Couac pour l'envoi des convocations de vaccination

Les invitations ne sont pas parties. Le centre de vaccination du Palais 1 était déjà à l'arrêt ce mercredi. ©Wouter Van Vooren

Le système informatique fédéral qui gère l'envoi des invitations à se faire vacciner n'était pas prêt. À peine inauguré, le centre de vaccination du Heysel est resté vide ce mercredi.

Le système censé envoyer les invitations au personnel soignant de première ligne, prioritaire pour se faire vacciner, n'a pas fait le job. Les personnes entrant en considération pour leur première injection ce mercredi n'ont pas été conviées. Et donc, le centre de vaccination contre le coronavirus inauguré en grande pompe ce mardi dans le Palais 1 du Heysel se trouvait déjà à l'arrêt ce mercredi.

Bonne nouvelle: tout était rentré dans l'ordre dans la journée et les invitations pour les prochains jours pouvaient partir. Mais voilà une tache de plus dans la gestion de cette crise. Comment ce couac a-t-il été possible?

"À force de contracter les délais, on n'avait pas de vraie phase de testing proprement dite, comme cela doit se faire avec l'IT."
Jan-Frans Lemmens
Porte-parole de Smals

Délais serrés

"On travaille avec un timing hyper ambitieux", précise Jan-Frans Lemmens, le porte-parole de Smals, la société qui assiste le gouvernement pour le volet informatique de la gestion de cette crise.

5.000
personnes
Le centre de vaccination de Brusels Expo dispose d'une capacité quotidienne de 5.000 patients

"Les premiers envois étaient prévus le 15 février dans le meilleur des cas. On a encore fait des tests ces derniers jours pour résoudre les pépins techniques avec les différents centres. Mais, à force de contracter les délais, on n'avait pas de vraie phase de testing proprement dite, comme cela doit se faire avec l'IT."

C'est le système fédéral Doclr, qui automatise l'envoi des invitations par courrier, SMS et e-mail, qui a connu des ratés. "Ce sont des procédures complexes, les convocations sont différentes selon les Régions. La Wallonie et la Flandre proposent une date, qui peut être changée. À Bruxelles, le patient choisit la date et le lieu de vaccination", détaille Jan-Frans Lemmens.

"C'est énervant, mais ça ne change en rien la stratégie de vaccination."
Cabinet d'Alain Maron,
Ministre bruxellois de la Santé

Le problème a principalement impacté le centre de Brussels Expo vu que celui-ci attendait quelque 3.000 personnes à vacciner alors que les autres centres avaient un programme plus light. "C'est énervant, mais ça ne change en rien la stratégie de vaccination", précisait le porte-parole d'Alain Maron, ministre bruxellois de la Santé.

Combler le retard

Le planning prévoyait de vacciner cette semaine au Heysel 4.800 personnes, avec autant de doses AstraZeneca reçues, mais ce chiffre sera difficile à atteindre vu ce couac. Le centre de Brussels Expo dispose cependant d'une capacité quotidienne de 5.000 patients et pourrait combler son retard en quelques jours.

La suite dépend aussi de la décision des personnes invitées à se faire vacciner ou non, voire à reporter leur rendez-vous.

Reste à espérer, comme nous le glissait un expert, qu'un système qui a déjà crachoté et pillé face à quelques milliers d'invitations puisse supporter l'envoi de centaines de milliers de courriers pour la convocation de la population, dans les semaines à venir...

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité