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"Des mesures supplémentaires sont nécessaires" contre le Covid-19, affirme Alexander De Croo

"Des mesures supplémentaires sont nécessaires" en vue de limiter la propagation du coronavirus, a affirmé jeudi à la Chambre le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld). Un comité de concertation est convoqué demain/vendredi à 14h00, au Palais d'Egmont à Bruxelles.
  • "Tous ceux qui doivent être testés doivent avoir accès aux tests sans limites", rectifie Alain Maron

    L'ensemble des personnes qui doivent être testées doivent avoir accès aux tests sans limites, a affirmé jeudi soir le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo), après des critiques de certaines formations de l'opposition au sujet de propos tenus par le ministre en commission de la Santé, mercredi. Sur un extrait videofilmé de ces propos tenus en commission, on y voit le ministre dire, en videoconférence, qu'"il n'est pas recommandé de multiplier les tests pour multiplier les tests. D'abord parce que ça vient engorger inutilement, la multiplication des tests pour une même personne. Et puis, l'impact des tests, il est environnemental d'abord. Ca fait une masse considérable de déchets, bon."

    Lire notre épinglé | L'art du (bad) buzz en 2020

    Sur un montage video diffusé sur Twitter, le cdH a également repris les propos rageurs de la cheffe du groupe cdH Céline Fremault signifiant que dire que cet acte médical a un coût environnemental est "inaudible" et que l'"on court à la catastrophe". Le ministre Maron a quant à lui tenu à lui rappeler jeudi soir que la Région bruxelloise investissait massivement dans le testing à raison de 35.000 tests actuellement et, dans quelques semaines, de 60.000 tests par semaine.

    "Nous inaugurons par exemple le centre de tests Heyzel la semaine prochaine et Anderlecht ensuite. Au total, 7 nouveaux centres de test sont ouverts... Bruxelles est depuis un moment la "province" où on teste le plus en Belgique, ce qui est logique au regard de la situation sanitaire. Il est évident que toutes les personnes qui doivent être testées (symptomatiques, contacts à risque, protocoles particuliers de sécurité dans les maisons de repos et collectivités...) doivent absolument avoir accès aux tests, dans les meilleures conditions possibles et sans limite tant qu'elles sont dans les conditions du test. Et c'est ce que la Région met en œuvre", a souligné Alain Maron.

    Alain Maron exprime ses regrets

    Selon celui-ci, la Région investit massivement par ailleurs, depuis le début de la crise, dans les secteurs social/santé pour faire face à la pandémie. "Testing/tracing, soutien en plus aux secteurs sans abris et santé mentale, soutien aux maisons de repos, matériel, etc. Et nous allons continuer", a-t-il ajouté. "Je regrette que certains de mes propos qui portaient sur une question annexe, à savoir les conséquences potentielles que les mêmes personnes se fassent tester de manière très régulière, soient utilisés de manière caricaturale. Je ne souhaite pas tomber dans des polémiques politiciennes: ma priorité va à la gestion de la crise, dans ses différents aspects relevant des compétences régionales, en collaboration avec les autres niveaux de pouvoir", a-t-il conclu.

    ©BELGA

  • Plus de 100.000 personnes signalées pour infractions aux règles corona

    Pas moins de 106.119 personnes ont été notifiées par la justice ces derniers mois pour des infractions aux règles liées à la pandémie de coronavirus, a-t-on appris jeudi auprès du cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

    Dans 67.126 cas (63,2%), le dossier a été classé sans suite. Une perception immédiate a été proposée par la police pour plus de 27.000 personnes, qui ont payé leur amende via un code QR et un terminal, ou ont fait un virement dans les quinze jours ayant suivi le constat. Pour 39.629 personnes, c'est le parquet qui a proposé une transaction pénale. Mais 4.846 d'entre elles n'ont pas payé et font l'objet de poursuites. Enfin, 3.558 personnes ont été directement citées devant le tribunal.

    Les récidivistes n'ont pas droit à la transaction pénale et doivent directement comparaître devant le juge. Une coordination des banques de données permet à la police de repérer ces personnes sur le terrain-même et de les signaler au parquet. Un procureur "corona" a par ailleurs été désigné au sein de chaque parquet, et plusieurs tribunaux de police ont déjà organisé des audiences spécifiquement dédiées à ce type de poursuite, selon M. Van Quickenborne.

