Au revoir tests salivaires, bonjour autotests!

©EPA

Les tests salivaires, qui ont fait l'objet d'un projet-pilote dans une soixantaine d'établissements scolaires, cèderont prochainement leur place aux autotests. La Fédération Wallonie-Bruxelles compte utiliser ces derniers de manière ciblée.

Le projet-pilote de tests salivaires auprès du personnel enseignant ne sera pas étendu aux 2.700 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pas plus qu'à celles de Flandre. Les entités fédérées privilégieront désormais les autotests.

"Les premières analyses du projet-pilote des tests salivaires font apparaître des bénéfices très limités"
Caroline Désir
Ministre de l'Education

Avec le testing salivaire, les autorités francophones expliquent s'être retrouvées confrontées à un véritable casse-tête logistique. "De surcroît, les premières analyses du projet font apparaître des bénéfices très limités", explique-t-on lundi au cabinet de la ministre de l'Éducation, Caroline Désir (PS).

Coût élevé

Le coût de l'analyse "PCR" de ces tests, à charge du Fédéral, semble avoir constitué un obstacle majeur. À raison de 46,8 euros par analyse à réaliser une à deux fois par semaine sur un maximum d'enseignants, il aurait pu atteindre 6,5 millions d'euros hebdobadairement, rien que pour le sud du pays, fait-on remarquer dans l'entourage de Mme Désir.

Résultat des courses: exit les tests salivaires, bienvenue aux autotests. Ces derniers sont moins fiables, mais surtout beaucoup moins coûteux vu qu'ils ne doivent pas passer par la case laboratoire. De la maternelle au secondaire, c'est donc à cet outil que recourront désormais les professeurs.

"Comme les autres entités, la Fédération Wallonie-Bruxelles travaille au déploiement d'autotests selon des modalités spécifiques dont la définition est en cours de finalisation", précise le cabinet de la ministre.

Testing continu ou ciblé?

Une fois n'est pas coutume, les entités fédérées envisagent des approches différentes. En Flandre et en Communauté germanophone, on s'oriente vers un testing continu dans l'ensemble des écoles. En Fédération Wallonie-Bruxelles, les autotests devraient plutôt intervenir pour la surveillance temporaire d'établissements dans lesquels une classe a dû être fermée.

"D'un point de vue logistique et financier, la piste du testing continu pose question. On part donc plutôt sur une stratégie de ciblage, mais rien n'est encore validé", insiste-t-on au cabinet Désir.

En ce qui concerne le lancement effectif des autotests dans les écoles, il faudra visiblement attendre quelques semaines. Avec un marché public à rédiger et ensuite à lancer, leur arrivée ne devrait pas intervenir avant la fin du mois.

L'enseignement à distance maintenu pour les 2e et 3e degrés du secondaire en Flandre

Toutes les écoles flamandes rouvriront leurs portes le 19 avril après les vacances de Pâques. Pour les deuxième et troisième degrés du secondaire, l'enseignement à distance à mi-temps restera d'application, a annoncé lundi le ministre de l'Education flamand, Ben Weyts (N-VA), après avoir consulté les acteurs de l'enseignement du nord du pays.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, une concertation entre la ministre Désir et les acteurs de l'enseignement est prévue ce mardi.

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