Publicité

"AstraZeneca a tenu un double discours", selon la Commission européenne

Selon un contrat signé l'été dernier, le groupe pharmaceutique devait livrer 300 millions de doses à l'Europe. ©REUTERS

La livraison à l'Europe de vaccins contre la Covid-19 par AstraZeneca était au cœur des débats ce mercredi matin, devant le tribunal de première instance francophone de Bruxelles.

On le sait, la Commission européenne, défendue par Rafaël Jafferali et Paul Alain Foriers (Simont Braun), a lancé une action en justice contre AstraZeneca pour insuffisance de livraison des vaccins.

Selon un contrat signé l'été dernier, le groupe pharmaceutique devait livrer 300 millions de doses à l'Europe. À la suite de ralentissements dans le processus de fabrication, AstraZeneca a annoncé au début du mois de février, ne pouvoir livrer que 70 millions de doses de vaccin.

Avant juin

Les deux parties, présentes au tribunal mercredi matin, ont tenté de s'accorder pour trouver une date de plaidoirie.

"Chaque jour compte pour vacciner tout le monde et relancer l'économie"
Les avocats de la Commission européenne

Au cours de ces échanges, les avocats de la Commission ont demandé qu'AstraZeneca livre les doses prévues avant le mois de juin et que tous les sites de production de la société, repris dans le contrat, soient mis à contribution. 

"Dans cette affaire, la Commission a eu une attitude exemplaire", a plaidé Rafaël Jafferali, avant d'expliquer qu'AstraZeneca avait tenu un double langage, faisant référence aux déclarations du CEO de la société, expliquant que celle-ci allait rattraper son retard.

AstraZeneca nie en bloc

Après avoir mis AstraZeneca en demeure le 19 mars, et faute d'avoir pu trouver un accord amiable, la Commission a assigné AstraZeneca en justice le 23 avril. "Chaque jour compte pour vacciner tout le monde et relancer l'économie", ont encore plaidé les avocats de la Commission.

AstraZeneca, défendu par Hakim Boularbah et Clémence Van Muylder (Loyens & Loeff) a rejeté les arguments présentés par la Commission européenne, précisant au passage qu'AstraZeneca n'avait aucune obligation d'utiliser des sites de production précis. 

Le groupe pharmaceutique a ajouté qu'il y avait eu des échanges réguliers entre AstraZeneca et la Commission, et que cette dernière était au courant de la situation depuis le début du mois de février. Hakim Boularbah a aussi reproché à la Commission d'avoir tardé à agir.

L'affaire sera plaidée le 26 mai prochain.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité