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Magasins et écoles fermés, 1 seule personne chez soi, télétravail obligatoire: la Belgique se reconfine

La Belgique se reconfine pour au moins un mois, les magasins non-essentiels devant fermer leurs portes et les visites à la famille et aux amis étant interdites. Les écoles sont fermées jusqu'au 15 novembre. Ces mesures entrent en vigueur à partir de ce lundi 2 novembre, jusqu’au 13 décembre.
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    Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis.

  • Les magasins de bricolage et les jardineries peuvent rester ouverts

    Les magasins de bricolage et les jardineries peuvent rester ouverts, a déclaré ce vendredi soir le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) après la conférence de presse du Comité de concertation.

    Ces magasins avaient dû fermer dans un premier temps lors du confinement de mars. "Il n'y a pas eu de discussion à ce sujet cette fois-ci", a déclaré M. Vandenbroucke, ajoutant que les gens peuvent également aller faire réparer leur vélo ou leur voiture. "Les gens peuvent toujours commander et récupérer leur achat devant la porte du magasin. Nous devons simplement éviter qu'ils entrent, sinon nous aurons à nouveau trop de contacts et c'est ce que veut le virus".

  • L'Absym se réjouit que les soins courants puissent se poursuivre

    L'Association belge des syndicats de médecins (Absym) se réjouit que les généralistes et les spécialistes extra-hospitaliers puissent continuer à exercer les soins courants. Contrairement au lockdown du printemps, ils peuvent poursuivre les soins non urgents dans leur cabinet. Au sein des hôpitaux, les médecins spécialistes peuvent continuer à consulter pour les soins courants, dans la mesure où l'organisation des soins pour les patients Covid-19 le permet.

    Aucune restriction n'est prévue en dehors des hôpitaux, se félicite l'Absym, ni pour les médecins généralistes ni pour les spécialistes extra-hospitaliers en ce qui concerne les consultations, pour autant que les mesures d'hygiène soient strictement respectées. "Il est vital pour les patients que les médecins soient autorisés à garder les portes de leur cabinet ouvertes", souligne l'organisation, estimant "raisonnable que le gouvernement n'intervienne plus de manière aussi drastique qu'au printemps dernier".

  • "Sauvons le petit commerce et consommons local", déclare le SNI

    Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) réclame de nouvelles mesures de soutien massives et uniformes dans tout le pays, après l'annonce de mesures renforcées contre le coronavirus. "Il faut que le take away soit au maximum étendu aux commerces non essentiels qui ne vendent pas de nourriture et que les secteurs qui le peuvent travaillent autant que possible sur rendez-vous", déclare la présidente de l'organisation Christine Mattheeuws.

    Le syndicat demande aussi que les mesures touchant les commerces soient évaluées rapidement, dès "la mi-novembre au moment où les écoles, qui sont, elles, des foyers de contamination, pourront rouvrir". "Il devra y avoir une liste claire de ce qui est essentiel et de ce qui ne l'est pas", poursuit le SNI, soulignant que le concept a également évolué pendant la crise.

    "Les gens ont besoin de nourriture non seulement pour le corps mais aussi pour l'esprit." L'organisation craint un "massacre financier sans précédent". "Au moins la moitié des commerçants n'ont déjà que peu ou pas de réserves", souligne Mme Mattheeuws. Le SNI demande donc au gouvernement d'investir dès que possible dans des coachs d'entreprise. "Car ce virus crée une onde de choc sans précédent pour tout le monde et nous devons être en mesure de réagir rapidement, efficacement et de manière justifiée une fois que ces nouvelles restrictions seront derrière nous."

  • Le gouvernement flamand prend encore diverses mesures

    Le gouvernement flamand a décidé ce vendredi de subventionner 400 lits dans des centres de revalidation et des instituts de convalescence pour les réserver à des patients Covid qui peuvent quitter l'hôpital mais pas encore rentrer chez eux. Il a également conféré aux contrôleurs De Lijn le pouvoir d'infliger une amende administrative de 250 euros aux passagers des transports en commun qui ne porteraient pas de masque.

    Comme ce fut le cas lors de la première vague, il a aussi à nouveau autorisé aux corbillards de transporter plusieurs défunts. L'exécutif flamand a en outre suspendu l'obligation d'un deuxième contrôle médical avant une crémation, une mesure destinée à soulager la charge de travail des médecins. Ce deuxième contrôle était exigé pour détecter un éventuel décès suspect.

