La vente en ligne aura-t-elle suffisamment séduit les Belges?

Les Belges auront-ils plus recours au commerce en ligne et aux livraisons à domicile après le confinement? ©Tim Dirven

Vêtements, produits culturels, électroniques, etc. Les Belges se les sont fait livrer à domicile pendant le confinement, mettant souvent les services de livraison au défi de suivre la cadence. Mais après le confinement, l'engouement pour le commerce en ligne tiendra-t-il?

Il y a les produits alimentaires, et il y a tout le reste. Assignés à résidence mais pas privés de cartes bleues, les Belges ont continué à consommer pendant le confinement, mettant souvent les services de livraison au défi de suivre la cadence imposée. Enfin, si ces services ont semblé plus sollicités qu'à l'accoutumée, c'est surtout du fait des mesures inédites imposées par la situation, pas tellement à cause d'une explosion des commandes en ligne. Chez Bpost par exemple, les volumes de colis traités par jour sont restés stables, allant de 250.000 à 300.000 colis par jour. Pour DPD, en revanche, une hausse de 20 à 30% des livraisons sur le territoire est à signaler.

20 à 30%
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DPD a enregistré une hausse de 20 à 30% des livraisons sur le territoire pendant le confinement.

En réalité, si la demande en ligne pour des produits "de première nécessité" (alimentation, produits pour animaux, produits de beauté, etc.) a augmenté de façon spectaculaire, elle s'est plutôt tassée pour tout le reste. Néanmoins, il ne fait aucun doute que le confinement aura permis à beaucoup de consommateurs de se familiariser avec l'e-commerce et la livraison à domicile. La question à se poser est donc celle de la continuation de ces "habitudes" au-delà de la crise. Et si tel est le cas, les spécialistes de la livraison devront s'adapter.

Boule de cristal

Évidemment prédire les habitudes de consommation futures des Belges revient à regarder dans une boule de cristal. À ce jeu-là, les services de livraison se frottent peu mais semblent tabler plutôt sur un retour à la normale. Frank Jahn, le directeur marketing de DPD pour le Benelux, qui nous confiait ses difficultés à tenir le choc de la hausse de la demande au plus fort du confinement, prévoit, de son côté, "une légère baisse, de 10 à 15% des commandes en ligne mais une hausse importante des colis livrés en B2B à partir du 4 mai et la réouverture des commerces."

10 à 15%
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DPD estime que les commandes en ligne baisseront de 10 à 15% après le confinement ainsi qu'une recrudescence des commandes en B2B.

En définitive, seul l'avenir dira si les habitudes de consommation auront changé pour de bon. Seule certitude, la crise du coronavirus aura mis les services de livraison sous le feu des projecteurs et, si ce n'est pour quelques délais rallongés çà et là, coursiers et livreurs ont démontré qu'ils étaient en mesure de répondre présent.

Finalement, et à l'image de ces restaurants s'étant inscrit sur Deliveroo, Takeaway ou Uber Eats, ou de ces libraires ayant développés leurs propres services de livraison pendant le confinement, il reviendra donc surtout aux commerçants de proposer l'alternative e-commerce à leurs clients, afin d'embrasser le mouvement, désormais connu de presque tous.

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