Audi et Volvo veulent forcer un redémarrage le 20 avril

Les deux usines automobiles du pays se mettent en branle pour déjà relancer la production après les vacances de Pâques. La FGTB ne l'entend pas de cette oreille.

Comme l’écrivaient nos confrères du Tijd lundi, les usines d’Audi Brussels et de Volvo Gand souhaitent redémarrer la production après les vacances de Pâques, le 20 avril. L’idée chez Volvo est de redémarrer totalement, car cela n'a pas vraiment de sens économiquement pour l'usine de redémarrer partiellement.

Mais côté syndical, la volonté de rouvrir les usines automobiles passe mal. On ne comprend pas comment les travailleurs vont pouvoir respecter une distance de 1,5 mètre, images à l'appui. Il n'est en effet pas rare de voir plusieurs collègues travailler au sein d'un véhicule le long des lignes de montage. 

"Des groupes de travail sont occupés à préparer le redémarrage."
Volvo

Sur ce dernier point, les directions des deux usines disent travailler à des mesures pour garantir la sécurité des travailleurs. Les entreprises ont rappelé que plus l'arrêt de production est long, plus l'industrie automobile est dépendante des aides d'État pour sauvegarder l'emploi à long terme. Pour Gregory Dascotte, permanent syndical de la FGTB chez Audi Brussels, il n'est pas question pour les travailleurs de reprendre le travail avant la fin du confinement, car la production automobile n'est pas essentielle. 

Chez Volvo, "des groupes de travail sont occupés à préparer le redémarrage", explique l'usine. L'entreprise se concerte avec les autorités fédérales. Un représentant a déjà effectué une visite à l'usine pour examiner les mesures déjà prises et y apporter des avis complémentaires. Volvo parle d'une collaboration constructive qui doit mener à des adaptations dans l'usine.

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