    Il a également réintroduit la compensation pour les parents d'enfants qui ne peuvent être reçus dans les structures de gardiennage.

  • L'ACFF suspend également ses compétitions pours les jeunes de 6 à 13 ans

    L'Association des clubs francophones de football (ACFF), l'aile francophone de la fédération, a annoncé la suspension de ses championnats de jeunes, allant des moins de 6 ans au moins de 13 ans inclus, à partir de ce samedi 31 octobre. Une décision prise en concertation avec la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). "Les matchs amicaux, stages et entraînements sont autorisés pour ces catégories, dans le respect du protocole qui a été envoyé ce mercredi 28 octobre à tous les clubs", précise l'ACFF dans un communiqué.

    "L'ACFF s'inscrit ainsi dans la volonté des différentes autorités politiques et sanitaires, et plus particulièrement de Madame la Ministre des Sports de la FWB (Valérie Glatigny, ndlr), en autorisant ces activités qui contribuent au bien-être physique et mental des jeunes joueurs en ces temps difficiles, tout en veillant à assurer un environnement de football sécurisé et agréable." "En ce qui concerne les matchs de ces samedi et dimanche qui étaient prévus au calendrier pour ces catégories, les clubs respectifs peuvent donc les maintenir en tant que matchs amicaux", conclut l'ACFF.

  • Près de 50.000 nouveaux cas et 545 nouveaux décès en France

    La France a enregistré ce vendredi 49.215 nouveaux cas de contamination au coronavirus en 24 heures. Ce nombre quotidien de nouveaux cas reste proche du record de 52.010 atteint dimanche dernier. Il s'élevait à 47.637 jeudi. Le bilan de l'épidémie s'établit à 36.565 morts, contre 36.020 jeudi, soit 545 nouveaux décès en une journée, selon les données fournies par SPF. Le taux de positivité des tests a grimpé à 20%, contre 19,4% la veille.

  • Un "confinement strict" car un report n'était plus possible, selon Marc Van Ranst

    Le virologue Marc Van Ranst parle d'un "confinement strict". "La population s'attendait à cela, il faut donc oser le nommer", a-t-il indiqué ce vendredi soir à VTM Nieuws. Selon Van Ranst, aucun report n'était possible. "C'était la réunion de la dernière chance. C'était vraiment le moment de prendre les mesures les plus sévères", a-t-il expliqué. Selon le virologue, un confinement devrait durer au moins quatre semaines pour être utile, mais il s'attend à un moment de réévaluation.

    Van Ranst reconnaît que le confinement ne sera pas facile pour de nombreuses personnes et que des semaines sombres sont à venir. "Il sera plus important que jamais de rester en contact par d'autres moyens", a-t-il déclaré. "Un coup de téléphone de trop vaudra mieux qu'un de trop peu." Les mesures de confinement renforcées seront d'application pendant un mois et demi, à partir de la nuit du dimanche 1er novembre au lundi 2 novembre. "Nous ferons tout notre possible pour pouvoir célébrer les fêtes de fin d'année d'une manière raisonnablement normale", a ajouté Van Ranst.

    "Mais ne vous attendez pas à ce que les grandes fêtes de famille puissent avoir lieu." Le virologue trouve "un peu ennuyeux" que le couvre-feu ne soit pas le même dans tout le pays, même si cela ne fera pas une grande différence dans la pratique. "À part pour sortir le chien, vous n'avez pas beaucoup de raisons de sortir la nuit." Le fait que les déplacements non-essentiels ne soient pas interdits n'aura pas d'impact négatif majeur sur les chiffres du coronavirus, selon lui. Cette décision a été prise parce que la limitation de la liberté de mouvement avait été "très accablante" lors du précédent confinement.

  • Les coiffeurs craignent une catastrophe sans mesures de soutien supplémentaires

    Les coiffeurs de Belgique parlent de conséquences "catastrophiques" maintenant qu'il a été imposé aux salons de fermer leurs portes pendant au moins six semaines. "Nous sommes surpris, car nous avons fait beaucoup d'efforts. S'il n'y a pas de soutien, il ne sera pas possible pour de nombreux coiffeurs de rouvrir leurs portes", a déploré Jef Vermeulen de la fédération professionnelle Coiffure.org.

