Coronavirus: Attention au risque de relâchement ce weekend

Il ne faudrait pas baisser la garde ce long weekend du 1er mai, estime-t-on au Centre de crise interfédéral, alors qu'à Pâques de nombreuses infractions aux règles de confinement et de distanciation sociales avaient pu être observées. ©Photo News

Les paramètres hospitaliers évoluent dans le bon sens. Reste à ne pas se laisser déborder par l'enthousiasme d'un long weekend du 1er mai.

Si le bilan journalier montre une évolution satisfaisante de la gestion de l’épidémie, les autorités ont néanmoins tenu à mettre en garde contre le risque d’un nouveau relâchement au cours du long week-end du 1er mai qui s’annonce.

Tous les indicateurs hospitaliers évoluent désormais favorablement, avec 178 nouvelles admissions à l’hôpital (contre 293 personnes qui ont pu le quitter), 769 personnes toujours aux soins intensifs (28 de moins en 24 heures), 517 en réanimation (17 de moins en 24 heures) et 111 décès au cours des dernières 24 heures. Ce dernier chiffre est le plus bas enregistré depuis un mois.

Le pic de décès remonte à la deuxième semaine d’avril. Le dimanche 12 avril, on avait déploré 340 décès, soit trois fois plus qu’aujourd’hui.

L’évolution est également favorable au niveau des tests. "À l'heure actuelle, plus de 15.000 tests sont effectués tous les jours en Belgique", assure Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19.

Pour autant, il ne faudrait pas baisser la garde, estime-t-on au Centre de crise interfédéral. On se souvient qu’au cours du weekend de Pâques, de nombreuses infractions aux règles de confinement et de distanciation sociales avaient pu être observées.

En cette veille du 1er mai, Yves Van Laethem met en garde: "Le weekend du 1er mai, il est de tradition dans beaucoup de familles de se réunir. Or la pandémie ne connaît pas de weekend."

Pas les enfants qui propagent

Yves Van Laethem a tenu, par ailleurs, à rassurer quant au rôle des enfants dans la propagation de la maladie. "Nous savons que les enfants sont le principal moteur de propagation de la grippe saisonnière. Pour le Covid-19, c’est différent. Nous avons des indications comme quoi les enfants jouent un rôle mineur dans la propagation. Et lorsqu’ils contractent le virus, ils sont généralement peu malades. Ce sont surtout les adultes qui se contaminent entre eux." Des propos qui devraient quelque peu calmer les inquiétudes suscitées par la réouverture prochaine des écoles, à partir du 18 mai.

Un autre point qui crispe les parents dont les enfants vont retourner à l’école concerne la maladie de Kawasaki, une sorte de complication affectant les enfants atteints de Covid-19. Or cette complication est très rare et peut survenir à la suite d'autres maladies virales, ont assuré les pédiatres de la Belgian Pediatric Task Force et le Centre de crise.

Les pédiatres précisent que le lien avec le nouveau coronavirus n'est pas formellement établi. "Certains de ces enfants sont testés positifs au Covid-19 et d'autres pas. D'autres pathologies virales, comme la grippe, peuvent être liées à cette complication", selon Yves Van Laethem.

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