De Wever se fait "du souci": Bruxelles est-elle préparée à une seconde vague?

Bart De Wever dit se faire "beaucoup de soucis pour d’autres grandes villes et sur ce qu’elles savent vraiment de la situation". ©BELGA

Alors qu'Anvers doit prendre des mesures drastiques à cause d'une forte résurgence du Covid-19, Bart De Wever pointe d'autres grandes villes, comme Bruxelles, qui seraient mal préparées.

"À Anvers, nous avons des liens très étroits avec la première ligne. Nous avons un excellent réseau de généralistes et d’hôpitaux, des centres de triage", s'est vanté Bart De Wever sur la RTBF. Le bourgmestre de la métropole flamande dit se faire "beaucoup de soucis pour d’autres grandes villes et sur ce qu’elles savent vraiment de la situation".

"Ce qui est arrivé à Anvers pourrait arriver ailleurs."
Alain Maron
Ministre bruxellois de la Santé

Alors que 2.180 nouveaux cas de covid-19 ont été rapportés entre le 18 et le 24 juillet pour tout le pays, 75% concernaient la Flandre, 18% la Wallonie et 7% Bruxelles. Soit 161 cas à Bruxelles. À Anvers, sur les sept derniers jours, il y en a eu 711. Pour l'instant, la différence est claire. Mais Bruxelles est-elle menacée pour la suite?

161 vs 711
En sept jours, on a dénombré 161 nouveaux cas de Covid-19 à Bruxelles. À Anvers, il y en a eu 711.

Bruxelles gère-t-elle?

"Ce n'est ni très sérieux ni très responsable de la part du bourgmestre d'une grande ville de ne pas assumer ses responsabilités et de les rejeter sur d'autres", s'étonne Alain Maron, ministre bruxellois en charge de la Santé. "Le risque est partout. Ce qui est arrivé à Anvers pourrait arriver ailleurs. On peut toujours avoir un cluster. C'est ce qu'on essaie d'éviter. Nous avons mis en place tout un processus. Mais ça, Bart De Wever ne le sait pas, Bruxelles ne l'intéresse pas!"

"À Bruxelles, il y a un problème d'accessibilité aux tests."
Thomas Orban
Médecin généraliste, porte-parole des généralistes

Mais quelle est exactement la procédure mise en place sur Bruxelles? Le ministre de la Santé l'explique: il y a des points de contact dans chaque commune, qui sont en relation avec Sciensano, qui possède les données. "On essaie d'établir des corrélations, par quartier, par famille, par immeuble dès que des chiffres particuliers apparaissent. Il y a aussi une personne responsable du suivi à la Cocom."

Ainsi, récemment, un petit cluster a été repéré, à cheval sur Schaerbeek et Evere. "Le point de contact a pu activer des mesures complémentaires de prévention."

Saturation pour les tests

Du côté des médecins, Thomas Orban, porte-parole des généralistes, explique qu'à Bruxelles, "il y a un problème d'accessibilité aux tests".

"La capacité est de 2.000 tests à Bruxelles pour les cas symptomatiques, les contacts rapprochés et ceux qui reviennent d'une zone rouge. C'est suffisant pour eux", répond Alain Maron. Mais la saturation est due aux voyageurs de retour ou qui ont besoin de la preuve d'un test négatif pour entrer dans le pays de leur choix. Cette affluence-là n'avait pas suffisamment été anticipée.

"On a eu une réunion ce mardi matin. De quatre hôpitaux qui testent encore actuellement, nous pourrons sans doute passer à six dans les tout prochains jours. Il y a surtout un problème de personnel. Nous demandons aussi l'aide des laboratoires, pour qu'ils élargissent leurs horaires."

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