics à mettre au point, en sept mois, un testing et un tracing corrects, et à faire respecter les précautions sanitaires par l'ensemble de la population", assène l'UCM, chez qui "cette fois-ci, la colère l'emporte".

    "Il est incompréhensible de porter le fer là où les contaminations ne sont pas avérées", pointe-t-elle ainsi. Outre de "condamner" un secteur, la nouvelle période de fermeture imposée à l'horeca aura d'autres conséquences, analyse l'Union. "Combinée à la généralisation du télétravail, cette mesure fait des centres-villes un désert et vide les commerces. Une chape de plomb s'abat sur la société et crée un climat anxiogène, qui achève l'événementiel et la culture et décourage toutes les dépenses de consommation et d'investissements." S'il existait un relevé précis des endroits à risques, ni les restaurants, ni le milieu de travail dans les PME ne seraient pointés comme des lieux de transmission du virus, est convaincue l'UCM. "Toutes les mesures de précaution ont été prises, y compris la tenue d'un registre avec les coordonnées des clients, qui n'a jamais été utilisé", relève-t-elle d'ailleurs.

    Il faut prolonger les aides existantes (droit passerelle amélioré, chômage coronavirus force majeure, reports de paiements...) et de nouvelles aides (accès au crédit, compensation à 60 % de la perte du chiffre d'affaires...), préconise l'organisation.

  • Les mesures auraient pu être évitées sans un relâchement dans le respect des règles, selon l'UWE

    Pour éviter un second confinement général, il faut absolument limiter la propagation du virus pour préserver les hôpitaux mais aussi l'économie, les entreprises et l'emploi, estime l'Union wallonne des entreprises (UWE) à l'issue du comité de concertation. Elle en appelle "à la responsabilité de tous" pour respecter strictement les mesures imposées.

    "Aujourd'hui, le relâchement dans le respect des règles amène les autorités à prendre des mesures drastiques qui auraient pu ou même dû être évitées", pointe-t-elle. Le risque de faillite est réel pour des milliers d'entreprises, avec son lot de drames personnels, humains, familiaux et sociaux, met en garde l'UWE. "La lutte contre la pandémie ne peut pas se faire au détriment de l'économie et donc, en cascade, de l'emploi. Il faut laisser les entreprises tourner", insiste-t-elle. Un confinement général comme celui de mars-avril serait catastrophique. Il plongerait le pays durablement dans une crise structurelle, craint-elle.

    "A la crise budgétaire et économique s'ajouterait le risque de crise financière", prévient l'organisation patronale wallonne. Pour elle, il faut donc apprendre à vivre avec ce virus -"et pour longtemps encore, probablement"-, à mener des actions ciblées, intelligentes, pour en limiter la propagation afin de préserver le système de soins de santé et l'économie.

  • Bruxelles: le principe de l'aide aux bars et cafés sera étendu aux restaurants

    Le soutien financier que le gouvernement bruxellois s'est engagé il y a une semaine à accorder aux bars et cafés de la capitale déjà contraints de rester porte close depuis le 8 octobre sera étendue aux restaurants, a indiqué le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS). "Je ne doute pas que nous pouvons étendre cela à l'ensemble du secteur, restaurants compris", a indiqué M. Vervoort.

    Le ministre-président bruxellois a précisé que le dossier serait sur la table de la réunion du gouvernement bruxellois la semaine prochaine. Dans le contexte du rebond de la pandémie, le gouvernement bruxellois s'est accordé il y a une semaine sur le principe d'une aide spécifique de 3.000 euros à l'attention de toutes les entreprises dont les établissements ont été mis dans l'obligation de fermer le 8 octobre dernier.

    La mesure proposée par la secrétaire d'Etat à la Transition économique Barbara Trachte (Ecolo) et le ministre bruxellois des Finances, Sven Gatz (Open Vld) vise essentiellement les cafés, bars, salons de thé et de café, obligés de fermer leurs portes pour un mois en raison de l'aggravation des chiffres relatifs à la contamination au sein de la population de la capitale.

  • La FEB demande une concertation avec le gouvernement afin d'éviter une vague de faillites

    La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) s'est dite soulagée qu'il ne soit pas (encore) question d'un deuxième confinement général. "Cela représenterait un désastre pour des dizaines de milliers d'entreprises et leurs travailleurs." Elle souhaite toutefois une concertation avec le gouvernement sur les mesures à prendre pour éviter une vague de faillites.

    Pour éviter un deuxième confinement, il faut respecter strictement les mesures prescrites, rappelle l'organisation patronale. "Organiser et appliquer la distanciation physique, limiter le nombre de contacts, hygiène des mains, port du masque là où c'est nécessaire... (...) Il s'agit de la seule manière d'éviter le pire."

    Dans le même temps, la FEB demande au gouvernement de prendre des mesures pour éviter les faillites. Selon ses chiffres et ceux du bureau d'étude Graydon, "16% des entreprises qui étaient parfaitement saines avant la crise (environ 300.000 travailleurs) sont déjà au bord de la faillite, dont de nombreux établissements horeca. Un deuxième confinement général affecterait donc si profondément les fondements de notre économie que la viabilité de bon nombre d'entreprises s'en trouverait brusquement menacée".

    L'organisation patronale espère "une concertation rapide avec le Premier ministre et les ministres compétents pour examiner ensemble comment on peut éviter ce drame imminent".

  • Le gouvernement wallon se réunira samedi pour discuter de mesures de soutien

    Le gouvernement wallon se réunira ce samedi pour discuter des mesures de soutien aux secteurs impactés par les décisions prises par le comité de concertation. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi soir le ministre-président régional Elio Di Rupo.

    "Les mesures que nous avons dû prendre sont terriblement difficiles mais nécessaires. Nous n'abandonnerons pas les secteurs touchés. Nous nous réunirons dès demain (samedi) avec le #WalGov pour discuter des mesures de soutien concrètes à leur apporter", a-t-il tweeté.

  • "Quelle est encore la raison d'être des hôtels?"

    "Quelle est encore la raison d'être des hôtels?", s'interroge ce vendredi soir le secteur après l'annonce de la fermeture des cafés et restaurants. Le patron de la Brussels Hotels Association (BHA) Yves Fonck demande un traitement équitable pour le secteur. "Depuis le confinement, les hôtels n'ont jamais dû fermer, mais ont perdu 90% de leur chiffre d'affaires. Avec l'assouplissement des mesures en juin, juillet et août, les restaurants se sont à nouveau remplis, mais les hôtels sont restés vides", explique Yves Fonck.

