Coronavirus: de plus en plus de régions "rouges" en Europe, "le virus circule de manière intensive"

Le nombre des hospitalisations liées au Covid-19 ont augmenté de 13% sur la dernière semaine. ©Photo News

La semaine dernière, 5,6% des tests effectués en Belgique se sont révélés positifs, un pourcentage qui témoigne d'une circulation importante du virus. Le problème n'est pas que belge. Les zones encore vertes en Europe se comptent sur les doigts d'une main.

En Europe, de plus en plus de régions sont classées "zone rouge" par les autorités, c'est-à-dire que les voyages y sont "strictement déconseillés" en raison de la propagation du coronavirus.

À ce titre, la France pourrait être entièrement classée "rouge" la semaine prochaine, a indiqué, ce vendredi, le porte-parole interfédéral Covid-19, Yves Van Laethem, lors du point presse de l'Institut de santé publique Sciensano sur l'état de la pandémie. De plus en plus de régions y sont déconseillées pour les voyageurs. "Si la situation se détériore encore la semaine prochaine, il est fort possible que l'entièreté du territoire français passe au rouge", a déclaré l'expert.

Il ne reste plus que quelques zones vertes dans la botte de l'Italie et en Europe de l'Est, a noté M. Van Laethem. Certains pays ont déjà été placés entièrement en zone rouge: la République tchèque, la Roumanie, le Luxembourg et Malte. C'est le cas de l'Islande également depuis ce vendredi.

Modification de la quarantaine

7
jours
La quarantaine a désormais une durée de sept jours, avec un test au 5e jour.

Au retour d'un séjour à l'étranger, les voyageurs sont invités à respecter une quarantaine, dont la structure est modifiée depuis le 1er octobre. La quarantaine est d'application aussi après un contact dit à haut risque, c'est-à-dire pendant 15 minutes à moins d'1,5 m d'une personne infectée.

La quarantaine a désormais une durée de sept jours, avec un test au 5e jour. "Ce test du 5e jour est fondamental pour vérifier que, même si nous n'avons pas de symptômes, nous ne sommes pas porteur du virus", a souligné Yves Van Laethem. Si le test est négatif, un deuxième dépistage doit être effectué au 7e jour avant de lever la quarantaine. Si le test du 5e jour est positif, la quarantaine devient alors un isolement de sept jours à partir du jour de l'examen.

La décision de raccourcir la quarantaine a été prise alors que le risque existe qu'un petit pourcentage de malades, dont l'infection sera révélée plus tard, ne soit pas diagnostiqué. "Ce risque doit être contrebalancé par des précautions accrues au cours de la deuxième semaine", a souligné l'expert. Il est attendu des citoyens concernés qu'ils portent un masque lorsque c'est nécessaire, se lavent les mains, qu'ils fassent très attention lorsqu'ils rendent visite aux personnes âgées et qu'ils se mettent en quarantaine au moindre symptôme.

La situation en Belgique

La semaine passée, 1.629 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés en moyenne par jour, soit une augmentation de 8% par rapport à la semaine précédente, a indiqué Sciensano au cours de son point presse de ce vendredi.

"Le pourcentage de tests positifs (5,6%) constitue un point gênant. Cela signifie une circulation intense du virus au sein de la population."
Yves Van Laethem
Porte-parole interfédéral Covid-19

Quelque 5,6% des tests effectués se révèlent positifs, un pourcentage qui témoigne d'une circulation importante du virus au sein de la population belge, a souligné Yves Van Laethem. Le pourcentage de tests positifs constitue un "point gênant", pour l'expert. "Cela signifie une circulation intense du virus au sein de la population". Ce taux était encore sous les 5% le 21 septembre.

L'augmentation du nombre de nouveaux cas par jour semble se stabiliser, ont noté les experts. C'est le cas aussi pour les hospitalisations, leur nombre ayant augmenté de 13% sur la dernière semaine, à 69 entrées en hôpital par jour.

En revanche, le nombre de décès a doublé par rapport à la période précédente, à sept par jour en moyenne. "C'était prévisible, car les contaminations, les hospitalisations et les décès se suivent d'environ une semaine", selon M. Van Laethem.

Qui sont les plus touchés?

Le virus se propage le plus chez les jeunes adultes (âgés d'une vingtaine d'années). On connaît actuellement une stabilisation chez les enfants et les adolescents, ce qui laisse penser que la transmission du virus est limitée dans les écoles, a ajouté Yves Van Laethem. L'augmentation du nombre de nouveaux cas se stabilise aussi chez les personnes âgées.

Le virus se propage particulièrement dans les provinces de Namur, du Luxembourg et du Limbourg, avec des augmentations de 45 à plus de 60% du nombre de nouvelles contaminations. L'épidémie semble, par contre, reculer dans le Brabant wallon (-16%) et à Liège (-2%). Bruxelles compte toujours le nombre de nouveaux cas le plus élevé (351 par jour), suivi par Anvers et Liège.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité