La Commission s'accorde avec Sanofi-GSK pour 300 millions de doses d'un vaccin potentiel

Le site de GSK à Wavre. ©AFP

La Commission européenne et les firmes pharmaceutiques Sanofi-GSK ont signé un contrat pour l'achat de doses d'un futur vaccin contre le Covid-19, le deuxième du genre après celui conclu avec AstraZeneca.

Après l'accord conclu avec AstraZeneca en août dernier, la Commission européenne a signé un deuxième contrat d'envergure avec les firmes Sanofi-GSK concernant leur futur vaccin potentiel contre le coronavirus. Celui-ci permettra à tous les États membres de l'UE d'acheter jusqu'à 300 millions de doses de ce vaccin, pour autant qu'il ait démontré sa sûreté et son efficacité. Sanofi et GSK ont commencé les essais cliniques de leur vaccin ce mois-ci et visent à atteindre la phase finale des essais d'ici décembre.

En cas de succès, et sous réserve de considérations réglementaires, les deux firmes espèrent mettre le vaccin à disposition pour le second semestre 2021. En échange du droit d'acheter un nombre défini de doses de vaccin dans un délai donné, la Commission finance une partie des investissements initiaux engagés par les producteurs de vaccins, sous la forme de contrats d'achat anticipé. Le financement accordé est considéré comme un acompte sur les vaccins qui seront effectivement achetés par les États membres.

"Dans l'ensemble, GSK ne vise pas à tirer profit des ventes de son portefeuille de collaborations pour les vaccins Covid-19 et réalisées au cours de cette phase pandémique. Les bénéfices générés seront investis pour soutenir la recherche liée aux coronavirus et la mise en œuvre d'un plan de préparation de pandémie à long terme, soit au travers d'investissements internes à GSK, soit par le biais de partenariats externes", a commenté la firme.

D'autres échanges en cours

300 millions
de doses
Le contrat passé avec les firmes Sanofi-GSK permettra à tous les États membres de l'UE d'acheter jusqu'à 300 millions de doses du vaccin contre le coronavirus qu'elles développent.

Le contrat signé avec AstraZeneca prévoyait également la fourniture de 300 millions de doses, mais il s'agissait, dans ce cas-là, d'une somme minimum. L'entreprise britannique avait rapidement convenu avec l'Union européenne de fournir jusqu'à 400 millions de doses de son potentiel vaccin au Covid-19 (avec une option pour 100 millions supplémentaires), portant son propre objectif d'approvisionnement mondial à 3 milliards de doses du vaccin contre le nouveau coronavirus.

La Commission poursuit, en outre, ses échanges en vue d'accords similaires avec d'autres fabricants de vaccin. Fin août, elle a notamment bouclé des discussions préliminaires avec la firme biopharmaceutique allemande CureVac pour aboutir à un contrat d'achat anticipé d'un vaccin potentiel. Le contrat envisagé vise l'achat initial de 225 millions de doses pour le compte des États membres de l'UE, à fournir une fois que l'innocuité et l'efficacité d'un vaccin contre le Covid-19 auront été démontrées. La Commission est également en discussion avec les firmes Johnson & Johnson, Moderna et BioNTech.

Avec de tels contrats, les États membres pourront aussi donner des doses réservées à des pays à revenu faible et intermédiaire, selon la volonté de l'UE de rendre le vaccin accessible à travers le monde.

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