    Pendant les mois d'été, les hôtels de la capitale ont perdu 90% de leur chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente. La perte pourrait atteindre 95% en octobre. Mais les hôtels sont peu aidés: ils n'ont pu compter jusqu'ici que sur une compensation régionale de 200 euros par chambre et par mois, une somme qui ne leur a d'ailleurs pas encore été versée. "Fermons alors aussi les hôtels et octroyons leur les mêmes mesures de soutien que les bars et restaurants", clame M. Fonck. "Il n'y a pas encore eu de faillites grâce à l'échelonnement des dettes et au report du paiement des charges sociales. Mais nous pensions pouvoir retrouver une occupation de 40 à 50% en septembre, ce qui n'a jamais pu être atteint en raison de la deuxième vague du virus", conclut la BHA.

  • La fermeture de l'horeca incompréhensible aux yeux de Comeos

    La mesure "drastique" et "disproportionnée" du gouvernement de fermer complètement l'horeca durant un mois est incompréhensible, aux yeux de Comeos, la fédération du commerce et des services, et représentante des chaînes de restaurants. "C'est une mesure aveugle qui va tuer un secteur qui saigne déjà et qui va coûter des milliers d'emplois", prédit-elle. "Les établissements de restauration ont tous pris de nombreuses mesures pour recevoir leurs clients en toute sécurité. On n'a également pas connaissance de problèmes de contamination dans les restaurants. Les formulaires d'enregistrement qui ont dû être conservés, mais qui ont à peine été demandés par les autorités compétentes, en sont bien la preuve", fustige Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos.

    Des milliers d'emplois sont à présent menacés par cette annonce, craint la fédération. Pour son patron, d'autres mesures étaient possibles, comme la limitation du nombre de personnes par table ou une heure de fermeture plus précoce. "Mais ce qui vient d'être décidé est une mesure aveugle qui donne à nouveau un coup de massue à un secteur qui a déjà subi d'énormes pertes lors du premier confinement et qui a dû investir massivement dans des mesures supplémentaires", dénonce Dominique Michel. Comeos demande dès lors des mesures de soutien du gouvernement pour "sauver le secteur".

  • "Drame social", "irrespect", le secteur horeca réagit avec incompréhension

    "Drame social", "irrespect". Le secteur horeca n'avait pas de mots assez durs ce vendredi soir pour décrire la décision du comité de concertation de fermer durant un mois tous les cafés et restaurants du pays pour lutter contre la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. Les différentes fédérations disent ne pas comprendre sur quelle base scientifique s'appuie cette décision et rappellent les nombreux efforts accomplis ces derniers mois.

    "Déception, tristesse, incompréhension, irrespect." Voilà les premiers mots qui venaient à l'esprit de Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie, au moment de commenter la décision des autorités. "On a fait énormément d'efforts après trois mois de fermeture et quatre mois à respecter scrupuleusement les règles et protocoles. On ne comprend pas sur quelle base chiffrée on s'est appuyé pour nous sacrifier à la place d'autres secteurs", tonne-t-il.

    Le président de la Fédération Horeca Wallonie a l'impression que tout un secteur a été puni pour quelques mauvais élèves isolés. "C'est une mesure disproportionnée pour un secteur fragile", lance-t-il. Le nombre de faillites sera considérable et l'offre de restaurants ne sera plus la même demain, prédit-il. "Le secteur va pleurer toute la nuit. Le moral est à plat", dit-il, déplorant "un coup de trop". Thierry Neyens n'exclut pas des démarches juridiques à l'encontre de la décision des autorités. "Il n'est pas uniquement question d'enjeux financiers ici", insiste-t-il.

    Le son de cloche est le même au sein de la Fédération Horeca Bruxelles. Là aussi, on n'exclut pas de contester en justice cette fermeture forcée. On attend cependant de voir quelles mesures compensatoires vont être mises en place. Son secrétaire général Philippe Trine s'inquiète d'ores et déjà de savoir comment les indépendants pourront assumer leurs loyers et leurs charges. "C'est un coup de massue. Les gens sortaient à peine la tête de l'eau..." Il s'attend à au moins 40% de faillites dans le secteur dans la capitale.

    "Les cafés et restaurants sont écrasés sous les charges" qui deviennent impossible à honorer, pointe la Fédération Horeca Bruxelles. Elle met en garde contre une catastrophe économique et sociale sans précédent, avec des dizaines de milliers d'emplois perdus dans l'horeca mais aussi dans les entreprises en amont comme les fournisseurs, les éleveurs ou les importateurs. "Par manque de trésorerie et de fréquentation, les cafés comme les restaurants ou les hôtels ne peuvent à présent plus échapper à une faillite programmée", redoute-t-elle.

    "Plusieurs milliers de cafés, restaurants et hôtels vont littéralement disparaître et changer profondément le paysage de l'hospitalité belge et bruxelloise en particulier", prédit encore la Fédération Horeca Bruxelles, qui invite le gouvernement à mettre en place un plan économique d'urgence afin de sauvegarder le secteur.

  • "Le travail sur le baromètre n'est pas encore totalement terminé"

    "Le travail sur le baromètre n'est pas encore totalement terminé", a ensuite indiqué le ministre de la Santé. "Cela prend du temps", a-t-il reconnu. Il est toutefois acquis qu'il fonctionnera selon différents niveaux d'alerte. Au début de son allocution, le Premier ministre, Alexander De Croo, a d'ailleurs fait savoir que le pays était au niveau d'alarme 4.

    "Nous devons faire des gros efforts. La règle de base est la distance", a encore précisé Frank Vandenbroucke.

  • Les évènements sportifs professionnels sont ramenés à une assistance maximale de 200 personnes

  • Les protocoles dans les secteurs culturels, sportifs et autres devront être adaptés d'ici vendredi à la situation actuelle sous la conduite du commissaire du gouvernement à la lutte contre le coronavirus, Pedro Facon.

    En attendant, ils sont d'application. Les activités qui ne sont pas couvertes par un protocole seront limitées à 40 personnes. Ce n'est pas qu'après l'adaptation de ces protocoles que le baromètre pourra être opérationnel.

  • "Les night shops devront fermer à 22h"

    "La vente de repas à emporter devra s'arrêter à 22h. La vente d'alcool sera interdite à partir de 20h et les night shops devront fermer à 22h", a poursuivi Frank Vandenbroucke. 

  • "Les marchés de Noël, ce sera non"

    "Les marchés de Noël, ce sera non. Cela vaudra pour tous les évènements organisés cet hiver", a ensuite indiqué le ministre de la Santé.

    Les petits marchés et les petites foires seront toutefois autorisés moyennant le respect des règles de distanciation sociale, a-t-il précisé au cours d'une conférence de presse. "Si vous voulez aller faire vos courses (sur un petit marché), faites-le", a-t-il ajouté.

