Des emplois menacés dans 16% des entreprises

Des entreprises craignent de devoir se séparer de certains collaborateurs à cause de la crise. ©REUTERS

Plus de 15% des entreprises belges jugent "probable" de se séparer de certains de leurs collaborateurs à cause de la crise du coronavirus. Dans le même temps, 20% des sociétés continuent à procéder à des engagements.

L'épidémie de coronavirus ne sera pas indolore pour l'emploi. Une enquête le confirme: 13% des entreprises jugent "probable" de devoir se séparer de certains de leurs collaborateurs, tandis que 3% estiment ce cas de figure "très probable". Menée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), l'Antwerp Management School et HRPro auprès de 1.241 patrons et responsables de ressources humaines, cette enquête souligne que les entreprises où l’activité est aujourd’hui en baisse sont les moins optimistes quant à l'avenir de leurs collaborateurs.

13
%
Pas moins de 13% des entreprises jugent "probable" de se séparer de certains de leurs collaborateurs.

Forte de ce constat, la FEB insiste sur la nécessité, avec une priorité absolue pour la santé des travailleurs, de permettre la reprise progressive des activités dans les secteurs qui, aujourd’hui, n’ont pas la possibilité ou l’autorisation de fonctionner. À ce titre, elle souligne que le guide des bonnes pratiques en matière de distanciation sociale, approuvé mercredi par les partenaires sociaux, constitue un premier instrument utile.

Au moment de l’enquête, 36,5% des entreprises interrogées tournaient à moins de 50% de leur niveau d’activité normal, 26,9% avaient un niveau d’activité compris entre 50 et 75%, tandis que les 36,6% restants faisaient état d’un niveau supérieur à 75%. Malgré les circonstances difficiles, une grande majorité des organisations interrogées (89%) ne remettent pas en cause leur continuité après la crise. 

Nouveaux engagements

Plus étonnant, un nombre substantiel des employeurs affirment toujours être à la recherche de nouveaux talents. La plupart des sondés expliquent simplement poursuivre les engagements prévus, voire même les étendre (40%). Par ailleurs, un groupe non négligeable continue d’engager, même si c’est moins que prévu (20%). Dans 69% des petites entreprises, entendez de moins de 10 employés, la crise a par contre signifié l'arrêt des recrutements.

78% des entreprises sondées prévoient une augmentation du télétravail.

Autre constat, les entreprises s'attendent à des changements une fois le virus maîtrisé. Elles sont 78% à prévoir une augmentation du télétravail. Alors que la mise à disposition des moyens technologiques nécessaires pose rarement problème, une entreprise sur trois est par contre préoccupée par le lien avec les collègues et l’organisation si tout le monde travaille à distance.

Lors de la relance, des décisions importantes concernant les effectifs mais aussi l'organisation interne du travail seront nécessaires, souligne la FEB. À ce moment, une coopération entre les responsables politiques, les secteurs et les partenaires sociaux sera indispensable, conclut-elle.

Lire également

Publicité
Publicité