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Concrètement, comment va se dérouler le retour à l'école?

Les bancs dans les écoles de la FWB seront à nouveau partiellement occupés dès le 18 mai. ©Photo News

Les élèves francophones de 6e primaire, de rhéto et de 7e professionnelle retrouveront partiellement les bancs de l'école à partir du 18 mai prochain. Si leur rentrée se déroule bien, les jeunes de 1re et de 2e primaires ainsi que ceux de 2e secondaire suivront le lundi 25 mai.

Les acteurs de l'enseignement francophone ont tranché: les élèves de 6e primaire, de rhéto et de 7e professionnelle seront les premiers à revenir en classe à partir du 18 mai prochain, à raison de maximum deux jours par semaine. L'atmosphère dans les locaux sera probablement bien éloignée de celle d'avant-crise. En pratique, les élèves seront subdivisés en petits groupes de 10 maximum. Un espace minimal de 4m² par jeune est requis, tandis les professeurs devront eux disposer de 8m².

La sécurité, condition sine qua non à la reprise

Outre un lavage régulier des mains, chaque élève à partir de la 6e primaire sera tenu de porter un masque toute la journée. Il en sera de même pour l'ensemble des membres du personnel.

"Il est prioritaire de garantir, au sein de chaque école, des conditions optimales de sécurité et d’hygiène. Aucun risque ne pourra être pris pour la santé des membres du personnel et des élèves. Il s’agit d’une condition sine qua non à toute reprise", a souligné la ministre de l'Éducation, Caroline Désir.

"Il est prioritaire de garantir, au sein de chaque école, des conditions optimales de sécurité et d’hygiène. Aucun risque ne pourra être pris pour la santé des membres du personnel et des élèves. Il s’agit d’une condition sine qua non à toute reprise."
Caroline Désir
Ministre de l'Education

Les syndicats sont sur la même longueur d'onde. Avant la rentrée dans les établissements, il faudra d'ailleurs que "le délégué à la sécurité et à l'hygiène donne son feu vert et que l'organe de concertation comprenant les représentants syndicaux et la direction constate que les conditions sont remplies" pour accueillir élèves et professeurs, nous explique-t-on.

Durant les trois prochaines semaines, le branle-bas de combat sera probablement de mise du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une task force, crée mercredi dernier, a en effet été chargée de se lancer dans une intense chasse aux masques et au gel hydroalcoolique. La réussite de cette entreprise sera cruciale pour permettre la rentrée. Au cas où la sécurité ne serait pas garantie, "la reprise des leçons sera retardée jusqu’à ce que des solutions soient trouvées", assure Caroline Désir.

Deuxième phase le 25 mai

2
Jours
Le nombre maximum de jours de cours par semaine pour les élèves du secondaire qui rentreront en mai.

Si la reprise des cours a bien lieu le 18 mai et qu'elle se déroule dans de bonnes conditions, d'autres jeunes pourront revenir à l'école le 25 mai. À ce moment, les élèves de 1re primaire et "si possible" ceux de 2e primaire retourneront dans les classes, à concurrence d'un jour par semaine. Les adolescents de 2e secondaire retrouveront eux les bancs, à concurrence de deux jours par semaine.

Pour les autres années, aucune rentrée n'est prévue pour l'instant. En vertu des décisions du Conseil national de sécurité (CNS), un maximum de trois années peuvent en effet reprendre, tant en primaire qu'en secondaire. Les consignes strictes fixées en matière de distanciation sociale et d'hygiène rendent improbables une rentrée plus large d'ici la fin juin, même si le CNS reste libre d'assouplir les règles lors de l'une de ses réunions futures.

Au-delà des retours en classe, les écoles doivent se préparer à une montée en puissance des garderies au regard de la reprise progressive de l’activité économique et professionnelle à partir du 4 mai. La ministre Désir en appelle néanmoins à "la responsabilité collective des parents pour que ceux-ci envisagent toutes les alternatives de garde possibles n’impliquant pas de personne à risque, afin de permettre aux écoles d’accueillir les élèves en respectant les consignes de sécurité et de se consacrer à leur mission pédagogique".

Obligation scolaire

Alors que certains parents ne cachent pas qu'ils ne comptent pas remettre la prunelle de leurs yeux à l'école, une certaine souplesse devrait être de mise. Concrètement, les élèves qui ne font pas partie des classes prioritaires seront présumés en absence justifiée.

Pour les élèves qui font partie des classes prioritaires, les directions seront chargées de répertorier les demi-jours d’absence pour monitorer la situation et établir le contact avec les familles concernées. Ces demi-jours ne devront néanmoins pas être signalés. Autrement dit: ces élèves ne seront pas sanctionnés.

Continuité des apprentissages

Les élèves qui reprendront partiellement les leçons en mai pourront se voir proposer de nouvelles matières. Pour ceux qui ne rentreront pas, les règles établies à la mi-mars reste d'application. En résumé: les enseignants peuvent leur donner des travaux à domicile, à condition de ne pas aborder de nouveaux apprentissages

Alors que les épreuves certificatives externes et les sessions d'examens ont été annulées, les conseils de classe seront souverains pour décider de la réussite ou de l'échec des élèves en fin d'année. "Le redoublement doit être exceptionnel", rappelle toutefois la circulaire transmise ce samedi aux établissements scolaires.

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