  • "Vous pouvez inviter les mêmes 4 personnes sur des périodes de 15 jours, en gardant vos distances"

    "Vous devez absolument garder vos distances par rapport aux autres", a ensuite rappelé Frank Vandenbroucke. "Vous ne pouvez toucher et embrasser qu'une seule personne en plus des membres de votre foyer", a-t-il ajouté. "Vous pouvez inviter les mêmes 4 personnes sur des périodes de 15 jours, en gardant vos distances."

    ©EPA-EFE

  • 500 millions d'euros en soutien aux restaurants et cafés

    En compensation à la fermeture des cafés et restaurants pendant un mois, une série de mesures est prévue (doublement du droit-passerelle, exonération de cotisations ONSS, prolongation des reports de paiement, etc.), représentant un total de quelque 500 millions d’euros. C’est le ministre des PME et Indépendants David Clarinval (MR), opposé à la décision de fermeture, qui aurait poussé en ce sens, appuyé par d’autres ministres au sein du comité de concertation.

    
  • Contacts sociaux, télétravail, horeca, alcool, couvre-feu: voici les 5 nouvelles règles

    "Nos contacts rapprochés sont limités à une personne.

    - Le télétravail est obligatoire partout où il est possible.

    - Les cafés et restaurants sont fermés pour 1 mois.

    - Il y aura une interdiction de vente d'alcool à partir de 20h.

    - Un couvre-feu sera instauré de minuit à 5h à partir de la nuit de lundi à mardi.

    Ces 5 règles entreront en vigueur dès ce lundi.

  • "Les chiffres sont alarmants et sont supérieurs à ceux de mars dernier"

    "Il y avait un message central la semaine dernière: on voulait que le nombre de contacts rapprochés soit limité au maximum", a continué le Premier ministre. "Mais la propagation du virus s'accélère, les chiffres montent en flèche. Aujourd'hui, près de 2.000 personnes sont hospitalisées. Les chiffres sont alarmants et sont supérieurs à ceux de mars dernier", a-t-il ajouté. "Cette augmentation va se poursuivre, les prochains jours ne seront pas positifs."

    ©EPA-EFE

  • "On mène une lutte illégale contre le virus"

    "Le nombre de contaminations ne cesse d'augmenter et les hôpitaux sont sous pression", a déclaré en ouverture de la conférence de presse Alexander De Croo. "On mène une lutte illégale contre le virus", a-t-il ajouté.

  • La conférence de presse du comité de concertation a lieu à 19h30

    Conférence de presse du comité de concertation

  • Un seul contact rapproché pendant un mois

    Le comité de concertation a décidé de limiter les contacts rapprochés (sans masque ni distance sociale) à une seule personne et ce pendant un mois, a indiqué le vice-premier ministre Georges Gilkinet (Ecolo).

  • Un couvre-feu national sera instauré dès ce lundi, entre minuit et 5h

    "C'est surtout une mesure symbolique pour faire comprendre la gravité de la situation", a indiqué le vice-premier ministre Georges Gilkinet à la sortie du comité de concertation.

    Tous les déplacements non essentiels sont interdits. Sont considérés comme essentiels les déplacements entre le domicile et le lieu de travail ou ceux qui concernent des soins ou sont justifiés par une raison médicale urgente, a précisé le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. 

  • Les cafés et restaurants seront fermés pendant 4 semaines

    Les cafés et restaurants devront rester fermés pendant un mois à partir de ce lundi. Une évaluation de la mesure aura toutefois lieu après deux semaines. 

    Des mesures compensatoires vont être mises en place.

  • Le comité de concertation coince sur l'horeca

    Le comité de concertation a débuté à 14h et toujours pas de fumée blanche à l'horizon. Il semblerait que les mesures destinées à l'horeca soient au centre de ce blocage. Plusieurs sources confirment ainsi que l'approche adoptée pour le secteur de l'horeca et de la restauration fait l'objet de nombreuses discussions. Il y aurait également quelques différences d'opinion sur le secteur événementiel.

    Les ministres des gouvernements fédéral et des Communauté et Régions, qui siègent ensemble au sein du comité de concertation, discutent depuis plus de quatre heures maintenant de mesures plus strictes pour freiner la hausse des chiffres liés à la pandémie, et le fameux "baromètre" censé déterminer les mesures à prendre en fonction de la progression de l'épidémie. Jeudi, interrogé à la Chambre, M. De Croo n'a pas fait mystère de la nécessité de prendre de nouvelles mesures pour endiguer l'évolution exponentielle des contaminations et ses répercussions sur le système hospitalier. Les hôpitaux sont à un "moment charnière", a-t-il fait remarquer. 

    Ces mesures comprennent un couvre-feu et une nouvelle réduction du nombre de contacts sociaux rapprochés, ainsi que l'obligation de télétravail (lorsque c'est possible). Les modalités de ce dernier font également l'objet d'une discussion. A plusieurs sources, l'on indiquait que le sort réservé aux établissements horeca suscitait des tensions entre les participants. Depuis plusieurs jours, le sujet est évoqué dans des discussions préparatoires, sans qu'il n'ait jusqu'à présent pu être résolu. 

  • Les hôpitaux de la province de Luxembourg passent à leur tour en phase 1B

    Après ceux des régions liégeoise et bruxelloise, les hôpitaux de la province de Luxembourg passent à leur tour en phase 1B dans le cadre de la gestion du Covid-19. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi, en début de soirée, l'intercommunale luxembourgeoise de soins de santé Vivalia, gestionnaire des différents sites hospitaliers. Chaque hôpital va devoir doubler le nombre de lits de soins intensifs réservés pour des patients Covid.

    Les hôpitaux généraux d'Arlon, Bastogne, Libramont, Marche et Virton sont concernés. Une proportion de 50% des lits de lits de soins intensifs sont ainsi dès à présent dédiés aux malades du coronavirus, soit 21 lits au total pour Vivalia (contre 11 durant la phase 1A), avec la répartition suivante : CSL (Arlon-Virton), 8 lits ; CHA (Libramont), 5 lits et IFAC (Marche-Bastogne), 8 lits.

  • L'Athénée royal Jean Absil ferme pendant une semaine par manque d'enseignants

    L'Athénée royal Jean Absil, situé à Etterbeek, ferme ses portes duant la semaine prochaine à cause de la situation sanitaire au sein de l'établissement et de la mise en quarantaine du personnel encadrant les élèves, a indiqué la directrice Caroline Pisonier sur le site internet de l'école secondaire. Les cours reprendront normalement le lundi 26 octobre.

