Bruxelles passe en rouge sur la carte européenne du coronavirus

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Bruxelles apparaît désormais en rouge sur la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, un jour après que la Belgique est passée à l'orange foncé.

Bruxelles passe au rouge vendredi sur la carte corona du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Cela signifie que la région a enregistré plus de 120 infections au coronavirus pour 100.000 habitants au cours des deux dernières semaines. Une situation que connaissent certaines régions du nord de l'Espagne et des Baléares, ainsi que des zones de Roumanie et de Bulgarie particulièrement touchées.

Jeudi, toute la Belgique était passée à l'orange foncé, quand la Wallonie, dans le sillage de la Flandre et Bruxelles, a enregistré plus de 60 infections pour 100.000 habitants en deux semaines.

Bruxelles dépasse Anvers

Selon les derniers chiffres de l'institut de santé Sciensano, Bruxelles comptait 67,5 infections pour 100.000 habitants la semaine dernière et 58,9 infections la semaine précédente. Son taux de contamination dépasse actuellement celui de la province d'Anvers, qui recensait 76,1 infections pour 100.000 habitants il y a 14 jours mais 51,7 infections la semaine dernière. Mais l'ECDC ne colore que par régions. Comme le montrent les chiffres, la courbe à Anvers est en baisse, contrairement à Bruxelles. Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) affirme toutefois ce vendredi que la situation a tendance à se stabiliser.

Selon le dernier bulletin épidémiologique de Sciensano, la Belgique compte le cinquième plus grand nombre d'infections, après l'Espagne, Malte, le Luxembourg et la Roumanie. Dans tout le pays, il y a eu 70 infections pour 100.000 habitants au cours des quatorze derniers jours.

Quelles conséquences?

Il faut savoir que le baromètre de l'ECDC est avant tout indicatif: il donne la température aux pays et chacun décide individuellement de mettre en place ou non de nouvelles mesures de restriction pour les voyageurs.

"Il faudra donc attendre de voir comment les pays vont catégoriser la Région de Bruxelles-Capitale", commente Marie Cherchari, porte-parole du SPF Affaires étrangères. "En termes d'impact sur les voyageurs, on actualise comme tous les jours à 16h le site du SPF Affaires étrangères avec toutes les informations relatives aux restrictions et les avis de voyages. On conseille aussi aux voyageurs de vérifier ces conditions d'accès au pays ou à la région où ils veulent se rendre avant leur départ."

Faut-il donc s'attendre à ce que de nouvelles restrictions soient prises à l'égard de Bruxelles ou des Bruxellois? "Ça reste très difficile à dire à ce stade-ci, mais on surveille la situation", indique le service public fédéral.

Quid des mesures à Bruxelles?

On se souvient qu'à Anvers, la flambée des nouveaux cas de coronavirus avait entrainé de nouvelles restrictions, dont un couvre-feu et le masque obligatoire. Si cette dernière mesure est d'application à Bruxelles depuis que la barre des 50 cas par 100.000 habitants a été franchie, rien de plus n'est annoncé pour l'instant.

"Le Celeval nous a plutôt conseillés de prendre des mesures ciblées dans les quartiers où des foyers peuvent se créer."
Rudi Vervoort
Ministre-président bruxellois

Rudi Vervoort a toutefois indiqué à la suite du Conseil national de sécurité (CNS) de ce jeudi que l'obligation du port du masque sera maintenue jusqu'à la mi-septembre "afin de voir comment la situation épidémiologique évolue avec le retour des vacances et la rentrée des enfants à l’école".

Et si l'on évoquait il y a peu la possibilité d'imposer le port du masque dans les entreprises comme en France, une mesure qu'encourage l'épidémiologiste Yves Coppieters, rien n'a été annoncé non plus par le CNS. "Le Celeval nous a plutôt conseillés de prendre des mesures ciblées dans les quartiers où des foyers peuvent se créer", explique Rudi Vervoort.

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