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La sphère du private equity continue de tourner

Malgré des avions bloqués sur le tarmac par la crise du coronavirus, l'exit du fonds d'investissement américain HIG dans Aviapartner a tout de même pu se concrétiser par exemple. ©Bart Dewaele/ID

Seuls 20% environ des acteurs du secteur ont dû mettre un terme à des deals ou à leur activité de ciblage.

Si le monde des affaires a largement marqué un coup d'arrêt ces dernières semaines, la sphère du private equity a, elle, continué de tourner ces dernières semaines à en croire un coup de sonde mené auprès de 300 fonds européens, family offices et holdings, réalisé par le cabinet spécialisé en fusions et acquisitions Allyum.

Et ce, en grande partie parce que leurs gestionnaires ont eu fort à faire pour venir en soutien des sociétés en portefeuille. Renégociation de l'endettement au passage, dans le cas d'opérations de leveraged buyout.

-1 à -2x
multiples
Le secteur prévoit une légère érosion des multiples, avec des ratios entre valeur d'entreprise (EV) et ebitda qui devraient reculer, selon trois participants sur quatre, d'1 à 2x.

Alors, il est clair qu'un ralentissement de l'activité s'est fait sentir. Mais seuls 20% environ des acteurs consultés ont dû mettre fin à des deals en cours ou arrêter leurs activités de recherche de la perle rare. Et ce notamment parce que la pression des investisseurs, qui ont consenti des capitaux dans les fonds en question, s'est fait sentir, les poussant à devoir avancer.

D'autant que le moment est, dans une certaine mesure, propice, avec des conditions sensiblement meilleures que lors du pic des valorisations constaté en février dernier. A ce titre, il est à souligner que la quasi-totalité des répondants s'attendent désormais à une érosion des multiples, avec des ratios entre valeur d'entreprise (EV) et ebitda qui devraient reculer, selon trois participants sur quatre, d'1 à 2 x - une donne qui aura de quoi aussi affecter les exits.

Enfin, un dernier effet de la crise est à noter: près d'un acteur du private equity sur trois entend désormais investir dans des entreprises moins à risque demain, là où seuls 22% disent viser des entreprises frappées par des difficultés.

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