  • Les hôpitaux liégeois activent la phase 1B du plan d'urgence hospitalier

    Face à la progression des contaminations, les hôpitaux liégeois activent jeudi soir la phase 1B du plan d'urgence hospitalier. Ce qui signifie que 50% des lits aux soins intensifs sont désormais dédiés aux malades Covid-19, a-t-on annoncé jeudi en fin de journée au CHR de la Citadelle.

    La progression constante des chiffres de contaminations et de décès au cours des derniers jours laissait craindre aux hôpitaux liégeois de devoir passer à une phase supérieure. C'est le cas ce jeudi soir puisque le CHR de la Citadelle annonce le passage de la phase 1A à la phase 1B du plan d'urgence hospitalier. C'est également le cas pour les autres structures du réseau hospitalier (CHU de Liège, CHR de Verviers, centre hospitalier du Bois de l'Abbaye, clinique André Renard, CHR de Huy, ISoSL et clinique Reine Astrid).

    Ce sont donc désormais 50% des lits aux soins intensifs qui sont dédiés aux malades Covid-19 ainsi qu'un certain pourcentage de lits dits banalisés, c'est-à-dire en salles classiques.  Au CHR de la Citadelle, cela représente 21 lits aux soins intensifs et 84 lits banalisés. Actuellement, 80 patients Covid y sont hospitalisés, dont une dizaine aux soins intensifs. Ce passage en phase 1B aura inévitablement des répercussions sur les autres activités des hôpitaux

  • La répartition des plus de 5.043 clusters en Wallonie

    L’AVIQ - l’Agence wallonne pour une vie de qualité - vient d’effectuer un nouveau recensement global des clusters en Wallonie, soit les lieux où il y a deux cas Covid-19 confirmés et plus en Wallonie.

    La Wallonie compte à ce jour un total de plus de 5.043 clusters, répartis comme suit : 83,9% dans les familles, 4.7% dans les écoles, 3,7% dans les entreprises (y compris bars et restaurants) : 2,8% dans les institutions Aviq, 2,7% dans "autres" (clubs sportifs, mouvements de jeunesse, etc.), 1,5% dans l'enseignement supérieur et 0,7% dans la petite enfance.

    Ces données correspondent aux collectivités que les personnes positives au Covid-19 ont déclaré avoir fréquentées. Elles restent toutefois parcellaires compte tenu de ce qu’elles sont déclaratives et tributaires des délais de testing. "La récolte de ces informations n’en demeure pas moins éminemment importante", explique l'Aviq. "En effet, selon le type et le nombre de foyers, les mesures à prendre pour éradiquer ou contenir un foyer d’infection sont différentes. Le système est actuellement en cours d’amélioration, notamment dans le cadre de la collaboration mise en place avec Sciensano et la coordination entre les entités fédérées."

  • Malgré des "circonstances éprouvantes", le supérieur mieux armé qu'au printemps

    L'enseignement supérieur appréhende de manière relativement sereine l'entrée en code orange des établissements dès lundi, malgré des circonstances éprouvantes pour les étudiants, professeurs et chercheurs. Après le confinement du printemps, lors duquel les cours se donnaient uniquement à distance, les universités se sentent mieux préparées, d'après un coup de sonde de Belga.

    Dès lundi, les auditoires ne pourront plus accueillir que 20% d'étudiants, les 80% restants devant suivre les cours à distance. Une exception est prévue pour les étudiants de 1er Bachelier, qui resteront en code jaune (un sur deux présents dans les auditoires). L'objectif est de contrer la propagation du coronavirus, alors que la Belgique fait face à une 2e vague de la pandémie. "Nous ne sommes plus dans une gestion de crise", relève Haji Nabra, recteur de l'Université de Namur. "Riches de l'expérience de l'année passée, nous sommes mieux préparés."

    Eviter le 100% distanciel

    Malgré tout, le passage en code orange reste un coup dur. "Le contact et l'ouverture sont au cœur de notre université qui est relativement petite avec 7.000-8.000 étudiants. Nous allons décliner ces valeurs autrement en restant proches, même si c'est à distance." "Les dispositions sont très différentes du printemps, elles doivent permettre d'éviter la situation du 13 mars", lorsque tous les cours avaient dû être donnés en distanciel, embraie Vincent Blondel, recteur de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain).