    Selon les coiffeurs, peu d'infections sont à reprocher aux salons de coiffure qui ont fait d'énormes efforts ces derniers mois pour que tout soit aussi sûr que possible. "Alors même que nous sommes confrontés à la période la plus chargée de l'année, nous devons refermer nos portes. C'est douloureux", a souligné Jef Vermeulen. Le secteur réclame de toute urgence de nouvelles mesures de soutien visant à empêcher de nombreux faillites. "Ces mesures doivent au moins être similaires à celles de soutien aux restaurateurs", a poursuivi Jef Vermeulen. "J'espère aussi que le gouvernement contrôlera le travail non déclaré, car le but n'est pas que les coiffeurs aillent exercer leur art à domicile".

  • Les magasins craignent une perte de 4 milliards d'euros, une "catastrophe" pour Comeos

    La fermeture des magasins non essentiels entraîne une perte de plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par jour, selon Comeos. Six semaines de fermeture représenteront un manque à gagner de 4 milliards d'euros, prévient  l'organisation sectorielle du commerce et des services. "Une catastrophe", selon son CEO Dominique Michel. Il demande un vaste programme de soutien, des milliers d'emplois étant menacés.

    "Nous comprenons la décision parce que la santé publique est primordiale, mais c'est un autre coup dur pour le secteur qui est déjà en difficulté", a souligné Dominique Michel dans un communiqué de presse. Des milliers d'emplois sont en danger, souligne le communiqué. La fédération sectorielle demande donc une exonération des cotisations de sécurité sociale pour le troisième trimestre. De plus, par analogie avec la France, il devrait y avoir une intervention dans les frais de location. Comeos demande également la fin de toutes les taxes que les magasins doivent payer. Il s'agit, par exemple, des frais de stationnement ou des taxes sur la publicité lumineuse. "Il n'est pas possible que le gouvernement ferme les magasins et continue en même temps à percevoir des impôts."

  • "Les conséquences économiques seront pires", selon l'UCM

    "La nouvelle mise sous cloche du pays décidée ce vendredi était devenue inévitable. Pour les dizaines de milliers d'indépendants et de chefs de PME concernés, c'est une catastrophe pire que celle de mars", estime vendredi l'Union des classes moyennes (UCM), à la suite des nouvelles mesures décrétées par le gouvernement fédéral pour lutter contre le coronavirus.

    "Le premier confinement pouvait se justifier, face à l'irruption d'une maladie inconnue. Le second confinement, sept mois plus tard, est un scandale. Il frappe des entrepreneurs fragilisés, usés financièrement et moralement. Ils n'ont pourtant pas d'autre choix que de faire front, de limiter les dégâts et d'espérer la reprise", souligne l'UCM. L'organisation appelle le gouvernement fédéral, mais aussi les Régions, à prolonger et intensifier les mesures de soutien, en veillant à l'efficacité et à l'équité entre les secteurs.

  • "Sans soutien, on va assister à une vague sans précédent de faillites"

    Les magasins non essentiels devront fermer à partir du 2 novembre et ce pendant au moins un mois. Le secteur de la mode parle d'un coup de massue, le deuxième en peu de temps. "S'il n'y a pas de mesures de soutien supplémentaires, on va assister à une vague sans précédent de faillites et de pertes d'emplois. Le gouvernement doit faire vite, sinon nous allons couler", a prévenu Isolde Delanghe, directrice de l'organisation Mode Unie, qui défend les intérêts des détaillants de mode indépendants.

    Selon le secteur, la plupart des magasins de mode disposent d'un stock important de vêtements d'hiver. En outre, les ventes de certains magasins ont chuté de 75% depuis la fermeture des restaurants et des bars. "Malgré cette lourde perte de chiffre d'affaires, les magasins de mode ne pouvaient pas compter sur des mesures de soutien supplémentaires. Nous espérons donc que le secteur de la mode sera reconnu comme un secteur gravement touché, en raison des énormes stocks restants, et que, comme annoncé, des mesures de soutien supplémentaires seront prises. Dans le cas contraire, nous serons confrontés à une période particulièrement sombre avec une vague de faillites et de pertes d'emplois en vue", affirme Mme Delanghe.

  • "Les contacts sont limités mais il y a un peu de marge de manœuvre"

    "Il est impératif que nous continuions à limiter nos contacts. Mais en n'interdisant pas les mouvements non-essentiels, nous donnons quand même aux gens une certaine marge de manœuvre", a déclaré l'épidémiologiste Pierre Van Damme dans "Het Journaal" sur la chaîne de télévision flamande Eén. Les mouvements non-essentiels ne sont pas interdits et selon M. Van Damme, cela offre un peu de perspective. "Nous donnons ainsi aux gens la possibilité de se déplacer. Mais les familles ne sont autorisées qu'à avoir un seul contact rapproché. Les personnes isolées peuvent quant à elles avoir deux contacts rapprochés, afin qu'elles ne souffrent pas de la solitude."