    Trop de professeurs sont en incapacité de travail pour assurer un encadrement suffisant. Jean Absil est une école secondaire organisée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui est d'une taille importante avec largement plus d'un millier d'élèves. C'est la première école située sur le territoire communal à devoir fermer ses portes. "C'est l'un des deux mastodontes de la commune, l'autre entité importante étant le Collège St-Michel", contextualise le bourgmestre d'Etterbeek Vincent De Wolf. "On a pris quelque fois des mesures de quarantaine pour des membres du personnel. On a parfois fermé une classe. On a récemment fermé deux classes à la Koninklijk Atheneum Etterbeek, qui est aussi un mastodonte de plus de 1.000 élèves et qui est géré par la Communauté flamande. Mais c'est la première fois qu'on a un établissement qui ferme ses portes sur la commune".

    Le bourgmestre justifie le fait d'avoir été quelque peu épargné par le bon comportement des personnes et par la prise de mesures précoces pour assurer la sécurité sanitaire des élèves et des enseignants. "On a veillé depuis longtemps à aménager les classes de manière adéquate. Au retour à l'école, on a demandé aux parents de porter le masque dans un rayon autour de l'école quand ils déposent ou viennent chercher leurs enfants. (...) On a fait des circulaires à destination tant des écoles communales que non communales, quels que soient les réseaux". 

  • Tous les hôpitaux du pays en phase 1B dans 10 jours au plus tard

    Tous les hôpitaux universitaires et généraux de Belgique doivent être en mesure de passer en phase 1B du plan d'urgence hospitalier au plus tard le lundi 26 octobre, ce qui signifie que 50% des lits de soins intensifs et quatre fois ce nombre de lits en hospitalisation conventionnelle sont dédiés à la prise en charge de patients Covid-19, a annoncé vendredi le SPF Santé publique. Cette décision a été prise après concertation avec le secteur hospitalier, a-t-on précisé de même source.

    Les hôpitaux bruxellois et liégeois sont déjà en phase 1B, tandis que ceux de Namur le seront dès lundi prochain.

  • Les hôpitaux en Province de Liège, saturés "d'ici 48 à 72 heures", patients Covid ou non

    Les hôpitaux de la province de Liège (CHU, CHR et Groupe santé CHC) se disent au bord de la saturation et adressent vendredi un cri d'alerte aux autorités régionales et fédérales, alors que se déroule le comité de concertation. Outre un accroissement constant du nombre de patients atteints de Covid-19 sur les différents sites, mettant en péril la prise en charge d'autres pathologies, ils épinglent un manque de personnel sur base de taux d'absentéisme allant jusqu'à 20% du personnel dans certains hôpitaux.

    "Nos différents hôpitaux sont au bord de la saturation et les courbes d'évolution montrent clairement que d'ici 48 à 72 heures, nous serons, au niveau de la Province de Liège, dans l'impossibilité d'accueillir les patients qui en auront besoin, COVID ou non", écrivent-ils dans une lettre.

  • Namur réactive à son tour le plan d'urgence hospitalier, dès lundi

    Le réseau hospitalier namurois (RHN) active la phase 1B du plan d'urgence, ont communiqué vendredi les directions des six hôpitaux comprenant le CHR Sambre et Meuse, le CHU UCL Namur et la clinique Saint-Luc (Bouge). "La capacité globale des lits prévus dans la phase 1A dédiés à l'accueil des patients Covid positif en unité de soins intensifs et en unité de soins conventionnels est en voie de saturation, et même dépassée dans certains hôpitaux", ont-ils observé.

    Rappelons que la phase 1B signifie que 50% des lits de soins intensifs et quatre fois ce nombre de lits en hospitalisation conventionnelle sont dédiés à la prise en charge de patients Covid-19. En conséquence, le plan d'urgence hospitalier repasse en phase active. Les dispositions seront prises au sein de chaque structure pour permettre le passage effectif de la phase 1A à la phase 1B durant la journée du lundi 19 octobre.

    "Une réévaluation de la situation sera effectuée mardi afin de préciser le report éventuel d'interventions ou de consultations, et définir une politique commune de visites et d'accompagnement des patients", conclut le communiqué. 

  • Tous les hôpitaux liégeois sont désormais en phase 1B

    Dans l'ensemble des hôpitaux à Liège, 50% des lits en soins intensifs sont désormais dédiés à des patients atteints du Covid-19. Plusieurs autres établissements de cette région ont en effet rejoint vendredi ceux qui avaient déjà basculé dans la phase 1B du plan d'urgence jeudi soir. Le CHR de la Citadelle avait ainsi annoncé l'activation de la phase 1B du plan d'urgence hospitalier, au même titre que les autres structures du même réseau hospitalier (CHU de Liège, CHR de Verviers, centre hospitalier du Bois de l'Abbaye, clinique André Renard, CHR de Huy, ISoSL et clinique Reine Astrid).

    Le Groupe santé CHC, qui dispose de quatre cliniques, n'en faisait cependant pas partie. Vendredi, on a appris que la phase 1B y a également été activée. Ce sont ainsi l'ensemble des hôpitaux liégeois qui consacrent désormais 50% des lits en soins intensifs à des patients atteints de la Covid-19. Une certaine proportion des lits classiques est également dédiée à ces patients. "On est passé à 30 lits en soins intensifs pour l'ensemble des sites. Soit de 12 à 24 au MontLégia, de 1 à 2 à Hermalle et de 2 à 4 à Heusy. Pour l'instant, la clinique de Waremme n'est pas concernée. Si une admission d'un patient Covid devait y survenir, il serait transféré au MontLégia", a-t-on indiqué vendredi au service communication du Groupe santé CHC. "Quant aux autres lits en hospitalisation, ils sont passés de 60 à 120."

    Déprogrammation des interventions "non urgentes"

    De manière générale, cette mesure va entraîner une réorganisation des activités, à savoir la déprogrammation d'interventions jugées non urgentes ou encore la réinstauration de consultations téléphoniques. A la sortie des vacances d'été, le groupe santé CHC comptait moins de dix patients Covid hospitalisés et plus un seul en soins intensifs. A ce jour, on y dénombre 15 patients en soins intensifs (11 au MontLégia, 1 à Hermalle et 3 à Heusy) ainsi que 65 autres hospitalisés dans des lits classiques (46 au MontLégia, 6 à Hermalle et 13 à Heusy). Avant le passage en phase 1B, la capacité maximale au MontLégia était donc quasiment atteinte.

    Au pic de la pandémie, le 8 avril dernier, le Groupe santé CHC avait enregistré 54 patients Covid en soins intensifs et 115 autres hospitalisés. Au MontLégia, la plus grosse structure du groupe, on dénombrait 99 patients, dont 36 en soins intensifs. Après avoir stoppé le dépistage afin de résorber les retards au niveau des analyses, le Groupe santé CHC l'a réactivé mais sur base d'un quota de prélèvements quotidiens afin d'être en mesure de respecter le délai de 24 heures pour communiquer les résultats. 

