L'adhésion au vaccin est en hausse dans plusieurs pays

Début février, 68% des Wallons affirmaient vouloir se faire vacciner, contre 75% de Flamands. Au Royaume-Uni, le taux d'adhésion s'élevait à 89% à la mi-février. ©AFP

Alors que les Belges se montraient plus frileux début février, l'adhésion au vaccin contre le Covid-19 était en hausse en France, en Suède et au Royaume-Uni.

Une étude internationale, publiée par le cabinet Kekst CNC ce lundi, rapporte que l'adhésion de la population au vaccin contre le Covid-19 est en hausse dans trois pays. L’enquête a été réalisée en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Japon, aux États-Unis et en Suède. Elle révèle que l’adhésion au vaccin s’est renforcée de façon significative en comparaison à la fin de l’année 2020.  Les Belges, en revanche, sont plus frileux.

L'enquête du cabinet Kekst CNC

L'enquête a été menée mi-février sur dix jours, sur des échantillons représentatifs de 1.000 adultes dans chaque pays couvert (France, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, États-Unis et Suède). La marge d'erreur est de 3,3% pour tous les pays.

En France, 59% des sondés se disent prêts à recevoir un vaccin (ou l'ont déjà fait), contre seulement 40% en décembre dernier. La hausse est encore plus spectaculaire en Suède, avec 76% de réponses favorables à cette question, contre 51% en septembre 2020. C'est au Royaume-Uni que le taux d'adhésion est le plus fort, avec 89%, au lieu de 65% en septembre dernier.

Les personnes interrogées sont néanmoins beaucoup plus critiques quant à l'efficacité du déploiement de la vaccination. Si 3 Britanniques sur 4 se félicitent de la mise en place rapide de la vaccination dans leur pays, le ratio s'effondre à 32% aux États-Unis, 22% en France et même 20% en Suède.

Dans la plupart des pays interrogés, la majorité des sondés souhaitent, avant tout, maintenir des mesures pour protéger la population, l'économie venant ensuite.

Un maintien des mesures

Dans la plupart des pays interrogés, la majorité des sondés souhaitent, avant tout, maintenir des mesures pour protéger la population, l'économie venant ensuite. Ainsi, six Britanniques sur 10 mettent la priorité sur la nécessité de limiter la propagation du virus plutôt que sur la protection de l'économie.

Le taux s'établit à 50% au Japon (contre 18% en faveur de l'économie) et à 47% en Allemagne et en Suède (contre respectivement 31% et 29%). Seuls les Français sont plus nombreux à souhaiter prioritairement un retour de l'activité économique (38% contre 36% en faveur de la limitation de la propagation).

68%
Des wallons
Début février, 68% des Wallons étaient favorables à l'idée de se faire vacciner, contre 75% de Flamands.

Une majorité des personnes sondées reste par ailleurs prudente face à une éventuelle levée des restrictions, même en cas de recul net du nombre de cas de Covid-19 et de décès.

Une confiance érodée chez les Belges

Le 11 février dernier, une étude réalisée par l’UCLouvain, l’ULB et l’UGent révélait que l’adhésion de la population belge à la vaccination était loin d'être acquise. Alors qu'en début d’année, les Belges étaient en moyenne 77% à être favorables au vaccin, les chiffres ont enregistré ensuite une légère baisse.

En Wallonie, 68% des répondants ont affirmé vouloir se faire vacciner, contre 75% en Flandre. Les résultats restent cependant nettement supérieurs à ceux de décembre 2020 (56% en moyenne) et peuvent s’expliquer par un retard de livraison des vaccins ou l’émergence des nouveaux variants.

Ces chiffres sont aussi en adéquation avec les résultats du baromètre de confiance des citoyens envers le gouvernement belge. Seuls 44,5% des francophones affirmaient avoir une confiance "moyenne ou élevée" envers le gouvernement, contre 50,2% de néerlandophones.

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