    Les circonstances sont "éprouvantes" pour les élèves, les professeurs et les chercheurs, le cadre étant "moins motivant", explique-t-il. "C'est pour cela qu'une attention particulière a été portée aux étudiants de 1er Bac, qui auront un accès privilégié à des activités en présentiel." Les étudiants de 1ère année ont davantage besoin de contacts, car ils sont en pleine intégration dans le monde universitaire.

    Après la fermeture des bars à Bruxelles et l'instauration d'un couvre-feu dans certaines provinces, le code orange dans l'enseignement supérieur est une nouvelle mesure qui touche les jeunes, souvent pointés du doigt pour leur rôle présumé dans la transmission du coronavirus. "Il y a un écart entre la manière de caricaturer cette tranche d'âge et ce que j'observe avec les organisations étudiantes, qui sont très responsables", note Vincent Blondel. Il rappelle l'importance de la solidarité pour arriver à une issue dans cette crise du Covid-19.

    Objectif: désengorger les transports en commun

    Ce constat est partagé par l'Université libre de Bruxelles (ULB), où l'on applaudit le sens des responsabilités des étudiants. "Il n'y a pas d'attroupements, très peu d'interpellations et de rappels à l'ordre", explique Nicolas Dassonville, responsable communication. Les auditoires ne sont pas considérés comme des nids de contamination. L'entrée en code orange est vue davantage comme une manière de désengorger les transports en commun, notamment. Moins de 230 cas ont été comptabilisés à l'ULB sur 32.000 étudiants.

    A l'Université de Liège, le recteur Pierre Wolper se réjouit que les mesures permettent de maintenir les laboratoires et autres travaux pratiques. "On garde l'essentiel de nos activités, nos étudiants ne seront donc pas moins bien formés", souligne-t-il. L'université liégeoise effectue des tests massifs de ses étudiants, ce qui permet d'estimer que 3 à 4% d'entre eux sont positifs. "On détecte aussi des étudiants asymptomatiques, qui sont alors invités à se mettre en isolement."

    Le code orange est d'application jusqu'à nouvel ordre dans le supérieur en Belgique francophone. La situation sera évaluée en continu, mais pour les élèves, l'année scolaire ne s'annonce pas moins exceptionnelle que la précédente.

  • La prolongation du congé de Toussaint n'est pas à l'ordre du jour en Flandre

    Une prolongation du congé de Toussaint n'est pas à l'ordre du jour en Flandre, a indiqué jeudi le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts. "Avec l'arriéré scolaire actuel, les dégâts dûs à la suspension des cours durant le printemps, nous pouvons utiliser chaque jour d'école à bon escient", a de son côté indiqué le cabinet du ministre N-VA.

    Lundi soir, les acteurs de l'enseignement flamand se réuniront à nouveau avec M. Weyts. Un réexamen du code orange, de manière à permettre à plus d'élèves de se rendre à l'école, sera discuté. Jusqu'à présent, l'enseignement obligatoire en Flandre demeure en code jaune.

  • "Des mesures supplémentaires sont nécessaires", affirme Alexander De Croo

    "Des mesures supplémentaires sont nécessaires" en vue de limiter la propagation du coronavirus (Covid-19), a affirmé jeudi à la Chambre le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld). Un comité de concertation est convoqué demain vendredi à 14h00, au Palais d'Egmont à Bruxelles. Il faut s'attendre à ce que de nouvelles mesures soient prises, comme l'a laissé entendre Alexander De Croo.

    "Le nombre de cas augmente de manière exponentielle", a-t-il observé. "J'espère que plus personne ne doit être convaincu de la gravité de la situation (...) Les hôpitaux sont à un moment charnière. Ils se posent la question du report de certains soins réguliers. Les projections sont très claires. Nous allons avoir exactement la même situation dans d'autres provinces qu'à Bruxelles."

    M. De Croo n'a pas détaillé les mesures qui pourraient être sur la table du comité de concertation. Il a par contre confirmé l'instauration d'un baromètre permettant de gérer la pandémie sur le long terme. Au début de cette semaine, un système avec des codes couleur était évoqué. Désormais, on évoque davantage un système par phases. "Le fait d'instaurer un baromètre donne une prévisibilité plus motivante pour les citoyens", a justifié le Premier ministre. "Il faut conserver cette logique à l'esprit, (prendre) des mesures simples dont on peut s'assurer le contrôle du respect." 

