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Il faut sauver le soldat start-up, mais à quel prix ?

600 start-ups belges appellent à l'aide.

Des sociétés de capital-risque qui demandent le soutien de l’Etat, cette crise nous surprendra chaque jour. L’appel de plus de 600 start-ups belges à une garantie de l’État a eu le don de mettre la situation difficile dans laquelle se trouvent certaines de nos pépites sur le devant de la scène.

L’aide doit-elle prendre la forme d’une garantie sous forme de prêts? De la part des pouvoirs publics? On a connu le secteur plus inventif. Sortir la carte d’une garantie financière de l’Etat, cela ressemble aux réflexes des secteurs que les start-ups tentent de disrupter jour après jour. Au risque de rendre l’appel inaudible ? Non, l’urgence est là, les premiers soldats vont bientôt tomber.

Chaque crise apporte son lot de darwinisme cynique et froid. Certaines start-ups ne passeront pas celle-ci faute de liquidités. C’est l’occasion pour tout fondateur de start-ups ou de scale-ups de se prouver qu’il peut être agile, de rebondir, se réinventer et de le démontrer à ses investisseurs.

Les start-ups seront un élément clé de la relance économique du pays en sortie de crise.

Ce sont à ces investisseurs, bien avant l’Etat, de démontrer qu’ils peuvent dépasser le court-termisme qu’ils critiquent désormais tant quand ils envisagent la crise du coronavirus et qu’ils investissent les montants prévus dans les business auxquels ils croyaient encore il y a quelques semaines. D’autant que, sachez-le, les start-ups qui survivront à cette crise aujourd’hui seront des pépites demain. Les start-ups seront un élément clé de la relance économique du pays en sortie de crise. Tout le monde s’accorde sur ce point.

Ce qu’on attend, en bout de ligne, de nos dirigeants et des experts à la manœuvre, ce sont des idées et de l’agilité pour nourrir le moteur de ceux qui construiront le monde des affaires de demain. Pas des chèques en blanc.

Donnons à nos start-ups et scale-ups les clés pour être les fers de lance d’une reprise qui s’annonce difficile. En leur permettant d’engager rapidement et facilement quand tout reprendra, en les incluant dans les appels d’offres de tous les plans de relance qui seront mis en place (appelez-les comme vous voulez) et en utilisant, avec créativité, la boîte à outils fiscale qui existe (reports de cotisations, aides à l’embauche, exonérations…).

De l'aide oui, mais pertinente et pas à n'importe quel prix. On vous laisse quelques jours pour préparer votre pitch.

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