La PME belge OncoRadiomics va utiliser l'intelligence artificielle contre le Covid-19

La spécialité initiale d'OncoRadiomics est l’analyse des images dans le domaine du cancer. ©REUTERS

La société de technologie médicale OncoRadiomics, située à Liège, va diriger un projet international utilisant l’intelligence articifielle pour aider au diagnostic du virus SARS-CoV-2.

La société de technologie médicale liégeoise OncoRadiomics va piloter un consortium international qui va développer un outil de diagnostic utilisant l’intelligence artificielle pour améliorer la lutte contre le coronavirus. Avoir recours à l’intelligence artificielle pour trier les patients atteints du Covid-19 et fournir un diagnostic le plus pertinent possible est le but du projet "Dragon", qui rassemble une vingtaine de partenaires, dont des PME innovantes, des instituts de recherche universitaires et des hôpitaux, ou encore des sociétés du secteur biotechpharmaceutique.

Une infrastructure européenne

Ce projet très international – les participants sont situés en Belgique, en Chine, en Italie, aux Pays-Bas, en Suisse et au Royaume-Uni – vient de recevoir de la part de l’IMI (Innovative Medicines Initiative) un feu vert pour une subvention de 11,4 millions d’euros. Né d’une initiative conjointe de la Commission européenne et de la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques, l'IMI est un des plus grands partenariats public-privé au monde consacré aux sciences de la vie.

1,6
million d'euros
OncoRadiomics recevra 1,6 million d’euros dans le cadre du projet Dragon.

Le rôle d’OncoRadiomics sera de mettre sur pied avec ses partenaires "une infrastructure européenne permettant une utilisation décentralisée des analyses d’image, qui est notre spécialité" a expliqué Wim Vos, le CEO de l’entreprise liégeoise. "Le projet va essentiellement utiliser l’intelligence artificielle pour sélectionner les patients et les meilleurs traitements dans le cadre du Covid-19" a précisé de son côté Philippe Lambin, fondateur et chief scientific advisor (CSA) de la société, qui emploie une vingtaine de personnes. Celle-ci recevra 1,6 million d’euros et une autre PME liégeoise, MedC2 (Medical Cloud Company), se voit octroyer de son côté 850.000 euros. Cette start-up développe des applications pour l’accompagnement des patients et des médecins. Les patients auront donc la possibilité d'utiliser eux-mêmes certains des outils développés, afin de faciliter une médecine participative.

"Le projet va essentiellement utiliser l’intelligence artificielle pour sélectionner les patients."
Philippe Lambin
Fondateur d'OncoRadiomics

OncoRadiomics, dont la spécialité est l’analyse des images dans le domaine du cancer, avait déjà développé un logiciel capable de déterminer, sur base d’un scanner, si un patient est atteint du Covid-19, ce qui permet de lever le doute en cas de faux résultat éventuel des tests. Une plateforme développée par un laboratoire de l'Université de Maastricht – où est née OncoRadiomics – permet de son côté d’intégrer différents types de données médicales disponibles et d’évaluer le risque de maladie grave nécessitant une ventilation mécanique ou entraînant le décès.

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