Déconfinement: les recommandations pour reprendre le travail

L'usine Daikin a Ostende a déjà pris certaines mesures de sécurité. ©Wouter Van Vooren

Le redémarrage des secteurs non essentiel est conditionné par un accord entre patrons et syndicats sur les conditions de sécurité au travail. En attendant, un guide générique des bonnes pratiques est déjà sur la table.

Si les patrons et les syndicats ne sont pas encore parvenus à un accord sur les conditions d’un redémarrage des secteurs non essentiels, ils disposent déjà d’un outil qui balise le problème. Cet outil, c’est un "guide générique" des bonnes pratiques élaboré par le Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail (où sont représentés autorités, employeurs et syndicats), l’Economic Risk Management Group (le groupe d’experts présidé par Pierre Wunsch et Piet Vanthemsche) et la ministre de l'Emploi, Nathalie Muylle (CD&V).

Ce guide contient une série de directives, par exemple sur la façon de se rendre au travail, l’organisation de la cantine et des pauses, la répartition des blocs sanitaires ou encore la façon de se saluer entre collègues. Le guide recommande également d'établir un plan de circulation dans les couloirs afin d'éviter de se croiser de trop près entre collègues. Tout aussi important est une bonne aération des locaux.

Pas force de loi

Ce document va circuler parmi les commissions paritaires au sein des secteurs. De nombreux secteurs ont déjà élaboré leurs propres protocoles de sécurité et pourraient les conserver. Ils peuvent par contre les compléter en s’inspirant de ce "guide générique" des bonnes pratiques.

Les syndicats souhaitent notamment que l'inspection sociale puisse jouer un rôle plus actif dans la répression des infractions.

À ce stade, celui-ci n'aurait pas force de loi et ne serait pas sanctionné par la police ou l'inspection du travail. De même, rien n'est prévu non plus en ce qui concerne la validation des protocoles sectoriels existants.

Dans l’immédiat, la ministre Nathalie Muylle attend le feu vert du Groupe des Dix pour pouvoir lancer la procédure de redémarrage des secteurs non essentiels. Si la concertation progresse, elle n’a pas encore abouti. Les syndicats souhaitent accorder plus de place pour la prévention. Ils estiment en particulier que l'approche actuelle n'est "pas assez contraignante". Les syndicats souhaitent notamment que l'inspection sociale puisse jouer un rôle plus actif dans la répression des infractions.

"Nos secteurs sont prêts."
Danny Van Assche
Unizo

L’Unizo, qui représente les indépendants et les PME en Flandre, estime pour sa part que tout commerce qui satisfait aux conditions de sécurité en vigueur dans les commerces déjà ouverts (pépinières, magasins de bricolage, etc.) doit pouvoir redémarrer ses activités le 4 mai prochain. "Nos secteurs sont prêts. (…) L’approche sélective qui a prévalu jusqu’ici a causé beaucoup d’incompréhension et de frustration, car source de concurrence déloyale", rappelle Danny Van Assche, administrateur délégué de l’Unizo.

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