    Pourquoi les commerces non-essentiels doivent-ils fermer? "Lorsque les magasins non-essentiels sont fermés, les gens ne se déplacent pas inutilement et c'est le plus important", a ajouté M. Van Damme. Aucun changement dans les chiffres relatifs au coronavirus n'a encore été constaté dans notre pays, malgré les mesures prises il y a 14 jours, telle que la fermeture du secteur horeca. Selon M. Van Damme, les nouvelles mesures annoncées ce vendredi sont susceptibles d'avoir un effet positif. "Cela va principalement dans le sens de l'individualisation des ménages. C'est ainsi que l'on endiguera le virus. Cela va bien fonctionner." Selon l'épidémiologiste, c'est également l'avis des experts. "Le signal le plus important reste le suivant: restez à l'écart les uns des autres. C'est notre responsabilité à tous."

  • La FEB comprend les mesures mais demande un "plan Marshall" pour les entreprises

    La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) comprend les mesures renforcées de lutte contre le coronavirus annoncées par le gouvernement mais demande un "plan Marshall" pour les entreprises afin d'éviter "des dizaines de milliers de faillites", a indiqué l'administrateur délégué de la FEB, Pieter Timmermans.

    La plus grande organisation d'employeurs du pays comprend le renforcement des mesures et appelle les employeurs et les travailleurs à les appliquer afin d'éviter l'écroulement des soins de santé. Parallèlement, la FEB réclame pour un "plan Marshall" pour renforcer la colonne vertébrale financière des entreprises. "Il est nécessaire de prendre des mesures durables dans tous les secteurs pour soutenir les entreprises saines et éviter une vague de faillite", a déclaré M. Timmermans.

  • Confinement renforcé: Il fallait agir, selon l'Union wallonne des entreprises

    "Les autorités fédérales et fédérées ont décidé de renforcer encore les mesures de lutte contre le coronavirus. L'urgence de la situation sanitaire s'impose à tous, le monde des entreprises n'y échappe pas", affirme l'Union wallonne des entreprises (UWE). En décidant de préserver une série de secteurs, les autorités ont manifestement cherché à préserver au maximum ce qui pouvait l'être, dans l'intérêt de tous, sur le court, le moyen et le long terme, indique encore l'UWE qui dit néanmoins "regretter que les mesures mises en place jusqu'ici n'aient pas suffisamment porté leurs fruits".

    L'association insiste auprès de ses membres pour que le télétravail devenu obligatoire soit respecté de manière encore plus stricte. Pour les secteurs à l'arrêt, l'UWE demandera des mesures de soutien à la hauteur du préjudice qu'ils vont subir. Plus que jamais, l'UWE insiste pour que les soutiens publics soient prolongés, pendant de longs mois.

  • "Cela va être un massacre pour notre secteur"

    Les professions de contact doivent cesser leurs activités pendant au moins un mois, a annoncé le comité de concertation ce vendredi. "Cela va créer un massacre économique dans notre secteur", craint Mario Blokken, président de la Fédération belge Beauty (FBB). "Des mesures de soutien seront nécessaires, sinon de nombreux indépendants devront fermer leurs portes", a-t-il insisté.

    Un récent sondage dans le secteur cosmétique montre que deux professionnels sur trois sont favorables à un confinement complet, mais ils pensent qu'une fermeture sélective est injuste. "Ce serait disproportionné et ça n'aurait aucun effet sur la courbe. À peine 1,5% des professionnels du secteur disent avoir été infectés par un client. C'est beaucoup moins que la circulation habituelle du virus", explique M. Blokken.

  • Plaidoyer pour une réactivation "immédiate" des aides aux commerces impactés

    "J'attends toujours qu'on me prouve qu'il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces !", a réagi Daniel Cauwel, président de la Fédération patronale interprofessionnelle, SDI, à l'annonce de la fermeture de commerces non essentiels.

    "Si le SDI comprend bien évidemment l'urgence sanitaire, il insiste pour que les aides soient réactivées de manière immédiate et suffisante", insiste la fédération patronale.

