"Je comprends que des jeunes veuillent faire la fête, mais nous allons le payer" (Maggie De Block)

Paris a été le théâtre de rassemblements de jeunes similaires à ceux observés à Bruxelles la semaine dernière.

Le gouvernement n'a pas définitivement écarté la possibilité d'imposer le port du masque dans les magasins, a laissé entendre la ministre de la Santé Maggie De Block, interrogée dimanche sur les images récentes de rassemblements de jeunes faisant la fête.

Le débat sur les masques buccaux n'est pas clos. Si les paramètres sanitaires repartent dans le mauvais sens, il ne sera pas seulement question du port du masque mais aussi d'autres mesures, a mis en garde Maggie De Block sur le plateau du Zevende Dag (VRT), à la vue de festivités à Paris.

"Je comprends que des jeunes veuillent faire la fête, mais ce que l'on voit maintenant, nous allons le payer", a-t-elle ajouté. Actuellement, le port du masque en magasin est fortement recommandé, mais pas obligatoire comme le préconisent certains virologues.

Certains experts veulent une obligation

"Avec un masque, on peut mieux conscientiser la population. Une obligation aiderait à le faire."
Erika Vlieghe
Présidente du groupe d'experts en charge de la stratégie de déconfinement (GEES)

Erika Vlieghe, la présidente du groupe d'experts en charge de la stratégie de déconfinement (GEES), est de ceux-là. Elle fait observer que les chiffres les plus récents du nombre de contaminations montrent les effets d'une société qui s'ouvre à nouveau. On ne peut pas dire que c'est une conséquence de l'absence d'obligation de porter le masque, "mais l'inverse et bien vrai: avec un masque, on peut mieux conscientiser la population. Une obligation aiderait à le faire. Elle aurait l'avantage de la clarté".

31 sanctions administratives à Lommel

La police locale et la Ville ont infligé ce samedi 31 sanctions administratives communales (SAC) sur le site du Sahara à Lommel (Limbourg) pour plusieurs non-respect des règles visant à ralentir la propagation du Covid-19. Des centaines de jeunes s'y étaient rassemblés ces derniers jours pour bronzer ou même nager, alors que la baignade est interdite sur le site prisé des Bruxellois et des Liégeois.

Samedi, la police locale a reçu l'aide de la police fédérale pour mener une action sur ce site naturel, où quelque 300 personnes se sont massées dans l'après-midi. "Plusieurs sanctions administratives ont été infligées, notamment pour baignades, feux, barbecues et stationnements irréguliers. Tant que les nuisances continueront, de telles actions auront lieu régulièrement", a prévenu le chef de la police locale Bart Voordeckers dimanche. Le bourgmestre de Lommel Bob Nijs (CD&V) a rappelé que le Sahara est une réserve naturelle et non une zone de loisirs. Si les nuisances persistent, il envisage une interdiction de rassemblement durant les journées chaudes

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