Faible affluence dans les écoles francophones

La suspension des cours dans les écoles est effective depuis ce lundi matin. Peu d'élèves sont présents. ©REUTERS

La suspension des cours dans les écoles est effective depuis ce lundi. L'appel à la responsabilité des parents a été largement entendu. Très peu d'élèves se sont présentés dans les établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

La suspension des cours dans toutes les écoles du pays constitue l'une des mesures les plus fortes décidées par les autorités, la semaine dernière, pour lutter contre la propagation du coronavirus. Au premier jour de sa mise en œuvre, la situation était sous contrôle dans l'ensemble des établissements scolaires. Très peu d'élèves se sont présentés.

Mot d'ordre bien suivi

L'appel à la responsabilité des parents pour désengorger les écoles a été largement entendu. La ministre de l'Éducation Caroline Désir (PS), qui s'est rendue en matinée dans plusieurs écoles communales d'Ixelles, a pu constater sur le terrain que le mot d'ordre était très bien suivi. "On tournerait autour de 2% de présences, que ce soit à Bruxelles ou en Wallonie. On est très soulagé, cela veut dire que les citoyens ont compris le message qu'il faut rester à la maison et ralentir tous types d'activités et d'échanges", a précisé la ministre à la mi-journée.

"Il est possible que des parents aient trouvé une solution pour ce premier jour, mais il faudra voir s'il en sera de même par la suite."
porte-parole du SeGEC
Conrad van de Werve

En Flandre, les élèves étaient un peu plus nombreux. Le taux de présence y avoisinait en effet les 10% dans les écoles primaires et les 5% dans le secondaire.

Pour rappel, les services de garde dans les écoles sont prévus spécifiquement pour les enfants dont les parents travaillent dans le domaine des soins et/ou pour ceux qui ne peuvent pas organiser une garde de leurs enfants autre que par des personnes âgées. Les enfants des enseignants et des personnes employées dans les départements en lien avec la sécurité publique peuvent aussi en bénéficier.

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Et les enseignants?

Alors que tous les enseignants ont dû se présenter ce lundi sur leur lieu de travail, certains devraient être invités à rester chez eux dans les prochains jours. Les pouvoirs organisateurs pourront, en effet, décider de prendre des mesures afin de ne conserver sur site que le personnel nécessaire aux services d'accueil. Des tournantes entre les enseignants sont prévues dans plusieurs établissements.

"Il faudra toutefois être attentif à la manière dont la présence va évoluer dans les prochains jours. Il est possible que des parents aient trouvé une solution pour ce premier jour, mais il faudra voir s'il en sera de même par la suite", a souligné le porte-parole du Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC), Conrad van de Werve. Dans ce réseau, 2,16% d'enfants étaient présents lundi dans le fondamental et à peine 0,1% dans le secondaire.

"On sait qu'après des ruptures aussi longues, le délai de reprise est toujours assez long. On ne peut donc pas ne pas traiter cette question de la continuité des apprentissages."
directeur général du SeGEC
Étienne Michel

Après l'organisationnel, le pédagogique

La suspension des cours dans les écoles ne signifie pas pour autant que les vacances ont déjà commencé. Si la ministre Désir entend encore se concentrer sur l’organisationnel ce lundi, elle se penchera dès demain sur les aspects pédagogiques. Les questions relatives aux futurs examens et aux certifications, ainsi que les possibilités d'enseignement à distance seront examinées, nous assure-t-on.

"Ces trois semaines de suspension représentent l'équivalent de 10% du temps d'apprentissage d'une année scolaire, ce qui est considérable. Ajoutées aux deux semaines de vacances de Pâques qui suivront, cela représentera au total cinq semaines de rupture de cours, soit la moitié des vacances d'été. Or, on sait qu'après des ruptures aussi longues, le délai de reprise est toujours assez long. On ne peut donc pas ne pas traiter cette question de la continuité des apprentissages", a insisté le directeur général du SeGEC, Étienne Michel.

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