    "La situation est plus grave qu'en France et aux Pays-Bas", a renchéri Frank Vandenbroucke (sp.a). "Le temps est à l'action mais pas à l'improvisation.", a ajouté le ministre de la Santé publique. 

    Une nouvelle stratégie de testing

    A propos du comité de concertation de vendredi, il a affirmé refuser "toute politique d'effet d'annonce", précisant toutefois que les mesures qui pourraient être prises respecteraient certains objectifs : "maintenir les écoles ouvertes, faire en sorte que les entreprises puissent continuer leur activité, veiller à ce que les soins de santé ne chavirent pas, permettre aux personnes qui souffrent d'un cancer d'être soignées et à une personne qui doit subir une opération grave d'être admise."

    Frank Vandebroucke a par ailleurs annoncé qu'une nouvelle stratégie de tests était en cours d'élaboration. "Pedro Facon (le commissaire Corona, NDLR) a lancé lundi une task force avec des experts en matière de testing. Mardi matin, le comité interministériel a formalisé cette task force, présidée par le Pr Herman Goossens (Université d'Anvers). "Je lui ai demandé de nous fournir une stratégie vers la fin du week-end. C'est un travail énorme. J'espère qu'ils aboutiront", a-t-il conclu, rappelant le contexte de pénurie sur les marchés internationaux.

    Dans l'opposition, Catherine Fonck (cdH) a exhorté le gouvernement à "cesser le saucissonnage des annonces". "Ce qui a été fait (jusqu'à présent) ne paraît pas assez cohérent pour être perçu comme crédible", a estimé François De Smet (DéFI). Raoul Hedebouw (PTB) a de son côté pointé une politique de tests "pas sérieuse".

    ©Photo News

  • Philippe Close: "Le plan de répartition entre hôpitaux ne fonctionne pas"

    Le plan de répartition entre hôpitaux du pays ne fonctionne pas. Cela a contraint les hôpitaux bruxellois à passer rapidement en phase 1B nécessitant de réserver 50% des lits en soins intensifs pour les cas de Covid, a déploré, ce jeudi, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS), entendu par la commission spéciale Covid-19 du Parlement bruxellois.

    M. Close était entendu en tant que bourgmestre proche de la majorité politique régionale, tout comme Hervé Doyen (cdH), son homologue de Jette, entendu pour sa proximité supposée avec l'opposition. Le bourgmestre de la Ville a plaidé, par ailleurs, pour une affectation au moins partielle du bonus de la Sécurité sociale constitué par une série de dépenses de soins qui n'ont pu être engagées en raison de la crise sanitaire, à la correction du déficit abyssal qui se profile pour les hôpitaux bruxellois pour l'année en cours. On évoque, selon M. Close, un montant de quelque 30 millions d'euros.

  • Le congé de la Toussaint prolongé jusqu'au 11 novembre en Fédération Wallonie-Bruxelles

    Pour endiguer l'offensive épidémique de Covid-19, les acteurs de l'enseignement francophones et la ministre Caroline Désir (PS) ont décidé, ce jeudi, de prolonger les vacances de Toussaint, prévues du 2 au 6 novembre, jusqu'au 11 novembre inclus, a indiqué le cabinet Désir. Cette décision sera prise "sous réserve des décisions du Codeco (comité de concertation)". À ce stade, il n'y a pas d'autres mesures sanitaires prises dans le cadre de l'école.

    Les écoles restent en code jaune, la volonté de la ministre Caroline Désir étant de poursuivre au maximum les apprentissages en présentiel. Par contre, il a aussi été décidé de soulager le travail des directions, déjà submergées par la gestion au jour le jour de la crise, et notamment les remplacements des professeurs absents. Les directeurs sont donc invités à suspendre toutes les tâches qui leur sont demandées dans le cadre de l'avancement du pacte d'excellence. L'administration, elle, continuera d'avancer de son côté, précise-t-on chez Caroline Désir. Il n'est pas question, donc, de mettre l'application du Pacte complètement à l'arrêt.

    Un travail de simplification administrative va aussi être réalisé afin que les directions ne soient plus submergées par les circulaires. Un montant de 5 millions d'euros a été prévu au budget bouclé vendredi dernier dans ce but. L'objectif de tout cela étant de permettre aux directions de se concentrer sur la gestion de crise.

