La Commission obtient 300 millions de doses en plus du vaccin Pfizer

Pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l'Europe dispose désormais d'un nombre suffisant de doses du vaccin contre le coronavirus. ©via REUTERS

Afin d'accélerer la campagne de vaccination contre le Covid-19, la Commission européenne a étendu son accord avec BioNTech-Pfizer, pour 300 millions de doses supplémentaires.

Critiquée pour la lenteur au démarrage de sa campagne de vaccination contre le coronavirus, l'Europe met les bouchées doubles. La Commission européenne a annoncé ce vendredi la conclusion d'un accord avec les entreprises pharmaceutiques Pfizer et BioNTech pour acheter 200 millions de doses supplémentaires du vaccin contre le Covid-19, avec la possibilité d'acquérir 100 millions de doses supplémentaires.

L'Union européenne peut désormais compter sur un total de 600 millions de doses de ce vaccin, le contrat initial conclu en juillet dernier prévoyant 300 millions d'unités. "Nous avons convenu de modifier le contrat à la hausse, nous pourrons multiplier par deux le nombre de doses", a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse. En outre, "75 millions de doses supplémentaires seront disponibles au deuxième trimestre, le reste sera livré aux troisième et quatrième trimestres", a-t-elle ajouté.

"Avec ces deux vaccins autorisés nous disposons des doses nécessaires pour vacciner 380 millions d'Européens, soit 80% de la population."
Ursula von der Leyen
Présidente de la Commission européenne

Ursula von der Leyen s'est également félicitée de l'autorisation de mise sur le marché du vaccin développé par Moderna. "Avec ces deux vaccins autorisés, nous disposons des doses nécessaires pour vacciner 380 millions d'Européens, soit 80% de la population", a-t-elle poursuivi.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a salué l'annonce de la Commission. "Cela signifie que nous pourrons également accélérer les campagnes de vaccination dans notre pays", a-t-il réagi.

Un portefeuille de 2,3 milliards de doses

L'UE dispose désormais d'un portefeuille de 2,3 milliards de doses de vaccin. "C'est plus qu'assez pour vacciner tout le monde", a insisté la présidente de la Commission, ajoutant que "l'Union européenne doit aussi penser aux pays voisins".

Ces derniers mois, la Commission européenne a signé des contrats-cadres d'achats pour six vaccins auprès des laboratoires Pfizer/BioNTech, Moderna, Johnson & Johnson, AstraZeneca, CureVac et Sanofi. Chaque État européen a droit à une part de ce stock proportionnellement à sa population.

Des capacités de production insuffisantes

La campagne de vaccination en Europe a commencé le 27 décembre dernier, avec le vaccin Pfizer/BioNTech. Mais l'administration du vaccin a démarré lentement, en comparaison avec d'autres pays hors de l'UE. Au 1er janvier, la France et la Belgique avaient vacciné quelques centaines de personnes à peine. Les Pays-Bas, le Royaume-Uni et Israël avaient déjà injecté plus d'un million de doses. Aux États-Unis, elles étaient administrées au rythme de 500.000 par jour.

"Tous les États membres font de leur mieux pour aller de l'avant, c'est un challenge logistique car il faut respecter la chaîne du froid."
Ursula von der Leyen
Présidente de la Commission européenne

La présidente de la Commission a pris la défense des États européens, dont les programmes de vaccination ont été remis en cause. "Tous les États membres font de leur mieux pour aller de l'avant, c'est un challenge logistique car il faut respecter la chaîne du froid", a réagi Ursula von der Leyen, reconnaissant toutefois que "les capacités de production ne sont pas encore suffisantes". Mais "on ne peut pas vacciner tout le monde d'un coup, on doit avancer étape par étape", a-t-elle insisté.

Le vaccin BioNTech/Pfizer peut "neutraliser" les variants britannique et sud-africain

Le vaccin de BioNTech/Pfizer semble efficace contre une "mutation clé" des variants britannique et sud-africain du coronavirus, selon le résultat de travaux communiqués vendredi par le laboratoire BioNTech.

"Les anticorps des personnes ayant reçu le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 neutralisent efficacement le SRAS-CoV-2 avec une mutation clé qui se trouve également dans deux souches hautement transmissibles" identifiées en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, indique le laboratoire dans un communiqué.

L'une des limites de cette étude succincte, soulignée par les auteurs eux-mêmes, est qu'elle ne porte pas sur l'ensemble des mutations présentes sur ces variants.

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