La Belgique recherche 2.000 enquêteurs pour faire face à la crise du coronavirus

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Ces enquêteurs ainsi qu’une application devraient permettre d’éviter une deuxième vague de contamination.

La Wallonie, Bruxelles et la Flandre comptent recruter 2.000 enquêteurs qui seront chargés d’identifier les citoyens potentiellement contaminés par le coronavirus. Il s’agit de "contact tracers" qui tenteront d’identifier avec qui les personnes infectées ont été en contact. Ces personnes seront alors invitées à se faire tester. Ceux qui seront déclarés porteurs du virus devront ensuite s’isoler pendant deux semaines.

Ce "contact tracing" s’inscrit dans la stratégie d’abandon progressif des mesures de confinement les plus strictes. À l’heure actuelle, les citoyens doivent rester chez eux et éviter autant que possible tout contact physique, mais l’objectif est de réduire progressivement ces mesures à partir du 4 mai. Dans le cas contraire, les dégâts causés à l’économie pourraient devenir gigantesques.

Contact tracing

La forte contagiosité du Covid-19 ne permet pas de revenir rapidement à une situation normale. Si la vie reprenait comme avant, le virus recommencerait à se propager et en quelques semaines, les hôpitaux se retrouveraient à nouveau à leur capacité maximale. Un second lockdown serait inévitable.

L’exemple de pays étrangers nous apprend qu’un second confinement ne peut être évité qu’en éteignant tout nouveau foyer de contamination, ce qui n’est possible que grâce au contact tracing. C’est la tactique appliquée par les pouvoirs publics lorsque le virus est arrivé d’Italie, mais à cause d’un manque de contact tracers, elle s’est révélée insuffisante.

"Il s’agit d’un nombre important de personnes, mais heureusement, la formation n’est pas très difficile. Quelques heures de cours peuvent suffire."
Une source proche du dossier

La formation des enquêteurs relève des compétences des Régions. Hier, au cours d’une réunion des ministres de la Santé, les Régions ont discuté de la manière dont elles comptaient organiser le suivi des patients. La Wallonie a besoin de 600 enquêteurs, Bruxelles de 200 et la Flandre de 1.200. "Il s’agit d’un nombre important de personnes, mais heureusement, la formation n’est pas très difficile. Quelques heures de cours peuvent suffire", explique une personne proche du dossier.

L'app nécessaire

Le Covid-19 se propage tellement vite qu’en plus des contact tracers, il est nécessaire de recourir à une app. Ceux qui la téléchargeront pourront savoir, sur base des connexions bluetooth, avec qui ils sont entrés en contact. Si l’une de ces personnes est testée positive au coronavirus, ils en seront automatiquement informés et devront se soumettre à un test.

Les virologues estiment que si 60% de la population téléchargent l’app et si 60% des utilisateurs respectent les instructions, le virus ne pourra plus se propager.

Le ministre de l’Agenda numérique Philippe De Backer (Open VLD) est en train d’élaborer un cadre réglementaire pour légaliser l’utilisation de l’app. Il reviendra ensuite aux Régions de déterminer avec quel développeur d'app ils souhaitent collaborer. Les Régions ont déjà indiqué qu’elles souhaitaient utiliser une seule et même application.

Les virologues estiment que si 60% de la population télécharge l’app et si 60% des utilisateurs respectent les instructions, le virus ne pourra plus se propager. Les expériences de pays étrangers indiquent toutefois que ces 60% sont trop ambitieux.

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