    Pour les parents à qui ce rallongement pourrait poser problème, "des contacts sont en cours pour dégager des pistes de solutions permettant la mise en place de services minimum de garderies sans mobiliser les directions d'écoles et leurs équipes éducatives", a précisé jeudi le ministre Désir. 

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  • La Commission européenne appelle à tout faire pour éviter un confinement généralisé

    "Le temps presse: la priorité de chacun devrait être de faire ce qu'il faut pour éviter les conséquences dévastatrices d'un confinement généralisé", a alerté, ce jeudi, la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides à quelques heures d'un sommet européen qui abordera à nouveau la question de la pandémie de coronavirus.

    "C'est avec une vive inquiétude que j'observe l'augmentation toujours plus rapide des taux d'infection dans l'ensemble de l'UE. Le vaccin ne sera pas une solution miracle, mais il jouera un rôle crucial pour sauver des vies et endiguer la pandémie", a-t-elle ajouté, en présentant une liste des étapes clés recommandées aux États membres pour qu'ils adoptent des stratégies de vaccination efficaces. Ce sont en effet les États membres qui gardent la compétence sanitaire de la vaccination. Or "ce n'est qu'en agissant ensemble que nous éviterons la cacophonie et que nous serons plus efficaces que par le passé", avertit la Commission.

  • L'enseignement supérieur francophone passera en code 'orange' dès lundi

    Face au regain épidémique de Covid-19, l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles passeront dès lundi en code orange, a indiqué jeudi le cabinet de la ministre Valérie Glatigny (MR), confirmant des informations de nos confrères du Soir.

    La décision, prise jeudi matin à l'occasion d'une réunion avec les universités francophones et des représentants des Hautes écoles, aura pour conséquence de ramener à 20% seulement la proportion d'étudiants dans les auditoires, les 80% devant rester chez eux et suivre les cours à distance.

    Une exception est toutefois prévue pour les cours de 1er Bachelier, qui resteront en code jaune (une place sur deux occupée).

    Les cours pratiques et les laboratoires resteront eux aussi le plus possible en présentiel, une mesure très importante pour les Hautes écoles et les écoles supérieures des arts.

    Vendredi, l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur (universités, Hautes écoles, syndicats, représentants étudiants ...) devraient à nouveau se retrouver pour valider les mesures arrêtées jeudi et déterminer une série de modalités d'application pratiques. 

    L'enseignement flamand avait pris les devants

    Avec ce basculement en code orange, l'enseignement francophone emboîte le pas à de nombreux universités flamandes. La KUL avait annoncé mardi déjà que ses 13 campus passeraient en code orange à partir de lundi. La VUB a annoncé hier en faire de même à même échéance. L'Université de Gand, qui avait entamé l'année académique en code orange - tout comme les universités d'Anvers et d'Hasselt -, a fait savoir jeudi qu'elle appliquerait le code rouge dès le 26 octobre prochain. L'ensemble des cours théoriques seront ainsi exclusivement assurés à distance.

    ©BELGA

  • Record de près de 7.500 infections détectées en une journée

    Un record de 7.481 nouveaux cas de Covid-19 a été enregistré le vendredi 9 octobre en Belgique, ressort-il du rapport de l'Institut de santé publique Sciensano publié jeudi. En moyenne, 5.421 nouvelles infections ont été confirmées chaque jour entre le 5 et le 11 octobre, soit le double de la semaine précédente.

  • "La place des enfants et des adolescents est à l'école"

    "La place des enfants et des adolescents est à l'école", affirment les pédiatres francophones de la task force pédiatrique, cités dans Le Soir ce jeudi. "La grande question, c'est de cerner qui joue exactement quel rôle dans cette transmission: les contacts familiaux et sociaux? L'université? Les fêtes étudiantes? L'école? Les activités extra-scolaires, sociales ou sportives?".

    L'hypothèse avancée par les experts se veut nuancée: "Les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie et les cas détectés dans les écoles ne sont pas toujours liés à une contamination intra-scolaire", estiment ces experts. Ils citent des études précédentes qu'ils souhaitent consolider encore davantage "afin de rassurer les parents et les enseignants", selon le professeur Dimitri Van der Linden, porte-parole de la task force pédiatrique.

    Il ressort du dernier relevé hebdomadaire de l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE), publié vendredi dernier, que le nombre de cas secondaires - c'est-à-dire issus d'une transmission interne à l'école - était de 256 sur 1.600 cas positifs dénombrés au total dans les écoles la semaine du 28 septembre au 4 octobre. Moins d'un cas sur cinq (16%) est donc le résultat d'une propagation intra-scolaire, un pourcentage relativement stable ces dernières semaines, relève le quotidien.

