Certaines entreprises vont revoir leurs chaînes d'approvisionnement

Le centre de distribution de médicaments de Janssen à la Louvière. ©Dieter Telemans

Une enquête de PwC auprès des CFO en Belgique montre que la crise pourrait bien amener les entreprises à reconsidérer l'origine de l'approvisionnement et de l'assemblage.

Un CFO sur deux en Belgique redoute une récession économique à l'échelle mondiale. Mais malgré cette sombre perspective, ils estiment pourtant que l'activité de leur entreprise reviendra à la normale d'ici trois mois, pour autant que le virus du Covid-19 puisse être éradiqué rapidement.

C'est ce que montre une enquête réalisée par la société de consultance PwC à travers le monde. Pour le volet belge de l'enquête, 10 CFO ont été sondés.

30%
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Un tiers des CFO craignent de ne pas disposer d’informations suffisantes pour prendre les bonnes décisions.

Beaucoup (80%) s’inquiètent logiquement de l’impact financier sur les opérations, les liquidités, les périodes futures et les ressources en capital. Ils se disent également soucieux des éventuels problèmes au niveau de la chaîne d’approvisionnement (50%).

Revirement stratégique

Sur ce dernier point, Jochen Vincke, associé chez PwC Belgique, n'exclut pas que l'on soit arrivé à un tournant : "À mesure que la crise évolue, des complexités et des vulnérabilités apparaissent dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette crise pourrait être le point de départ d’un possible revirement stratégique en ce qui concerne l’origine de l’approvisionnement et de l’assemblage des produits."

"Cette crise pourrait être le point de départ d’un possible revirement stratégique en ce qui concerne l’origine de l’approvisionnement et de l’assemblage des produits."
Jochen Vincke
associé chez PwC

Tout cela est en outre conditionné par un degré d'incertitude très élevé. Compte tenu de la nature en rapide mutation du Covid-19 et des informations limitées, parfois contradictoires, sur le virus, 30% craignent de ne pas disposer d’informations suffisantes pour prendre les bonnes décisions. Deux tiers des CFO belges (65%) admettent ne pas utiliser les données pour diriger leur entreprise à cause d’un manque de données qualitatives et de systèmes fiables.

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