  • Les mesures d'hygiène et de distanciation physique moins respectées (Sciensano)

    Les Belges respectent moins les mesures d'hygiène et de distanciation physique qu'auparavant, révèle la quatrième enquête de santé Covid-19 menée par Sciensano entre le 24 septembre et le 2 octobre 2020. À noter que l'étude a été effectuée avant la nouvelle augmentation du nombre de cas.

    L'enquête de santé Covid-19, menée auprès de 30.000 participants, suit l'évolution de la santé mentale et sociale de la population belge de 18 ans et plus depuis le mois d'avril 2020. Il en ressort que l'insatisfaction des personnes interrogées concernant les contacts sociaux a diminué, mais 30% des sondés ne se sentent toujours pas soutenus socialement.

    Les troubles anxieux en augmentation

    Les troubles anxieux sont en augmentation (18%) par rapport à cet été, alors que les troubles dépressifs restent dans la même lignée que les mois derniers (15%). "On remarque que les chiffres concernant ces troubles ont augmenté entre juin et septembre parmi les personnes qui travaillent dans le secteur de la santé mais sont restés stables chez les travailleurs des autres secteurs", indique Rana Charafeddine, chercheuse chez Sciensano.

    Les personnes questionnées se disent suffisamment informées sur le Covid-19, mais les mesures d'hygiène et de distanciation physique sont cependant moins respectées. Rester à la maison en cas de maladie est une recommandation qui est par exemple moins suivie qu'auparavant. "Si 23% des personnes interrogées ne respectent pas les mesures d'hygiène et 41% ne tiennent pas compte de la distanciation sociale, on constate tout de même que la proportion de personnes qui portent le masque a augmenté", précise Rana Charafeddine. 

    Le nombre d'individus ayant consulté un médecin en raison du Covid-19 a également augmenté. Depuis le début de la crise, 21% de la population de 18 ans et plus ont pris rendez-vous avec un médecin dans le cadre du coronavirus. Près d'un quart de la population s'est fait tester (24%) depuis de début de la crise. Les raisons principales pour lesquelles on se fait tester sont l'apparition de symptômes et l'admission dans un hôpital ou une résidence collective, de type maison de repos et de soins.

    Réticences au futur vaccin

    Le futur vaccin Covid-19 est vu par certains comme la solution principale afin d'endiguer la propagation du virus, d'abandonner peu à peu les mesures et de retrouver un mode de vie normal. Cependant, la moitié de la population n'est pas sûre ou affirme ne pas vouloir se faire vacciner. La raison principale de l'hésitation ou du refus est la crainte des effets secondaires. Ces résultats sont souvent liés à une position personnelle négative envers la vaccination en général et l'on constate que les femmes et les jeunes sont plus réticents à se faire vacciner contre le Covid-19.

    Sur une note positive, la population adhère au suivi des contacts des personnes infectées. Selon l'enquête, 9 participants sur 10 qui seraient testés positifs feraient parvenir les informations nécessaires au suivi des contacts. La même proportion de personnes interrogées affirme qu'elle resterait chez elle pendant 7 jours si elle recevait une notification, par téléphone ou via l'application Coronalert, lui apprenant qu'elle est un contact à risque. "Les 18-24 ans, groupe particulièrement touché par le virus actuellement, est le moins propice à télécharger l'application et à suivre les recommandations qui y sont faites", conclut Rana Charafeddine. 

  • Le comité de concertation est en cours, la piste du couvre-feu "sur la table"

    Les représentants des gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions se sont retrouvés vendredi à 14h00 au Palais d'Egmont à Bruxelles pour un comité de concertation très attendu. Les exécutifs du pays doivent s'accorder sur la façon d'endiguer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus qui touche le royaume.

    Depuis plusieurs jours, il est question d'instaurer un couvre-feu. L'annonce de cette mesure dans plusieurs métropoles françaises a renforcé la probabilité d'un tel scénario. Elle est "sur la table", a confirmé le vice-Premier ministre PS et ministre de l'Emploi, Pierre-Yves Dermagne. "Notre volonté est d'avoir des mesures claires, fortes et compréhensibles pour la population. La situation est particulièrement critique dans plusieurs hôpitaux. On doit en tenir compte", a-t-il ajouté.

    Si un couvre-feu devrait être décidé, il faudrait encore s'accorder sur les modalités et surtout les endroits où s'appliquera la mesure, dans tout le pays ou dans certaines régions particulièrement touchées. En Belgique, la progression de la pandémie est particulièrement importante en Wallonie et à Bruxelles, et moins forte en Flandre.

    Le baromètre tant attendu

    La mesure devrait s'inscrire dans le cadre d'un "baromètre" qui réglerait l'instauration de mesures en fonction de couleurs ou de phases. Les experts de la Cellule d'évaluation fédérale (Celeval) ont planché sur l'élaboration de cet instrument qui est soumis aux différents ministres.

    La question du soutien aux secteurs touchés par les mesures pourrait également être abordée. La ministre flamande de l'Economie et de l'Emploi, Hilde Crevits, participe à la réunion. Le ministre des Indépendants, David Clarinval (MR), a fait savoir à son arrivée qu'il avait déposé sur la table du Conseil des ministres la prolongation du droit-passerelle jusqu'à la fin de l'année. "On devra immédiatement envisager les mesures de soutien aux secteurs touchés", a souligné M. Dermagne.

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  • Pfizer prévoit de demander l'autorisation pour son vaccin en novembre

    Le géant pharmaceutique américain Pfizer prévoit de demander une autorisation d'urgence pour son vaccin contre le Covid-19 auprès des autorités américaines lors de la troisième semaine de novembre, a annoncé vendredi son PDG.

    "Permettez-moi d'être clair, en supposant que les données soient positives, Pfizer demandera une autorisation d'utilisation d'urgence aux États-Unis peu après que l'étape de sécurité aura été franchie, au cours de la troisième semaine de novembre", a déclaré Albert Bourla dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux.

  • "Je ne crois pas aux incantations au fédéral" (gouverneur de la province de Luxembourg)

    "On peut toujours faire des incantations au Fédéral mais je n'y crois pas. J'ai donc pris mes responsabilités", s'est défendu le gouverneur de la province de Luxembourg Olivier Schmitz, ce vendredi, lors de son audition devant la commission spéciale Covid du Parlement wallon. Lundi, à l'issue d'une réunion entre les gouverneurs wallons, seules les provinces du Brabant wallon et de Luxembourg avaient été soumises à un couvre-feu, tandis que les gouverneurs des autres provinces préféraient attendre les décisions du comité de concertation prévu ce vendredi après-midi.