    "Les écoles ne doivent pas fermer une seconde fois. Les conséquences seraient particulièrement défavorables pour nos jeunes et notre société."
    Dimitri Van der Linden
    porte-parole de la task force pédiatrique

  • Ryanair réduit ses capacités de vols pour l'hiver à 40%

    La compagnie aérienne irlandaise Ryanair va de nouveau réduire ses capacités de vols au regard de la pandémie de coronavirus, et les faire passer pour l'hiver à 40%, contre 60% l'an passé. Le transporteur à bas coûts ajoute dans un communiqué que les bases de Cork et Shannon en Irlande, et celle de Toulouse, vont fermer également pour la saison, à savoir de novembre à mars.

  • La com' du gouvernement De Croo aurait remotivé la population

    La communication claire du nouveau gouvernement lors de l'annonce des nouvelles mesures sanitaires la semaine passée a encouragé la motivation de la population, selon un sondage réalisé par les chercheurs de l'université de Gand. Ce baromètre de la motivation de l'UGent est une initiative d'un groupe de chercheurs sur la psychologie du développement. Ces derniers sondent déjà depuis plus de sept mois, la motivation de la population pour s'en tenir aux règles relatives à la crise sanitaire du coronavirus.  

    Déjà plus de 75.110 participants ont répondu à une enquête en ligne au cours de cette période. Si au début de cette crise en mars, jusqu'à 81% des répondants affirmaient respecter pleinement les règles, cette adhérence motivationnelle" a chuté à 22,2% lors des vacances d'été, évaluent les chercheurs. "La nouvelle équipe gouvernementale a pu lors de la première conférence de presse présenter un récit plus mobilisateur et contraignant", rapportent les psychologues dans une analyse des derniers résultats. "Dans le passé, la motivation n'augmentait qu'après l'introduction de souplesse", notent-ils.

    Il semble en définitive, à la lumière des derniers résultats, que des mesures plus strictes ne poussent pas nécessairement à la démotivation. L'adhérence après la conférence de presse du Premier ministre Alexander De Croo et de la Santé publique Frank Vandenbroucke est passée à 49,5%. 

  • L'université de Gand basculera en code rouge dès le 26 octobre

    L'UGent passera en code rouge dès le 26 octobre. Cela signifie que les cours en auditoire seront supprimés. Les salles d'étude et de travail restent toutefois ouvertes. Les directives concernant le télétravail continuent également de s'appliquer. Tous les collaborateurs sont ainsi appelés à travailler à domicile, dans la mesure du possible. Cette politique sera d'application, au sein de l'université, pendant au moins quatre semaines. "Nous allégerons le dispositif dès que cela sera possible", ponctue l'établissement. 

  • La famille et l'école sont les sources principales de contamination

    L'Agence pour une vie de qualité (Aviq) analyse les clusters de Covid-19 en Wallonie depuis le mois d'août et il apparaît que c'est dans le foyer familial que le virus se transmet principalement. La récolte des informations de ce type est une première en Belgique et demeure très importante pour la suite. L'Aviq, un organisme d'intérêt public autonome gérant les compétences de la santé et du bien-être en Wallonie, fait part des premiers résultats de la gestion et de l'analyse des clusters.

    "Concrètement, 2.597 clusters familiaux et 481 clusters collectivités ont été recensés", rapporte Matthieu Henroteaux, chargé des relations avec la presse au sein de l'Aviq. Il apparaît donc que c'est dans le foyer familial que le virus se transmet principalement. Et pour ce qui concerne les collectivités, les chiffres enregistrés par le suivi des contacts montrent que c'est à l'école que les contaminations sont les plus importantes.

    La répartition des clusters hors foyer familial se décline de la façon suivante:

    - 46% des contaminations proviennent des écoles;

    - 25% appartiennent à la catégorie "autres" (dont l'Horeca fait partie);

    - 18% viennent des écoles supérieures;

    - 9% des entreprises;

    - 2% sont issus des milieux d'accueil de la petite enfance. 

