Bpost et ses concurrents prêts à livrer plus de colis

DPD, la filiale de La Poste française, ne rencontre de problème en Europe qu'aux frontières de la Pologne. ©DPD

Les opérateurs de colis continuent d'assurer partout le service. Seul changement, le mode "zéro contact".

Les principales sociétés de livraison de colis s'estiment parées pour les défis des prochains jours. "Nous ne rencontrons pas de problème dans les livraisons et nous mettons tout en œuvre pour que le service se poursuive avec les mesures prises vendredi dernier", souligne Delphine Van Bladel chez bpost. L'opérateur occupe une position de leader sur le marché business-to-consumer en Belgique. Vendredi, il a annoncé adopter quelques mesures de sécurité, telles que l'évitement de tout contact physique entre facteur et client et une procédure de signature simplifiée. D'autres opérateurs ont adopté une démarche semblable. C'est le cas de DPD, qui promeut son service "Predict" afin d'encourager le client à faire déposer son colis en un endroit sûr et à laisser le chauffeur encoder lui-même sa "signature" sur son scanner. DHL Express s'efforce lui aussi de limiter au maximum les contacts entre livreurs et clients.

"Nous ne rencontrons pas de problème dans les livraisons de colis."
Delphine Van Bladel
porte-parole, bpost

Chez bpost, on n'a pas observé de hausse sensible des volumes jusqu'ici. Chez GLS, non plus, mais la filiale de Royal Mail est plus présente sur le segment business-to-business. Elle est plus concernée par l'avalanche de fermetures de magasins qu'elle livre. "On risque d'enregistrer de ce côté-là une baisse de volume importante, note un porte-parole. Cela signifie qu'on doit souvent renvoyer les produits à l'expéditeur. On pourrait compenser cette baisse en faisant plus de livraisons en e-commerce (particuliers), mais c'est difficile parce qu'il règne sur ce segment de marché une guerre des prix."

"Pour l'instant, on est opérationnel partout et on n'accuse pas de retard de livraison", dit-on chez DHL Express. "Si la situation change en Belgique demain, je ne sais pas ce qu'il en sera, mais actuellement, tout est sous contrôle."

Gare aux délais

"Si l'on peut faire la comparaison avec l'Italie, où l'on travaille presque normalement, (en cas de confinement) on pourra continuer d'effectuer les livraisons en toute sécurité."
Frank Jahn
directeur ventes et marketing, DPD Belux

Chez DPD Belux, on diagnostique déjà une hausse des volumes des colis, de l'ordre de 30%. "On peut toujours livrer partout en Belgique et en Europe, sauf dans certaines zones en Italie", souligne Frank Jahn, son directeur des ventes et du marketing. Et quid des frontières qui commencent à se fermer? "Nous livrons des colis en b-to-b et en b-to-c qui traversent toute l'Europe, et pour l'instant tout tourne bien sauf en Pologne, où des bouchons se forment aux frontières."

Et si l'on passe dès mercredi en phase de confinement en Belgique, le service sera-t-il toujours assuré? "Si l'on peut faire la comparaison avec l'Italie, répond Frank Jahn, où l'on travaille presque normalement, on pourra continuer d'effectuer les livraisons en toute sécurité." Seul risque: les délais pourraient s'allonger.

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