L'OMS prévient qu'un vaccin anti-Covid ne suffira pas pour vaincre la pandémie

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Un optimisme général est perceptible depuis que Pfizer et BioNTech ont annoncé de bonnes nouvelles concernant leur vaccin contre le Covid-19. L'Organisation mondiale de la santé tente de le tempérer.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a prévenu lundi qu'un vaccin ne suffira pas à lui tout seul à vaincre la pandémie de Covid-19. "Un vaccin va compléter les autres outils que nous avons, pas les remplacer", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors de la tenue du conseil exécutif de l'agence qu'il dirige.

Concernant le vaccin, le directeur général, comme plusieurs de ses adjoints, se sont employés ces derniers jours à tempérer l'optimisme qui s'est fait jour la semaine dernière quand Pfizer et BioNTech ont annoncé que des données préliminaires des essais de leur vaccin en phase III montraient une efficacité de 90%.

"Au départ, les quantités seront limitées et, par conséquent, les personnels soignants, les personnes âgées et celles à risque auront la priorité."
Tedros Adhanom Ghebreyesus
Directeur général de l'OMS

"Au départ, les quantités seront limitées et, par conséquent, les personnels soignants, les personnes âgées et celles à risque auront la priorité et nous espérons que cela va faire baisser le nombre de morts et permettre aux systèmes de santé de résister", a souligné le directeur général de l'OMS. "Mais cela laissera encore beaucoup de champ au virus pour opérer", a-t-il mis en garde, exhortant à ne pas prématurément mettre fin aux mesures qui permettent de contrôler l'expansion du Covid-19, comme les tests, la quarantaine, le suivi des cas contacts, etc.

Les premiers vaccins attendus début 2021 en Europe

En Europe, l'Agence européenne du médicament (EMA) a mis sur pied une procédure accélérée, qui lui permet d'examiner les données de sécurité et d'efficacité des vaccins au fur et à mesure de leur parution, avant même qu'une demande formelle d'autorisation soit déposée par le fabricant. Moderna est devenu lundi le troisième projet de vaccin soumis à cet "examen continu", après ceux d'Oxford/AstraZeneca puis de Pfizer/BioNTech début octobre.

Les vaccinations dans l'Union européenne pourraient commencer "au premier trimestre 2021" dans un scénario "optimiste", avait dit la semaine dernière la directrice de l'agence européenne en charge des épidémies.

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