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Charleroi à l'arrêt, Zaventem à moitié

©belga

L'aéroport de Charleroi fermera ses portes mardi et ce jusqu'au 5 avril. À Zaventem, on se dirige vers une diminution de 90% du trafic passagers, mais le cargo a besoin de capacités.

L'aéroport de Charleroi va fermer son terminal passagers à partir du mardi 24 mars jusqu'au dimanche 5 avril. "De nombreux États ferment leurs frontières et ne permettent plus aux voyageurs en provenance de notre pays d’entrer sur leur territoire. Au-delà de la diminution du nombre de passagers, les compagnies aériennes ont, une par une, pris la décision de suspendre leurs liaisons", explique l'aéroport. BSCA souffre d'un nombre de passagers absents au départ de 90% qui ne lui donne pas vraiment d'autre choix.

De nombreux Etats ferment leurs frontières et ne permettent plus aux voyageurs en provenance de notre pays d’entrer sur leur territoire.
Aéroport de Charleroi

Cette mesure suit celle de Ryanair de mercredi qui a prévu "que la plupart, voire tous les vols du groupe aérien Ryanair, seront cloués au sol, à l'exception d'un très petit nombre de vols pour maintenir les connexions essentielles" à partir de mardi.

À Zaventem, Tui et d'autres stoppent leurs services. Brussels Airlines a arrêté ses derniers vols réguliers ce vendredi et ne fera plus que du rapatriement. "Nous sommes ce vendredi à 70% de vols passagers supprimés. Sur les 558 vols passagers (départs et arrivées), 388 ont été supprimés", nous dit Nathalie Pierard, porte-parole de l'aéroport.

Zaventem reste ouvert

Ce dernier envisage-t-il de de fermer comme Charleroi ? Ce n'est pas encore prévu et ce serait plus compliqué vu le caractère national de Zaventem. Une décision de fermer l'aéroport devrait venir des autorités."On doit assurer des vols essentiels, diplomatiques, militaires, médicaux, de rapatriement, etc.", précise Nathalie Pierard.

Mais avec la fin des vols de SN ce vendredi et ceux de Ryanair mardi prochain, ce seront 90% des vols qui seront supprimés à Brussels Airport la semaine prochaine. 

La société a décidé d'avoir recours à du chômage technique à partir de lundi. Le pourcentage des employés concernés dépendra d'un département à l'autre, mais il ne pourra être aussi grand que le pourcentage d'avions supprimés, car toute une série de services sont essentiels pour permettre à l'aéroport de rester ouvert (pompiers, sécurité, agents de nettoyage, screening, etc.)

Surtout que le cargo continue à plein régime. La baisse des avions passagers crée un manque de capacités pour le cargo qui était embarqué dans ces avions. Air Cargo Belgium, l'association du secteur, a demandé de la flexibilité pour permettre d'améliorer les capacités. Elle plaide pour qu'il n'y ait plus de créneaux aéroportuaires limitant les vols, la fin du refus de vols en raison des normes de bruit et des restrictions durant le week-end et l'absence de mesures de quarantaine pour les pilotes des avions-cargos.

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