    Interrogé sur la "cacophonie" des mesures prises par les gouverneurs des provinces wallonnes ces derniers jours, Olivier Schmitz est longuement revenu sur les raisons qui ont conduit à sa décision d'imposer un couvre-feu de 01h00 à 06h00 du matin dans sa province. "Je suis gouverneur d'une province rurale, sans grand centre universitaire mais nous avons vu des vidéos de soirées qui se prolongeaient après l'heure de fermeture des cafés. Nous avons donc voulu viser spécifiquement les fêtards", a-t-il expliqué.

    "Nos taux de contamination doublent tous les 5 jours. Si nous avions attendu les décisions du Fédéral, ce vendredi, au lieu d'agir lundi, nous aurions doublé nos cas", a ajouté Olivier Schmitz. "Pour l'instant, la stratégie mise sur un socle minimal de mesures prises au Fédéral, le reste étant confié aux autorités locales. J'ai donc pris mes responsabilités sans attendre", a-t-il conclu. 

  • Les autorités demandent de limiter les déplacements entre la Belgique et les Pays-Bas

    La ministre belge de l'Intérieur Annelies Verlinden et le ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité Ferdinand Grapperhaus demandent à leurs concitoyens de limiter leurs déplacements entre la Belgique et les Pays-Bas au strict nécessaire. La propagation du coronavirus est en forte hausse dans les deux pays et des mesures plus sévères ont été prises de part et d'autre, ont-ils indiqué dans un communiqué.

    Les frontières entre les deux pays restent ouvertes. Les deux ministres se sont concertés à plusieurs reprises et demandent maintenant de reporter tout déplacement non essentiel entre la Belgique et les Pays-Bas. "Les déplacements non essentiels sont déconseillés. Franchir la frontière pour se rendre dans un café ou un restaurant ou pour une journée de shopping contribue à favoriser la propagation du virus des deux côtés de la frontière", a expliqué Mme Verlinden. "Nous devons faire preuve de solidarité et prendre nos responsabilités, notamment sur le plan international. C'est la seule manière de freiner la progression du virus tant en Belgique qu'aux Pays-Bas. Si les mesures prises ne sont pas agréables, elles sont néanmoins indispensables pour notre santé. Si nous ne les respectons pas dès à présent, nous devrons, à terme, mettre fin à tous nos contacts sociaux. Et cela, personne ne le souhaite", a-t-elle ajouté.

     

    "Le nombre de contaminations augmente à nouveau et nous devons donc prendre des mesures fortes. Nous nous rendons compte que cela demande un effort important de la part des personnes, mais si nous nous attelons ensemble à la tâche, nous parviendrons à reprendre le contrôle sur le coronavirus. Cela implique notamment de ne pas aller rendre visite à nos voisins belges, de ne pas traverser la frontière si ce n'est pas nécessaire", a déclaré, de son côté, M. Graperhaus.

    Les personnes qui se rendent malgré tout aux Pays-Bas ou en Belgique devront respecter les mesures de précaution, et ce, non seulement pendant leur visite, mais aussi après leur retour, précise le communiqué. 

  • Sophie Wilmès se place en quarantaine en attendant de pouvoir réaliser un test Covid

    La ministre des Affaires étrangères s'est placée en quarantaine car elle présente quelques symptômes suspects et souhaite réaliser un test. "Même sans cas positif dans mon entourage et alors que les gestes-barrières ont toujours été respectés avec mes collègues et mon équipe, la prudence reste de mise", a déclaré Sophie Wilmès.

  • Foyer d'infections à la centrale nucléaire de Doel

    Au moins 26 membres du personnel de la centrale nucléaire de Doel ont été contaminés par le coronavirus, a indiqué, ce vendredi, Engie Electrabel. Les personnes testées positives ont été placées en quarantaine et l'entreprise s'atèle à retracer les contacts des personnes touchées. Afin de contenir le foyer de contaminations, les travailleurs sont dès à présent assignés au télétravail dans la mesure du possible, a précisé l'opérateur de la centrale. 

  • Qu'est un supercontaminateur?

    Vous avez peut-être été contacté par votre médecin car votre test était positif. Il a peut-être ajouté que vous étiez un supercontaminateur. Mais qu'est-ce que cela veut-il dire?

    Selon Yves Van Laethem, pour être qualifié de supercontaminateur, il faut remplir un ensemble de conditions dans lequel la quantité de virus joue un rôle, mais aussi, ce que l'on fait, lisez notre comportement.

    En effet, pour être propagé, il faut que le virus sorte quand on est en présence de gens. Donc il faut "ne pas être malade" ou "peu malade". Car si on est malade, on restez chez soi. Dans le cas où on n'a pas ou presque pas de symptômes, notre activité sociale peut être intensive. Si toutes les précautions ne sont pas prises à ce moment-là, on prend potentiellement le risque de contaminer beaucoup de personnes. 

    On sait que l'excrétion maximale de virus dure 3 à 5 jours, qu'elle se présente avant (ou au tout début) des symptômes. Donc si, par malheur, on se trouve à ce moment-là dans des situations de groupe (comme des soirées en famille, par exemple) et que l'on ne porte pas de masque (tout en criant, chantant, toussant...), on peut être un supercontaminateur. 

  • Sciensano s'attend à ce que la Belgique ait atteint les 10.000 nouvelles contaminations en 24 heures mardi

    La Belgique pourrait avoir atteint les 10.000 nouvelles contaminations en 24 heures mardi passé, a indiqué le porte-parole interfédéral Covid-19 Yves Van Laethem. La Belgique a enregistré, en moyenne, 5.976 nouvelles infections au coronavirus par jour (+96%) au cours des 7 derniers jours. "Lundi, nous avons battu un triste record avec 8.582 nouveaux cas", a ajouté Yves Van Laethem. "Même si les chiffres de mardi ne sont pas encore consolidés, nous nous attendons à atteindre de l'ordre de 10.000 cas positifs pour mardi."

  • La majorité des maisons de repos sont épargnées

    Sur ce graphique, on voit le nombre d'infections pour 1.000 résidents dans les maisons de repos depuis le 22 juin (semaine 26, en bas à gauche du graphique). Le 22 juin, c'est le moment où la situation était la plus calme au point de vue épidémiologique dans notre pays. 

    On y voit une petite augmentation durant la période de l'été et, surtout, une plus forte augmentation qui a commencé à poindre à la mi-septembre. D'abord essentiellement à Bruxelles, avant d'augmenter en Wallonie et, dans un troisième temps, en Flandre. À Bruxelles, la courbe descend lentement alors qu'elle reste ascendante en Wallonie et en Flandre. 

    Au niveau du taux de contamination dans les maisons de repos des différentes régions du pays, on peut dire que, le 13 octobre, on avait 6 résidents pour 1.000 qui étaient infectés en Flandre, 9 en Wallonie et 20 à Bruxelles. Ces chiffres étaient respectivement de 4, 9 et 12 une semaine avant. 

