L'alimentation bio, future gagnante de la crise?

L'étude révèle que 25% des personnes interrogées affirment vouloir dépenser davantage pour des produits d'alimentation frais et biologiques. ©BELGAIMAGE

Une enquête indique que les consommateurs européens accorderaient la priorité à une alimentation saine et à l'éducation dans leurs dépenses pour les prochaines semaines. Les économies affecteraient d'abord les articles de mode.

Il ne s'agit évidemment que d'une enquête d'opinion et ses résultats sont à prendre avec des pincettes. Le Boston Consulting Group (BCG) a interrogé quelque 7.500 personnes en Italie, en France et au Royaume-Uni afin de savoir quels seraient les secteurs dans lesquels ils dépenseraient prioritairement leurs moyens dans les prochaines semaines et les prochains mois.

La période de confinement a naturellement bouleversé les habitudes des consommateurs et leur schéma de dépenses. BCG s'est intéressé à trois des principaux marchés européens pour tenter d'obtenir une idée de leur comportement à venir. Alors que l'Italie et la France pratiquent un confinement des plus stricts, les mesures sont un peu moins sévères au Royaume-Uni.

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Un quart des répondants affirment vouloir dépenser davantage dans l'alimentation biologique et les produits frais.

L'étude révèle que 25% des personnes interrogées affirment vouloir dépenser davantage pour des produits d'alimentation frais et biologiques. Il s'agirait là d'une des conséquences de l'enfermement forcé des dernières semaines, qui pousse une partie des consommateurs à manger et à vivre plus sainement.

Dans cette logique, les producteurs de vitamines et de compléments alimentaires, ainsi que les entreprises actives dans le secteur des soins de santé préventifs, devraient également voir leur chiffre d'affaires augmenter à court terme, selon le BCG. 

La mode et le luxe parmi les perdants

Les animaux de compagnie figureraient également parmi les gagnants de cette période. En plus d'avoir pu profiter de leurs maîtres, ces derniers déclarent vouloir leur consacrer plus de moyens dorénavant. La période de confinement serait également propice à l'introspection. Une partie des consommateurs réfléchirait ainsi plus à leur développement professionnel en ce moment et affiche la volonté d'investir plus dans l'enseignement, la formation et l'éducation.

Les perdants devraient cependant être bien plus nombreux. En première ligne figure le secteur de la mode et du luxe. Dans certaines régions, plus de 40% des personnes sondées indiquent qu'elles feront des économies dans ce poste. Les transports publics, l'alcool, le tabac et, plus étonnant, les jouets sont des secteurs dans lesquels les répondants indiquent vouloir réduire leurs frais.

De manière générale, 79% des Italiens affirment avoir réduit leurs dépenses depuis le début confinement, contre 49% des Français et 32% des Britanniques. Reste à voir si les sondés respecteront ces déclarations d'intention et surtout dans quel contexte économique (morose) ils viendront à évoluer.

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