Dernière ligne droite avant les examens à la maison

La session d'examens de juin se fera à distance pour l'ensemble de l'enseignement supérieur. ©Photo News

C'est une session d'examens hors du commun et confinée qui attend les élèves de l'enseignement supérieur. Il reste maintenant aux établissements à ajuster les derniers préparatifs avant juin.

C’est le branle-bas de combat dans l’enseignement supérieur à l’approche des examens de fin d’année. Depuis vendredi, les universités et hautes écoles ont reçu du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles les balises pour l'organisation de la fin de l'année académique et de ses examens.

"Une septantaine d’étudiants se sont vus fournir un ordinateur pour leurs cours à distance et pour la session d’examen."
UMons

D'ici le 4 mai, les établissements doivent demander à chaque étudiant de "lui notifier formellement s'il ne se trouve pas dans les conditions matérielles adéquates lui permettant" de passer l'examen. Il faudra ensuite trouver des solutions techniques comme des prêts informatiques ou une aide pour améliorer la connexion web. À l’UMons par exemple, depuis le confinement, "une septantaine d’étudiants se sont vus fournir un ordinateur pour leurs cours à distance et pour la session d’examen", explique Valery Saint Ghislain, le responsable de la communication.

Un marathon avant les examens

À côté de ce marathon logistique, les établissements ont communiqué lundi à leurs étudiants les modalités d'évaluation (matières, forme de l'évaluation…) de la session. "Les étudiants ont reçu les informations examen par examen lundi midi", explique Isabelle Decoster, la porte-parole de l’UCLouvain. "Tous les examens ont été rassemblés dans un fichier où il est précisé si l’évaluation se fera par QCM, par un oral à distance, à livres ouverts, à travers un logiciel ou sur la base d’un travail."

"Tous les examens ont été rassemblés dans un fichier où il est précisé si l’évaluation se fera par QCM, par un oral à distance, à livres ouverts, à travers un logiciel ou sur base d’un travail."
UCLouvain

Comme à l’UCLouvain, l’UMons privilégiera le mode d’évaluation à distance. "Nous avons demandé depuis plusieurs jours, voire semaines, à nos enseignants de faire preuve autant que possible de faculté d’adaptation et de veiller à remplacer dans tous les cas où cela est possible les examens écrits prévus en présentiel par la réalisation d'une production (travail individuel ou de groupe, essai, rapport, mémoire...), une épreuve écrite (QCM, questions ouvertes), une épreuve orale (questions – réponses, présentation d'un travail individuel ou collectif, commentaire et argumentation à propos d'un travail écrit...) ou une épreuve pratique (stage, excursion, visite)".

L’UMons a également donné comme mot d’ordre à son corps professoral qu’il n’était pas question "de simplement transposer leur examen habituel en mode distanciel mais bien de concevoir un nouvel examen, adapté à la situation et à l’outil technique choisi et testé par notre service d’appui pédagogique et notre service informatique."

En coulisses, les équipes s’activent aussi à éviter un bug informatique au moment de lancer les QCM en ligne ou d’interroger un étudiant par vision. À l’ULiège par exemple, une semaine blanche supplémentaire a été rajoutée avant les examens "pour tester les dispositifs entre étudiants et enseignants et pour répondre aux questions des étudiants", explique Didier Moreau, le porte-parole de l’ULiège.

"Nos services ont réalisé des tutoriels pour informer les enseignants sur comment créer ou adapter des QCM." Même principe de précaution à l’UMons. "Durant la semaine blanche qui précédera la session d’examens, des tests non cotés seront réalisés pour préparer les étudiants au format des examens, aux consignes et évaluer leur maîtrise de la matière et le matériel dont ils ont besoin."

Et la gestion de la triche?

La question de la triche, alors que les examens se donneront à distance, est également prise au sérieux sans qu’il y ait un consensus sur la méthode. À l’UCLouvain par exemple, le logiciel utilisé pour gérer les examens à distance "permet aussi de s’assurer qu’il n’y a pas de fraude", détaille Isabelle Decoster.

Une arme que refusent d’employer d’autres acteurs. "Nous n’utiliserons pas de système anti-triche informatique mis en place à l’UMons. On se base sur le respect du principe de confiance mutuelle entre étudiants et enseignants", explique Valery Saint Ghislain. À l’ULiège, la charte de confiance a été communiquée à tous les étudiants. "C’est un élément important. Il n’y aura pas de logiciel anti-triche", assure Didier Moreau.

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