    Précisons que la majorité des maisons de repos dans le pays reste sans cas de Covid prouvés. Un autre point positif: le nombre de maisons de repos dans lesquelles il y a au moins 10 résidents touchés par la maladie reste très faible, même s'il augmente

    Le coronavirus dans les maisons de repos.

  • La barre des 1.000 patients en soins intensifs devrait être atteinte début novembre

    Les hospitalisations sont un point de préoccupation important ces derniers temps, avec le phasage des hôpitaux qui évolue vers le haut, c'est-à-dire vers la mise à disposition de plus de lits réservés aux patients atteints de l'infection au coronavirus. 

    Durant les sept derniers jours, il y a eu en moyenne 193 nouvelles hospitalisations. Ce qui nous amène maintenant à presque 2.000 patients dans les hôpitaux, 1.949 plus précisément. Parmi eux, 327 sont en soins intensifs. Au niveau des soins intensifs actuellement, on observe un doublement du nombre de lits occupés tous les 11 jours. 

    Yves Van Laethem insiste sur un point: "Si cette hausse se poursuit, la barre des 500 patients en soins intensifs sera passée la semaine prochaine et nous pourrions dépasser la barre des 1.000 patients en soins intensifs début novembre."

    La situation est plus sensible à Bruxelles et en Wallonie, avec un nombre de lits globaux occupés dans ces régions atteignant la moitié du pic qui a été atteint durant la première vague. "Un chiffre assez parlant et impressionnant en même temps", aux yeux de Yves Van Laethem. 

  • "Il est indubitable que des mesures plus sévères doivent être prises"

    "Au niveau médical, il est indubitable que des mesures plus sévères doivent être prises", commence par expliquer Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19, lors de la conférence de presse des autorités sanitaires. "Toutes les données augmentent et tous les indicateurs présentés sont et restent au rouge."

    Selon le professeur, les chiffres ne sont pas bons et nous savons pourtant ce qu'il faudrait faire pour y remédier. "Ce qu'il faudrait faire n'a pas changé depuis six mois."

    Dans la perspective de mesures plus sévères qui devraient arriver peut-être début de semaine prochaine, "nous demandons, tout particulièrement avant ce week-end, de ne pas récidiver les événements qui se sont présentés lorsque le confinement a débuté au mois de mars. De ne pas revivre des soirées débridées dans lesquelles on essaye, comme quelqu'un qui serait puni, de profiter une dernière fois d'un certain nombre de choses", insiste Yves Van Laethem. 

    "Ce genre de situations a conduit, dans les 10-15 jours qui ont suivi, à une extension au sein des groupes de l'infection et pas mal de ces personnes se sont retrouvées à l'hôpital par la suite." 

    ©Photo News

  • Revoir la conférence de presse des autorités sanitaires

    La conférence de presse du 16 octobre

  • Les contaminations dans votre commune

    Découvrez combien de cas de Covid-19 sont recensés dans votre commune.

    La carte ci-dessous indique le nombre d'infections pour 100.000 habitants lors des 7 derniers jours.

  • Près de 9.500 élèves et étudiants nouvellement mis en quarantaine en Fédération Wallonie-Bruxelles

    Près de 9.500 élèves et étudiants et 575 membres du personnel des écoles ont été mis en quarantaine entre le 5 et le 11 octobre en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), contre respectivement 5.820 et 422 une semaine plus tôt, indique, ce vendredi, l'Office national de l'enfance (ONE).

    Au cours de la semaine allant du 5 au 11 octobre, 2.021 cas de coronavirus chez des élèves et étudiants ont été signalés dans les écoles de la FWB (contre 1.300 la semaine précédente): 40 en maternelle, 355 en primaire, 1.301 en secondaire et 395 dans l'enseignement supérieur non universitaire. L'augmentation la plus forte des cas est enregistrée dans le secondaire.

    "Parmi les cas à l'école, près de la moitié ont été testés car ils présentaient des symptômes compatibles avec le Covid-19, 28% étaient testés après un contact étroit au sein du foyer familial, et 13% après un contact étroit à l'école (avec un élève ou un membre du personnel testé positif)", indique l'ONE, qui précise cependant que 17% au moins des cas à l'école ont été signalés comme secondaires à une transmission à l'école.

    Concernant l'enseignement fondamental et secondaire, le nombre de cas pour cette 6e semaine de cours correspond à 0,19% des élèves, précise l'Office national de l'enfance. "L'incidence des cas à l'école est de 308 cas pour 100.000 élèves de l'enseignement fondamental et secondaire, calculée sur 14 jours." 

  • L'efficacité du remdesivir remise en question par l'OMS

    Le remdesivir a "peu ou pas" d'effet pour réduire la durée d'hospitalisation des personnes atteintes du Covid-19, selon les résultats provisoires des essais Solidarity dévoilés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Selon une autre étude publiée fin mai, l'antiviral lancé au début contre Ebola réduit légèrement la durée de rétablissement des patients Covid hospitalisés, de 15 à 11 jours en moyenne. De son côté, Solidarity relève qu'"il n'y a eu aucun effet matériel sur la mise sous intubation ou sur la durée" avant la sortie des soins.  

    En revanche, ces essais cliniques confirment que le remdesivir n'apporte aucun avantage sur la réduction de mortalité. Ils aboutissent aux mêmes indications sur l'hydroxychloroquine, le lopinavir/ritonavir et l'interferon, ajoute l'OMS. Les essais Solidarity, pilotés par l'organisation, sont menés dans plus de 30 pays. Les médicaments n'ont pas été testés pour une utilisation préventive.

    La dexaméthasone en pole

    Solidarity évaluera rapidement de nouveaux soins prometteurs dans des centaines d'hôpitaux, dont des anticorps monoclonaux, promet l'organisation. Pour le moment, seule la dexaméthasone permet de réduire la mortalité du Covid-19. Ce traitement a notamment été administré au président américain Donald Trump, ainsi que le remdesivir et d'autres médicaments. 

    Plus tôt ce mois-ci, des données d'une étude américaine sur le remdesivir de Gilead ont montré que le traitement permettait de raccourcir de cinq jours le délai de guérison des patients. En réaction, Gilead a déclaré que les données de l'OMS "apparaissent inconsistantes" par rapport à celles obtenues à l'issue d'études validant les bienfaits cliniques du remdesivir. "Nous sommes préoccupés que les données provenant de cette étude mondiale ouverte n'aient pas fait l'objet de l'examen rigoureux nécessaire pour permettre une discussions scientifique constructive", a ajouté le laboratoire américain.  