  • Les hôpitaux bruxellois au bord de la saturation

    Les hôpitaux bruxellois doivent désormais réserver la moitié de leur lits de soins intensifs à des patients Covid-19. L'hôpital Érasme sonne l'alerte. Sans transferts de patients, les hôpitaux bruxellois risquent la surcharge. Surtout que le manque de personnel se fait sentir.

  • Quelles mesures en Belgique?

    De nouvelles mesures plus strictes devraient tomber ce vendredi à l'occasion d'un comité de concertation Fédéral/Régions, pour tenter d'enrayer la nouvelle propagation rapide du coronavirus. Si un confinement généralisé est écarté à ce stade, un nouveau tour de vis fait peu de doutes.

    Selon nos informations, une des options sur la table est de fermer les cafés et restaurants sur l'ensemble du territoire, mais elle ne ferait pas fait l'unanimité au sein du gouvernement fédéral. Des mesures plus strictes que celles en vigueur actuellement devraient toutefois intervenir dans ce secteur.

    Télétravail au maximum

    Le télétravail pourrait être exigé partout où il est possible, et non plus seulement recommandé. Il est aussi question de systématiser les cours à distance dans l'enseignement supérieur.

    Par ailleurs, le très attendu baromètre fédéral du coronavirus devrait être présenté vendredi. Il se composerait, non pas de codes couleurs mais de niveaux (1, 2, 3,…) auxquels seront liées des mesures sanitaires précises.

    Un confinement généralisé est écarté à ce stade.

  • Près de 1.800 personnes hospitalisées en Belgique

    +101% de contaminations

    Entre le 5 et le 11 octobre, il y a eu en moyenne 5.421 nouvelles infections au coronavirus par jour. Il s'agit d'une augmentation de 101% par rapport à la période précédente de sept jours, ressort-il de la mise à jour, ce jeudi matin, des chiffres communiqués par l'Institut de santé publique Sciensano. Le taux de positivité des tests, à savoir la proportion des personnes positives sur l'ensemble des personnes testées, atteint désormais 11,2% à l'échelle nationale. 

    +87% d'hospitalisations

    Entre le 8 et le 14 octobre, les hospitalisations ont continué leur progression, avec une moyenne de 169,7 admissions quotidiennes (+87%). Il y a désormais 1.777 patients hospitalisés pour le Covid-19 dans les hôpitaux belges, dont 313 sont en soins intensifs.  

    20 morts par jour

    Entre le 5 et le 11 octobre, le virus a fait une vingtaine de morts (19,9, +8%) en moyenne par jour. 

  • Couvre-feu dès samedi dans les grandes villes françaises

    En France, le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir qu'un couvre-feu serait d'application à partir de samedi minuit dans plusieurs grandes villes françaises. Voici le détail des mesures présentées.

    Aux Pays-Bas, un "confinement partiel", selon les mots du Premier ministre Mark Rutte, comprenant notamment la fermeture des bars et des restaurants, est entré en vigueur mercredi.

    En Allemagne, la chancelière Angela Merkel veut aussi imposer de nouvelles restrictions, dont une obligation élargie du port du masque, face à la hausse continue des nouveaux cas. 

    Du côté de l'Espagne, bars et restaurants vont aussi fermer pendant 15 jours en Catalogne. L'annonce de cette mesure drastique dans la région du nord-est de l'Espagne intervient après le bouclage partiel de Madrid et d'autres restrictions prises en Andalousie, en Navarre ou en Galice.

    L'Irlande du Nord a annoncé, pour un mois, les mesures les plus contraignantes au Royaume-Uni. Les pubs et restaurants devront fermer à partir de vendredi, les vacances scolaires seront étendues à deux semaines et les commerces ne pourront plus vendre d'alcool à partir de 20h. Les rassemblements de plus de 15 personnes, hormis les événements sportifs autorisés, seront interdits. Le télétravail devra être mis en œuvre sauf quand c'est impossible et les universités devront donner autant que possible des cours en ligne.  

    En Italie également, on commence à serrer à nouveau la vis, dans les bars et restaurants notamment.

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct

    Le bilan de l'épidémie continue à s'alourdir en Belgique, comme partout ailleurs en Europe. À l'instar de nos pays voisins, de nouvelles mesures pour y faire face semblent inévitables.

    À suivre en direct tout au long de la journée.

    Bon jeudi!

    Le Premier ministre Alexander De Croo a consacré sa première visite officielle au secteur hospitalier, mercredi. Il était accompagné du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. ©Photo News

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