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Entre inquiétude et calme, la France entame son déconfinement

Le métro parisien au premier jour de la levée partielle du confinement en France. ©Photo News

L'activité a partiellement repris ce lundi dans l'hexagone. Le bilan des décès était au plus bas dimanche mais trois nouveaux foyers de contamination ont été détectés.

Froid, vent, intempéries. A bien des endroits, il faisait, ce lundi, un temps à ne pas mettre un "déconfiné" dehors. Pourtant, après 55 jours de quasi mise à l'arrêt, la France s'est doucement remise en marche. A cette occasion, peu de bouchons ont finalement été constatés, tandis que dans les transports, surtout en Ile-de France, près de 100% des passagers arboraient le fameux masque obligatoire. A Châtelet, centre névralgique, un escalator sur deux était en fonctionnement, des portiques étaient fermés et des stickers visibles sur le sol.

Le but: maintenir la distance physique, même si, par endroit, elle semblait déjà - et ce, malgré la moindre affluence - presque impossible. "Je suis contente de retrouver mes collègues", soufflait une passagère, sans pour autant cacher son appréhension de la promiscuité : "Dans le RER D, des personnes s'assoient déjà les unes à côté des autres", déplorait-elle, en dépit du fait qu'un siège sur deux est a priori condamné.

Un plan de relance pour les PME

Pour l'heure, nombre de personnes travaillent encore chez elles. Mais la pression dans les transports - cauchemar des autorités -  risque de s'accentuer au fil des jours. Au total, 400.000 entreprises ont à nouveau accueilli leurs salariés. Tandis que les commerces non alimentaires - à l'exception des grands magasins comme Les Galeries Lafayette - ont rouvert leurs portes. Toutefois, les professionnels s'inquiètent d'un changement d'habitudes des consommateurs. Et des frais supplémentaires occasionnés par les mesures de sécurité.

12 millions
de personnes
Plus de 12 millions de personnes sont au chômage partiel en France.

"Le gouvernement doit nous donner des perspectives", a martelé ce matin François Asselin, le patron de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Il réclame qu'un plan de relance soit mis en œuvre dès à présent et non pas après l'été comme l'a rappelé Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. Ce dernier a par ailleurs fait savoir que la filière automobile obtiendrait un soutien de l'Etat. A condition cependant que les entreprises procèdent à des relocalisations de leur production.

Trois nouveaux foyers

Autre enjeu : la reprise des écoles. En ce lundi, les enseignants préparaient les lieux - disposition du mobilier, désinfection, etc. - avant l'arrivée des enfants. Globalement, on estime qu'un élève sur six (1,5 million au total) devrait, à partir de mardi, retourner en classe. La prudence reste néanmoins de mise, d'autant que trois nouveaux foyers viennent d'être détectés : un premier, dans un collège de Chauvigny, dans la Vienne ; un second en Dordogne, à la suite d'obsèques dans un village ; et enfin un troisième dans un foyer de jeunes travailleurs en banlieue parisienne à Clamart. Le pays déplore désormais plus de 26.000 décès.

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