reportage

Déconfinés, mais pas trop...

À la rue Neuve, des stewards sont de faction pour proposer du gel hydroalcoolique à ceux qui le souhaitent. ©BELGA

Ceux qui attendaient la cohue pour ce premier jour de déconfinement des magasins dits non essentiels en seront pour leurs frais. Il y a bien eu des files çà et là, mais la plupart se sont résorbées à l'ouverture des magasins.

Pour cette deuxième phase du déconfinement, celle de l'ouverture des magasins dits non essentiels, autant l'avouer d'emblée, on s'attendait à la cohue, mais elle n'est pas venue. Bien entendu, la traversée d'une partie de la ville à un moment donné ne vaut pas plus qu'une photo figée dans le temps. Il n'empêche: dans le bas et le haut de Bruxelles, à part quelques files devant l'une ou l'autre enseigne, la situation était calme dans l'ensemble. 

Une demi-heure avant l'ouverture du centre commercial City 2, d'importantes files se formaient notamment devant le magasin Zara et au pied de l'escalator pour monter vers la Fnac, mais plus d'une heure plus tard, lors d'un deuxième passage dans le centre commercial, les files s'étaient résorbées. Un sentiment confirmé en milieu d'après-midi par Jurgen De Gelas, le shopping manager de City 2. Vers 15 heures, le centre commercial avait reçu environ 9.000 personnes, ce qui correspond environ à 40% d'une journée normale

"Votre visite nous fait chaud au cœur"

Du côté de la rue Neuve, on avait mis les petits plats dans les grands pour le retour des consommateurs. "Votre visite nous fait chaud au cœur", dit une banderole suspendue aux deux entrées de la rue qui, pour l'occasion, a été séparée par des barrières Nadar afin d'instaurer deux bandes de circulation. 

Et gare aux contrevenants! Des stewards et des agents de police veillent au grain. Un riverain de la rue Neuve en a fait les frais devant nos yeux. Sortant de chez lui, il s'est engagé à contresens à pied, sorte hybride de conducteur fantôme de la vie d'après, mais il a vite été rappelé à l'ordre par un policier qui lui a demandé de faire demi-tour. À chaque croisement, des sortes de ronds-points ont été installés et des stewards sont de faction pour proposer du gel hydroalcoolique à ceux qui le souhaitent. 

Marc Filipson ayant décidé de ne pas ouvrir sa librairie Filigranes ce lundi, nous avons mis le cap sur les galeries royales Saint-Hubert pour aller prendre le pouls de la file chez Tropismes. Peu de file devant la librairie et galeries quasiment désertes en ce premier jour de déconfinement. C'est d'ailleurs notre sentiment général en traversant la ville à pied. Les badauds et les curieux ont fait le déplacement, il y a bien des files çà et là, mais on ne se marche pas dessus.

 Pour en avoir le cœur net, nous nous dirigeons vers le haut de la ville. Depuis qu'elle a été transformée en piétonnier, la chaussée d'Ixelles prend des airs de rue Neuve. Mais là également, à part une très longue file devant les enseignes Action et Zeeman, rien à signaler. Devant Primark, là où des files avaient été relevées plus tôt en matinée, une seule personne attend son tour pour entrer.

Enfin, pour que ce tour d'horizon soit complet, nous nous dirigeons vers le Decathlon d'Evere. Là également, pas de cohue. Deux files ont été mises en place devant le magasin d'articles de sports: une pour l'atelier de réparation des vélos, une autre pour entrer dans le magasin. On ne se presse pas au portillon. Par contre, près d'un client sur deux qui sort pousse un vélo. De ce côté-là, les affaires ont dû tourner.

Notre dernière halte sera pour l'Ikea de Zaventem. Les énormes files qui avaient pullulé sur les réseaux sociaux aux premières heures du jour ont été absorbées, ce que nous a confirmé Colombine Nicolay, la porte-parole d'Ikea. Les longues files de la matinée se sont résorbées à l'ouverture des magasins qui acceptent un visiteur par 25 mètres carrés. 

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