    Pour le SDI, la fermeture des commerces non essentiels est particulièrement injuste. "En effet, les exploitants ont toujours suivi scrupuleusement les consignes et investi pour protéger leur personnel, leurs clients et eux-mêmes. De plus, la circulation du virus dans les commerces est marginale, de l'avis de la plupart des experts", estime le SDI.

    "C'est une très triste soirée pour notre pays et ses commerçants. Entre sauver des vies et sauver les commerces, il faut bien entendu sauver les vies, mais j'attends toujours qu'on me prouve qu'il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces ! Demain, des milliers de victimes innocentes risquent de faire faillite et je vous rappelle que ce sont des parcours humains qui vont littéralement se briser...", ajoute Cauwel.

  • Rentrée hybride pour les secondaires des 2e et 3e degrés à partir du 16 novembre

    Les cours seront suspendus les 12 et 13 novembre pour tous les niveaux d'enseignement. Ils reprendront le lundi 16 novembre en présentiel en maternelle, en primaire et au 1er degré de l'enseignement secondaire, a décidé le comité de concertation. Dans l'enseignement secondaire, les élèves des 2e et 3e degrés - soit à partir de la 3 secondaire - seront présents à l'école 50% du temps au maximum et ce jusqu'au 1er décembre.

    Avant cette date, les autorités évalueront si une présence à 100% du temps est à nouveau possible. Dans le supérieur, les cours à distance resteront la règle jusqu'au 1er décembre pour les étudiants de première année. Pour les étudiants des autres années, le distanciel sera d'application au moins jusqu'à la fin de l'année civile. Accessoirement, les réunions d'enseignants se dérouleront en ligne, tout comme les journées pédagogiques.

  • "Les personnes qui sont seules pourront recevoir 2 personnes chez elles, mais pas en même temps"

    "Dans les familles, il y a un très grand taux de contamination. C'est pour cela qu'on limite à 1 personne chez soi. Dans les écoles aussi, d'où le fait qu'on les ferme", indique à son tour le ministre-président wallon, Elio Di Rupo. 

    "Les personnes qui sont seules pourront recevoir 2 personnes chez elles, mais pas en même temps. Les services publics restent également accessibles", a-t-il ensuite ajouté.

  • "On ne va pas laisser les gens tomber dans l'isolement"

    "Choisissez la personne que vous invitez chez vous et ne changez pas, cela permettra de limiter la transmission du virus", a ensuite indiqué le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "Si les chiffres continuent d'augmenter comme c'est le cas maintenant, les portes des soins intensifs vont se fermer. Et on n'a pas envie d'en arriver à devoir faire des choix", a-t-il ajouté. "C'est un travail dur mais il y a une lueur au bout du tunnel."

    "On ne va pas laisser les gens tomber dans l'isolement", a-t-il ensuite précisé.

  • Magasins et écoles fermés, bulle d'1 seule personne, télétravail obligatoire: voici les mesures qui entrent en vigueur

    "Le personnel soignant livre des efforts surhumains pour sauver des vies. D'ici la mi-novembre, il y aura 2.800 personnes en soins intensifs. Un seul choix se présente à nous, c'est de faire front avec le personnel soignant afin que les hôpitaux puissent tenir le coup", a déclaré d'emblée le Premier ministre Alexander De Croo.

    "Il faut réduire radicalement nos contacts physiques. Aussi brièvement que possible mais aussi longtemps qu'il le faudra. Ce sont les mesures de la dernière chance", a-t-il ajouté. 

    "Nous allons donc passer à un confinement plus sévère, identique à l'ensemble du territoire.

    • Vous ne pouvez désormais inviter qu'une seule personne à la fois chez vous.
    • A l'extérieur, vous pouvez vous réunir avec 4 personnes, en restant en mouvement.
    • Tous les commerces non-essentiels devront fermer, mais on pourra se faire livrer à domicile ou prendre à emporter. Les magasins d'alimentation restent ouverts.
    • Les métiers de contact comme les coiffeurs et les métiers de l'esthétique doivent s'arrêter.
    • Les écoles resteront fermées jusqu'au 15 novembre.
    • Le télétravail devient obligatoire.
    • Les restaurants et les bars dans les hôtels vont fermer. Seuls les repas dans les chambres sont autorisés.
    • 15 personnes maximum lors d'un enterrement, sans cérémonie après.
    • Les parcs de vacances et animaliers vont devoir fermer également.
    • Les frontières restent ouvertes, mais les voyages à l'étranger sont fortement déconseillés.

