Deux salariés sur trois préfèrent l'ambiance du bureau au télétravail

Pendant le confinement, les collègues ont manqué à deux tiers (64%) des répondants. ©Bloomberg

Les collègues et l'atmosphère en entreprise ont manqué à deux salariés sur trois, selon un sondage. Un sur quatre souhaite par contre continuer à travailler depuis la maison.

Le télétravail c’est bien, mais ça ne remplace pas le plaisir de bosser en entreprise, avec les collègues. Telle est la principale conclusion d’un sondage mené début mai auprès de 650 actifs belges pour le compte de Tempo-Team, la firme de services en ressources humaines et filiale du groupe Randstad.

Deux tiers des répondants indiquent que leurs collègues et l’ambiance au sein de l’entreprise leur ont manqué pendant le confinement. Deux tiers disent aussi avoir pris conscience de l’importance des contacts avec les collègues pour leur motivation et leur plaisir à travailler.

Un quart veut rester à la maison

Le travail à distance a même amené un tiers des sondés à regretter leur patron (36%) ou… les embouteillages quotidiens (32%). Ils sont également la moitié (48%) à regretter le manque de frontière entre vie professionnelle et vie privée induit par le télétravail. Un quart (28%) souhaite par contre continuer à travailler depuis la maison.

32
%
Un tiers des salariés confinés sondés (32%) disent avoir regretté... les embouteillages.

À noter encore, un salarié sur quatre craint que les mesures d'éloignement soient mal respectées dans l'entreprise. Cette crainte est plus forte chez ceux qui n’ont pas encore repris le chemin de l’entreprise (30%) que chez ceux qui y sont déjà revenus (20%). Chez les télétravailleurs, la moitié des répondants espère d'ailleurs postposer tant que possible leur retour en entreprise.

Vent d’optimisme

Un point rassemble en revanche (presque) tout le monde: 87% des personnes interrogées sont d’avis que seul un état d’esprit optimiste permettra de surmonter les conséquences économiques de la crise. "Le marché du travail va être très dur dans les mois qui viennent, avec une hausse prévisible des faillites et des licenciements", commente Eddy Annys, managing director chez Tempo-Team.

"Le marché du travail va être très dur dans les mois qui viennent. La seule solution pour s’en sortir, c’est l’optimisme."
Eddy Annys
Managing director de Tempo-Team

"La seule solution pour s’en sortir, c’est l’optimisme. Il est frappant qu’une proportion aussi élevée de personnes le souligne. On retrouve là l’esprit volontariste du Belge moyen qui, pendant la crise du coronavirus, est resté positif et s’est accroché."

Eddy Annis en convient, "on parle ici d’une attitude, qui bien sûr ne va pas régler tous les problèmes. Mais on peut décider d’être optimiste et le pratiquer."

OK. Toutefois, ce vent positif ne risque-t-il pas de retomber dans quelques mois? Pour l’heure, le moratoire sur les faillites et le chômage temporaire entretiennent peut-être un calme apparent qui pourrait disparaître avec la fin de ces mesures de soutien. "C’est possible, et c’est pourquoi nous envisageons de mesurer à nouveau l’optimisme des travailleurs à l’automne prochain", avance le responsable de Tempo-Team.

Tout savoir sur le coronavirus Covid-19

La pandémie de coronavirus Covid-19 frappe de plein fouet la vie quotidienne des Belges et l'économie. Quel est l'impact du virus sur votre santé et sur votre portefeuille? Les dernières informations et les analyses dans notre dossier. 

Par thématique:

Lire également

Publicité
Publicité