La consommation de gaz naturel en forte diminution

La fermeture de nombreuses PME a un fort impact sur la consommation de gaz. ©EPA

Par l'effet combiné de la hausse des températures et du confinement, la consommation de gaz naturel en Belgique a chuté de près de 28% par rapport à la semaine du 2 mars.

Le confinement marque aussi de son empreinte la consommation en gaz naturel du pays. C'est ce qui ressort des observations de Fluxys, le gestionnaire du réseau gazier belge. En effet, d'après l'entreprise, la consommation totale de gaz a chuté de près de 28% depuis la semaine du 2 mars dernier

-28%
Consommation de gaz en Belgique
La consommation totale de gaz a chuté de près de 28% depuis la semaine du 2 mars dernier.

Selon Laurent Remy, le porte-parole de Fluxys, cette diminution importante est à imputer aux mesures de confinement prises par le gouvernement, mais pas uniquement. "La hausse des températures observées ces dernières semaines n'est pas à négliger lorsque l'on constate cette baisse de la consommation", explique Laurent Remy.

Les centrales au gaz fournissent la flexibilité

Lorsque l'on considère le détail de cette chute de prélèvement de gaz au réseau, on remarque que les PME, souvent contraintes à fermer leurs portes en cette période de crise sanitaire, ont pesé lourd dans la balance. De plus, la mise à l'arrêt progressive de certaines installations du secteur de l'industrie auront également contribué à la baisse totale, puisque Fluxys enregistre une diminution de l'ordre de 13,7% de la consommation de gaz dans le secteur industriel sur les trois dernières semaines.

"On constate que les centrales nucléaires maintiennent leur niveau de production, et que ce sont en grande partie les centrales électriques au gaz qui compensent en modulant leur prélèvement."
Laurent Remy
Porte-parole de Fluxys

Mais le plus gros de la chute est très largement à imputer aux centrales de production d'électricité à partir de gaz. En effet, étant donné le recul de la consommation d'électricité, lui aussi imputable au confinement, les centrales au gaz se retrouvent nettement moins sollicitées qu'en temps normal (-55% depuis le 2 mars). "On constate que les centrales nucléaires maintiennent leur niveau de production, et que ce sont en grande partie les centrales électriques au gaz qui compensent en modulant leur prélèvement", détaille encore Laurent Remy.

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