    Ces mesures entrent en vigueur pour un mois et demi à partir de la nuit de dimanche à lundi 2 novembre. Le couvre-feu reste par ailleurs d'application de 22h à 6h en Wallonie et à Bruxelles.

    "Ce sont des mesures dures mais qui sont nécessaires pour faire baisser les chiffres", a ensuite indiqué Alexander De Croo. "C'est dur économiquement pour les gens qui vont devoir arrêter leur activité, mais nous ne laisserons personne au bord du chemin", a ajouté le Premier ministre. "Nous devons faire preuve de solidarité", a-t-il martelé.

  • Coxyde, La Panne et Nieuport imposent l'obligation du port du masque partout

    Les communes côtières de La Panne, Coxyde et Nieuport ont décidé conjointement ce vendredi d'imposer le port du masque buccal pour l'ensemble du territoire. Ces communes s'attendent à voir défiler beaucoup de monde pendant les vacances d'automne. En plus de l'obligation dans la zone de la digue, il est désormais également obligatoire de porter le masque sur le reste du territoire de ces communes.

    La règle prend effet immédiatement sans date de fin spécifique. D'autres communes côtières conserveront leur régime actuel. En plus de la digue, le masque buccal sera obligatoire dans les rues commerçantes de Knokke-Heist, Blankenberge, Le Coq et Ostende, entre autres. À Bredene, Middelkerke et Zeebrugge, l'obligation du masque buccal ne s'applique que sur la digue.

  • "C'est un lockdown", dit Elio Di Rupo

    "C'est un lockdown sans isoler les citoyens et sans isoler les personnes seules", a indiqué Elio Di Rupo avant la conférence de presse.

    La Wallonie, qui devait tenir une réunion dans la foulée de ce comité de concertation, ne la tiendra finalement pas. Les mesures seront donc uniformes à travers l'ensemble du pays.

    ©Photo News

  • Des aménagements pour les fonctionnaires dont les enfants ne peuvent être gardés

    La ministre de la Fonction publique, Petra De Sutter, a instauré de nouvelles règles pour les fonctionnaires fédéraux dont les enfants ne peuvent plus aller à leur école, à la garderie ou autre en raison des mesures anti-coronavirus. Pour ces fonctionnaires, le télétravail devient la norme (ce qui est par ailleurs déjà le cas depuis le 18 octobre). Si le télétravail n'est pas possible dans la fonction attribuée, une autre fonction sera envisagée en concertation avec la hiérarchie.

    Si la garde de l'enfant ne peut être combinée avec le travail, le fonctionnaire peut bénéficier d'une dispense de service. Ces nouvelles règles concertées avec les services publics et les syndicats sont parues ce vendredi au Moniteur. La circulaire a un effet rétroactif à partir du 1er octobre.

  • L'Espagne atteint un record de plus de 25.500 cas en 24 heures

    L’Espagne a enregistré un record de 25.595 nouvelles infections au coronavirus, ce qui porte le bilan total à 1.185.678 cas depuis le début de l’épidémie dans le pays. Le nombre quotidien de diagnostics positifs au cours des dernières 24 heures s’est élevé à 9.723, contre 9.395 annoncés jeudi, mais il faut y ajouter les cas signalés rétroactivement.

    Les autorités sanitaires espagnoles ont recensé également 239 décès supplémentaires provoqués par le coronavirus au cours des dernières 24 heures, pour un total de 35.639 depuis le début de la crise sanitaire.

  • La conférence de presse du comité de concertation aura lieu à 19h

    Les décisions du comité de concertation seront détaillées en conférence de presse aux alentours de 19h, a annoncé le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

  • L'Allemagne accueillera des patients étrangers "aussi longtemps que possible"

    L'Allemagne accueillera, aussi longtemps que possible, des patients belges ou autres dans les services de soins intensifs de ses hôpitaux, dans le cadre de la pandémie de Covid-19, a assuré le ministre allemand de la Santé Jens Spahn à l'issue d'une vidéoconférence avec ses homologues des 27. Le pays a une importante capacité de lits en soins intensifs, et a déjà indiqué ces derniers jours être prêt à prendre en charge des patients d'autres Etats membres dont le système de santé serait sous pression. Cela comprend la Belgique, pays frontalier qui a déjà effectué ces derniers jours des transferts de patients au-delà de la frontière allemande.

