En graphiques | La Belgique et la 2e vague de coronavirus

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10.453,6nouveaux cas de coronavirus ont été détectés, en moyenne, chaque jour, du 13 au 19 octobre, soit 69% de plus que sur la période précédente. Si les infections atteignent un seuil alarmant, d'autres indicateurs peuvent nuancer l'impact du virus sur la société.

Après une première vague enclenchée au retour des vacances de carnaval et un pic épidémique début avril, la Belgique fait aujourd'hui face à une reprise de l'épidémie de coronavirus. C'est ce qui ressort des chiffres publiés par l'institut de santé publique Sciensano.

La reprise de l'épidémie est bien réelle, et elle est même presque comparable à la première vague en termes de nombre quotidien de nouvelles infections. Une situation logique étant donnée que les Belges ne sont plus confinés et que le virus circule toujours. Un constat qui ressort de manière encore plus frappante si on examine uniquement les données enregistrées depuis la phase 3 du déconfinement.

Cette reprise de l'épidémie s'observe aussi via le nombre de reproduction effectif (Rt), qui indique de la vitesse de reproduction du virus. Après une période d'un mois au-dessus de 1, entre le 15/07 et le 17/08 , l'indicateur a montré des signes encourageants en descendant jusque 0,67, avant de s'établir désormais au dessus de 1. Cela signifie que le virus circule de nouveau plus rapidement au sein de la population.

Malgré la reprise de l'épidémie, nous pouvons constater que cette deuxième vague est bien moins létale que lors de la situation de mars-avril, avec un maximum de 47 décès, atteint le 19 octobre.

Les hospitalisations repartent à la hausse

Le nombre de nouvelles admissions est fortement reparti à la hausse depuis la rentrée de septembre. Les scientifiques estiment qu'il y a un effet de retard de deux à trois semaines entre la détection d'un cas et le moment où une hospitalisation est nécessaire, en raison d'un état de santé qui se détériore.

Si la charge de travail des hôpitaux augmente effectivement, c'est dans une proportion légèrement inférieure à ce qu'a connu la Belgique lors de la première vague de l'épidémie. Le nombre de patients aux soins intensifs augmente plus lentement qu'en mars et avril.  Selon le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 Yves Van Laethem, le seuil de saturation situé autours des 2200 lits de soins intensifs ne devraient pas être atteint cet automne, si les mesures prises par le gouvernement fonctionnent.

Entre 7.000 et 70.000 tests par jour

Depuis le début du mois de juillet, entre 7.000 et 70.000 tests sont effectués quotidiennement, avec un record à pus de 72.324 tests le 14 octobre.

La Flandre commence à respirer, le sud en rouge vif

Le covid-19 est toujours bien présent partout en Belgique, mais de manière différente selon les régions. Ainsi le nombre de contaminations en Flandre semble commencer à se stabiliser, alors qu'il progresse fortement à Bruxelles et en Wallonie.

Une situation similaire en Europe

La Belgique n'est pas le seul pays d'Europe où la deuxième vague sévit. Le vieux continent est touché dans on ensemble, ce qui a pour conséquence de restreindre les possibilités de destinations pour les voyages non-essentiels. Si les Belges peuvent se rendre dans n'importe quel pays européen, les affaires étrangères déconseilles fortement aux citoyens de se rendre dans les zones rouges.

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Si vous revenez d'une région rouge ou orange, différents protocoles peuvent être appliqués.

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