Deux start-ups belges en soutien aux étudiants du supérieur

Wooclap a mis en place un service pour faciliter le suivi à distance des cours.

Wooclap et Amanote, sont deux start-ups bien connues du monde étudiant. Depuis le confinement, leurs services spécifiquement dédiés à l’enseignement à distance sont particulièrement prisés. Les hautes écoles et universités belges sont nombreuses à faire appel aux deux jeunes pousses.

Teams, Skype et autre Slack ont largement la cote depuis le début du confinement. Utile pour les télétravailleurs, ce genre d’outil est également plutôt apprécié dans le monde académique. Mais les géants américains ne sont pas les seuls à se pencher sur des solutions pour faciliter la vie des étudiants belges. Wooclap et Amanote, deux start-ups belges qui montent depuis déjà plusieurs années s’intéressent aussi de près à la situation.

"L’idée est de monitorer autant que possible le suivi du cours. Pour cela, les études ont montré que les questionnaires étaient la meilleure des solutions."
Sébastien Lebbe
Cofondateur de Wooclap

Référence dans les auditoires pour favoriser l’interaction entre les étudiants et le professeur, Wooclap vient de lancer un nouveau produit pour faciliter le suivi des cours à distance. Sa nouvelle plateforme, Wooflash, permet aux professeurs d’assurer un suivi à distance de la bonne compréhension des étudiants. "L’idée est de monitorer autant que possible le suivi du cours. Pour cela, les études ont montré que les questionnaires étaient la meilleure des solutions", explique Sébastien Lebbe, l’un des cofondateurs de Wooclap.

"On permet donc aux professeurs d’en intégrer sur leurs différents supports. Ils obtiennent en temps réel des résultats précis. Sous forme de graphique, ils peuvent avoir rapidement une vue globale par question d’une part mais aussi repérer les étudiants ayant le plus de difficultés sur plusieurs questions. En fonction de ces informations, ils peuvent adapter leur contenu", assure le patron de Wooclap.

Réponse à une demande

La start-up d’une vingtaine de travailleurs planche sur ce projet depuis déjà plusieurs mois. "Nous avons obtenu un prix de 500.000 euros d’Innoviris pour la recherche. Nous l’avons essentiellement utilisé pour cette plateforme", explique Sébastien Lebbe qui a accéléré la mise en ligne du nouveau service. "La plateforme n’est pas encore parfaite mais cela avait du sens de la lancer maintenant", assure-t-il.

"La plateforme n’est pas encore parfaite mais cela avait du sens de la lancer maintenant."
Sébastien Lebbe
Cofondateur de Wooclap

Wooclap travaille d’ailleurs encore sur quelques développements pour ajouter une série d’outils supplémentaires. "On pense notamment à un canal permettant d’entrer directement en contact avec un étudiant précis." À peine lancée, la nouveauté a déjà son succès. "Le choix de lancer la plateforme s’est d’ailleurs fait car des professeurs nous contactaient spontanément pour connaitre quel service nous pourrions leur apporter."

De son côté, la start-up liégeoise Amanote a également un service pour faciliter la vie des professeurs du supérieur. "Il s’agit d’un système de podcast permettant aux professeurs de s’enregistrer en parcourant leurs slides. Le son est synchronisé à chaque slide et ensuite introduit sur notre plateforme de prise de note", explique Adrien Fery, le fondateur d’Amanote.

"Les étudiants peuvent alors annoter, surligner leurs différents supports comme d’habitude mais avec les commentaires du professeur en plus." Le service, déjà disponible, est largement popularisé depuis la situation exceptionnelle. "En cinq jours, il a plus été utilisé que depuis son lancement il y a un an", assure le fondateur. L’Unamur, l’Ihecs et plusieurs autres écoles ont déjà ajouté ce service supplémentaire. Face à la situation, les deux start-ups ont décidé de mettre en place ces services gratuitement.

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