Heures d'ouverture des magasins alimentaires: Sophie Wilmès calme le jeu

La Première ministre Sophie Wilmès dénie toute intention d'élargir les plages d'ouverture des magasins en soirée. ©Photo News

La Première ministre veut apaiser les craintes des syndicats. Pour elle, il n'est pas question d'élargir les heures d'ouverture des magasins sans concertation.

La publication d'un arrêté ministériel autorisant les commerces de produits alimentaires à rester ouverts jusqu'à 22h a suscité mardi une levée de boucliers du côté des syndicats. Ceux-ci stigmatisent une décision prise sans aucune concertation avec les partenaires sociaux.

"L'arrêté ministériel est rédigé pour couvrir l'entièreté des situations existantes. Pas pour élargir les heures d'ouverture sans concertation."
Sophie Wilmès
Première ministre

La Première ministre Sophie Wilmès (MR) s'est efforcée ce mercredi d'apaiser les tensions, en précisant la portée de l'article contesté. Selon elle, il n'est pas question d'élargir les heures d'ouverture sans concertation. "L'arrêté ministériel est rédigé pour couvrir l'entièreté des situations existantes. Pas pour élargir les heures d'ouverture sans concertation", précise-t-elle sur Twitter.

Les syndicats voient cependant dans cet arrêté une "provocation" à l'encontre de travailleurs débordés et exposés aux contacts avec les clients. "Les organisations patronales ont dit n'avoir pas vraiment l'intention d'utiliser cette mesure, donc on se demande pourquoi on l'a prise. C'est une mesure que personne ne veut", a lancé mercredi matin Robert Vertenueil, le président de la FGTB, sur La Première.

Dès mardi soir, la ministre fédérale de l'Emploi, Nathalie Muylle (CD&V), indiquait que l'élargissement des heures d'ouverture prévu par l'arrêté ne constituait pas une obligation. La Première ministre a donc précisé le propos du gouvernement, soulignant qu'il n'était pas question d'élargir les heures d'ouverture sans concertation. Pour lever le flou quant à son interprétation, le texte sera clarifié vendredi dans un nouvel arrêté, a ajouté Sophie Wilmès.

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