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Eh oui, Air Belgium continue à voler !

La compagnie de Mont-Saint-Guibert organise notamment des rapatriements. ©BELGA

Dans l’esprit de certains, la fin des vols d’Air Belgium sur les Antilles signifie la cessation de ses activités. Mais non! On a toujours besoin de long-courriers.

Comme d’autres entreprises, Air Belgium a obtenu un apport de 2,5 millions d’euros de la Sogepa pour passer le cap de la crise du coronavirus (L’Echo du 5 mai). Mais la compagnie reste opérationnelle et rend bien des services, malgré une partie du personnel en chômage économique. Bien entendu, la compagnie ne dessert plus Charleroi, puisqu’il est fermé (sauf vols sanitaires et urgents), comme nous l’a rappelé Philippe Verdonck, patron de l’aéroport. C’est donc à Zaventem qu’atterrissent les A340 d’Air Belgium.

"Au moins deux de nos quadriréacteurs sont pleinement utilisés."
Niky Terzakis
CEO d'Air Belgium

Et d’où viennent-ils? Cela dépend des besoins en rapatriements (oui, il y en a encore), par exemple de Thaïlande ou d’Argentine ces derniers jours. "Nous avons été approchés par les gouvernements français, allemand et d’autres et au moins deux de nos quadriréacteurs sont pleinement utilisés", indique Niky Terzakis, CEO de la compagnie de Mont-Saint-Guibert. Mais le moins qu’on puisse dire est qu’aujourd’hui, voler dans le monde n’est pas une sinécure. "Les mesures sont disparates: dans certains pays, il y a des quarantaines pour les pilotes s’ils débarquent; dans d’autres, ils doivent rester à bord… chaque vol demande des efforts d’organisation monstrueux."

À cela s’ajoute tout un programme de désinfection systématique des cabines et des mesures de distanciation sociale. "C’est un grand bazar", sourit Terzakis. Mais en attendant, sa compagnie vole toujours, surtout avec du cargo qui a besoin de capacités, vu les avions au sol un peu partout, mais aussi pour le compte de tiers, comme au Suriname. Oui, oui, là-bas en bas, en Amérique du Sud...

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