Coronavirus: la Wallonie prolonge le couvre-feu jusqu'au 1er mars

Après la Région bruxelloise, c'est au tour de la Région wallonne de prolonger le couvre-feu actuellement en vigueur jusqu'au 1er mars. ©BELGA

Le couvre-feu de 22h à 6h du matin sera en vigueur jusqu'au 1er mars en Wallonie, et ce, afin de lutter contre la pandémie de coronavirus.

En accord avec les gouverneurs des cinq provinces wallonnes, le gouvernement de la Région a décidé de prolonger le couvre-feu de 22h à 6h du matin jusqu'au 1er mars, a-t-il annoncé ce jeudi.

Ce couvre-feu expirait normalement le 15 février en Région wallonne. Rappelons que le Fédéral a légiféré sur un couvre-feu moins strict, à partir de minuit, mais la Wallonie et Bruxelles ont choisi de serrer la vis avec une interdiction de circuler dès 22h.

La Région bruxelloise avait déjà prolongé jusquau 1er mars les mesures corona entrées en vigueur le 2 novembre, à savoir le couvre-feu, mais également l'obligation du port du masque, la fermeture de tous les commerces à 20h et l'interdiction de la consommation d'alcool dans l'espace public.

Contestation dans l'opposition

Cette nouvelle prolongation "automatique" du couvre-feu en Wallonie est toutefois dénoncée par l'opposition régionale qui appelle à ce que les mesures prises par l'exécutif soient débattues au parlement. Sans prendre position sur la pertinence de la mesure, "il n'est pas normal qu'une telle décision, fortement attentatoire à la liberté, soit annoncée dans un tweet", a déploré le chef de groupe du cdH au parlement wallon, François Desquesnes.

"Quand on était au cœur de l'épidémie, on pouvait comprendre que soient prises des mesures fortes, nécessaires et logiques. Mais aujourd'hui, la situation s'améliore - en octobre, la Belgique flirtait avec les 20.000 contaminations quotidiennes, dix fois plus qu'aujourd'hui, ndlr - et la vaccination progresse. Il faut qu'on nous explique la stratégie et les raisons pour lesquelles le gouvernement prolonge ce couvre-feu", a-t-il expliqué.

"Cette prolongation ne peut plus être automatique. Nous sommes demandeurs d'un débat au parlement et, tout comme au fédéral, d'un cadre législatif, raison pour laquelle nous déposerons, sans doute après la semaine de vacances, une proposition de décret d'urgence civile" qui permettrait de généraliser une série de mesures adoptées par le gouvernement régional dans le cadre de la lutte contre le coronavirus à toute crise civile qui pourrait survenir, sans passer par les pouvoirs spéciaux, a encore souligné le chef de file humaniste.

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