    L'administration américaine du médicament (FDA) a autorisé, le 1er mai, le recours en urgence au remdesivir aux États-Unis. Depuis, l'usage de l'antiviral expérimental a été autorisé dans plusieurs autres pays. La Commission européenne, notamment, a annoncé, le 8 octobre, la conclusion d'un contrat avec Gilead pour la fourniture de remdesivir à 500.000 patients atteints du Covid-19. 

  • 106.119
    personnes
    106.119 personnes ont été notifiées par la justice pour des infractions aux règles corona.

    Pas moins de 106.119 personnes ont été notifiées par la justice ces derniers mois pour des infractions aux règles liées à la pandémie de coronavirus, a-t-on appris jeudi auprès du cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. Dans 67.126 cas (63,2%), le dossier a été traité. Une perception immédiate a été proposée par la police pour plus de 27.000 personnes, qui ont payé leur amende via un code QR et un terminal, ou ont fait un virement dans les quinze jours ayant suivi le constat.

  • De nouvelles limites pour les liens sociaux, annonce Christie Morreale

    La situation épidémiologique est "très préoccupante" à cause d'un nombre "vertigineux" de contaminations au coronavirus. De nouvelles mesures pour limiter les liens sociaux sont donc nécessaires, a indiqué, ce vendredi, la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale au micro de La Première (RTBF), quelques heures avant la tenue d'un comité de concertation.

    "C'est un reconfinement dans le sens où on va limiter les liens sociaux, on va prendre de nouvelles mesures. Mais il faut aussi préserver l'essentiel, comme l'éducation de nos enfants et l'accès aux soins de santé."
    Christie Morreale
    Ministre wallonne de la Santé

    Ces nouvelles restrictions n'arrivent pas trop tard, mais l'épidémie "nous surprend systématiquement", a expliqué la ministre. L'automne est une période difficile et entraîne de nouveaux risques, "il faut donc qu'on s'adapte en fonction de la situation".

    Christie Morreale a également partagé sa volonté d'éviter la fin des visites dans les maisons de repos. "Je vais défendre le maintien du lien social avec au moins une personne", a-t-elle précisé.

    Les nouvelles mesures ne s'expliquent pas par l'échec du tracing, a-t-elle ajouté. "La Belgique est dans le top 5 des pays qui organisent le mieux le tracing au niveau européen. Mais avec l'augmentation de l'épidémie, on est passé, par exemple, de 700 à 3.000 appels par jour. Donc, on engage du personnel supplémentaire, on renforce les cellules de tracing et on s'adapte en envoyant des SMS plutôt que des appels pour certains."

  • Un nouveau record de 8.582 contaminations

    Lundi dernier, le 12 octobre, 8.374 personnes ont été testées positives au coronavirus. C'est ce qui ressort, ce vendredi matin, du tableau de bord de l'institut de santé Sciensano. Des données confirmées plus récentes ne sont pas encore disponibles. Le record précédent était de 7.699 infections et remontait à vendredi dernier.

  • Des objectifs bien précis

    À propos du comité de concertation de ce vendredi, le Premier ministre a affirmé refuser "toute politique d'effet d'annonce", précisant toutefois que les mesures qui pourraient être prises respecteraient certains objectifs: "Maintenir les écoles ouvertes, faire en sorte que les entreprises puissent continuer leur activité, veiller à ce que les soins de santé ne chavirent pas, permettre aux personnes qui souffrent d'un cancer d'être soignées et à une personne qui doit subir une opération grave d'être admise."

    Frank Vandebroucke, le ministre de la Santé, a annoncé, par ailleurs, qu'une nouvelle stratégie de tests était en cours d'élaboration. "Pedro Facon (le commissaire Corona, NDLR) a lancé lundi une task force avec des experts en matière de testing. Mardi matin, le comité interministériel a formalisé cette task force, présidée par le Pr Herman Goossens (Université d'Anvers). "Je lui ai demandé de nous fournir une stratégie vers la fin du week-end. C'est un travail énorme. J'espère qu'ils aboutiront", a-t-il conclu, rappelant le contexte de pénurie sur les marchés internationaux.

  • Quasi 6.000 nouveaux cas par jour en moyenne et près de 2.000 patients hospitalisés

    Il y a eu en moyenne 5.976,3 nouvelles infections au coronavirus détectées par jour entre le 6 et le 12 octobre. Il s'agit d'une augmentation de 96% par rapport à la période précédente de sept jours, ressort-il de la mise à jour, ce vendredi matin, des chiffres provisoires communiqués par l'Institut de santé publique Sciensano.

    Le nombre de patients hospitalisés en Belgique est aussi en hausse. Entre le 9 et le 15 octobre, les hospitalisations ont continué leur progression, avec une moyenne de 177,3 admissions quotidiennes (+85%). Il y a désormais 1.949 personnes hospitalisées pour le Covid-19 dans les hôpitaux belges, dont 327 sont en soins intensifs.

    Entre le 6 et le 12 octobre, le virus a fait plus d'une vingtaine de morts (22,6, +10,6%) en moyenne par jour. Depuis le début de l'épidémie en Belgique, 191.959 personnes ont été testées positives au Covid-19 et 10.327 en sont décédées.

    Le taux de positivité des tests, à savoir la proportion des personnes positives sur l'ensemble des personnes testées, atteint désormais 12,7% à l'échelle nationale.

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  • Bonjour et bienvenue dans ce direct

    Ce vendredi, un comité de concertation doit décider de mesures supplémentaires pour freiner la propagation du coronavirus en Belgique. 

    Le comité de concertation qui réunit le Fédéral et les entités fédérées se réunira à 14h au Palais d'Egmont à Bruxelles. Il faut s'attendre à ce que de nouvelles mesures soient prises, comme l'a laissé entendre Alexander De Croo. "Le nombre de cas augmente de manière exponentielle", a-t-il observé. "J'espère que plus personne ne doit être convaincu de la gravité de la situation. (...) Les hôpitaux sont à un moment charnière. Ils se posent la question du report de certains soins réguliers. Les projections sont très claires. Nous allons avoir exactement la même situation dans d'autres provinces qu'à Bruxelles."

    M. De Croo n'a pas détaillé les mesures qui pourraient être sur la table du comité de concertation. Il a confirmé, par contre, l'instauration d'un baromètre permettant de gérer la pandémie sur le long terme. Au début de cette semaine, un système avec des codes couleur était évoqué. Désormais, on parle davantage d'un système par phases. "Le fait d'instaurer un baromètre donne une prévisibilité plus motivante pour les citoyens", a justifié le Premier ministre. "Il faut conserver cette logique à l'esprit, (prendre) des mesures simples dont on peut s'assurer le contrôle du respect." "La situation est plus grave qu'en France et aux Pays-Bas", a renchéri le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a). "Le temps est à l'action mais pas à l'improvisation.", a-t-il ajouté.

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