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Le 4 mai, jour de relance pour les entreprises

©Photo News

Le Conseil national de sécurité a décidé ce vendredi soir que les firmes actives dans le "business-to-business" pourront reprendre leurs activités à compter du 4 mai.

C’est une étape logique dans le déconfinement. S’il faut permettre une reprise d’activité du côté des entreprises, mieux vaut commencer par celles qui ne sont pas en contact avec le consommateur final, le particulier. Le Conseil national de sécurité (CNS) a donc décidé ce vendredi soir que les firmes actives dans le "business-to-business", c’est-à-dire celles qui opèrent d’entreprise à entreprise, pourront reprendre leurs activités à compter du 4 mai, si d’ici là la situation sanitaire le permet.

A noter, "le télétravail reste la norme dans la mesure du possible", a insisté la Première ministre Sophie Wilmès, puisqu’on ne fait pas mieux en matière de distanciation sociale. Dans tous les cas, le respect des consignes sanitaires et des gestes barrières permettant de bloquer la propagation du coronavirus restent évidemment de mise. Le 11 mai, ce seront les commerces qui pourront rouvrir, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité.

Il était important de donner une perspective au monde de l’entreprise, qui peut maintenant se caler sur un (début de) calendrier. Derrière ces dates, c’est en effet l’avenir de centaines de milliers d’emplois qui sont en jeu. Certes, des mesures fortes ont rapidement été prises pour donner de l’oxygène aux entreprises: chômage temporaire étendu, garantie bancaire, primes régionales, etc. De quoi tenir le coup temporairement, mais rien ne vaut pour une entreprise de tourner, de produire et de vendre sa production.

Mais "il ne faut pas se leurrer: il y aura des dégâts et une partie du chômage temporaire actuel deviendra structurel. Nous devons tout faire pour éviter ce glissement", situait cette semaine Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale et coprésident de l’Economic risk management group (ERMG), groupe de travail chargé par le gouvernement fédéral de mesurer l’impact de la crise et de lui proposer des mesures de soutien. Or, pour éviter les faillites et les pertes durables d’emplois qui vont avec, rien ne vaut un redémarrage de l’activité. Même progressif.

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