    Du côté du cabinet du ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, on confirme. Le cadre réglementaire est prêt. Par ailleurs, les hôpitaux gèrent déjà de tels transferts transfrontaliers, au cas par cas, certainement ceux qui sont situés près de l'Allemagne (cantons de l'Est, province de Liège). "Bien sûr, nous aiderons la Belgique, la Tchéquie, et tous nos voisins, quand ils le demandent et aussi longtemps que nous en avons la capacité", a indiqué vendredi Jens Spahn.

  • L'Italie signale un record de plus de 31.000 nouveaux cas

    L'Italie a enregistré 31.084 nouvelles contaminations par le coronavirus en 24 heures, selon un bilan fourni vendredi par le ministère de la Santé, un record depuis le début de l'épidémie dans le pays.

    Le précédent record datait de la veille avec 26.831 cas. L'Italie a enregistré 199 décès supplémentaires imputés à la maladie vendredi contre 217 la veille.

  • Bozar ferme ses portes jusqu'à la fin de l'année

    Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar) a décidé d'arrêter toutes ses activités ouvertes au public jusqu'au 31 décembre 2020. Cette fermeture temporaire s'effectue en raison de l'évolution actuelle de la crise du coronavirus, explique le musée ce vendredi dans un communiqué. Les expositions et tous les événements publics sont annulés ou reportés jusqu'à la fin de l'année, "par respect pour les efforts consentis par le personnel médical et par inquiétude face à l'évolution de la situation sanitaire dans notre pays", annonce Bozar.

    L'institution culturelle ajoute qu'il est important pour elle de faire preuve de solidarité. "Derrière les chiffres communiqués quotidiennement se cachent de nombreuses familles personnellement touchées par le coronavirus. Il nous semble très important de nous serrer les coudes pour le bien de la santé publique." Le Palais des Beaux-Arts propose néanmoins, grâce à la plateforme Bozar Radar, des expériences artistiques sous forme numérique ou en streaming, sur le site web ou les réseaux sociaux.

  • Les agriculteurs belges s'inquiètent de la fermeture de l'horeca en France et en Allemagne

    Les agriculteurs belges qui approvisionnent l'horeca s'inquiètent de la fermeture du secteur de la restauration non seulement en Belgique, mais également en France et en Allemagne, indique vendredi la fédération agricole flamande Boerenbond. Les agriculteurs belges destinent de 80 à 85% de leurs ventes aux pays voisins. En plus de la fermeture de l'horeca en Belgique, "le confinement décrété en France et en Allemagne a un impact important", explique la porte-parole de l'organisation, Vanessa Saenen.

    Ainsi, la demande de pommes-de-terres à frites et de viande de veau a chuté. Et quand bien même les ventes s'étaient légèrement redressées en été, la période n'a pas été assez longue pour avoir un effet positif. "Nous n'avons, en outre, aucune perspective pour les mois à venir", ajoute-t-elle.

  • Le nombre de cas dans les écoles toujours en augmentation

    Entre le 19 et le 25 octobre, pas moins de 5.271 cas de contamination au nouveau coronavirus ont été signalés aux services de promotion de la santé à l'école (PSE) chez les élèves de l'enseignement fondamental et secondaire, indique vendredi l'Office national de l'enfance (ONE). Cela représente 0,58% des 900.000 élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    Par ailleurs, 31.708 élèves et étudiants et 836 membres du personnel ont été placés en quarantaine entre le 19 et le 25 octobre. L'ONE relève toutefois que ces données sont sous-estimées car l'ensemble des PSE et centres PMS n'ont pas pu transmettre des données complètes pour la semaine du 19 au 25 octobre.

    Pour l'enseignement fondamental et secondaire, l'incidence, calculée sur 14 jours, est de 647 cas pour 100.000 élèves pour le primaire, tandis qu'elle s'établit à 1.838 cas pour 100.000 élèves dans l'enseignement secondaire. L'ONE note enfin que 72% des membres du personnel nouvellement mis en quarantaine ont été isolés à la suite d'un contact étroit avec un autre membre du personnel infecté. 

  • Permettre la vente à emporter pour les commerces non-essentiels, plaident les indépendants

    Alors que le comité de concertation réuni depuis 13h00 ce vendredi devrait accoucher de mesures encore plus strictes pour lutter contre la résurgence du coronavirus, les fédérations d'indépendants - SNI et UCM en tête - ont plaidé, devant la commission spéciale covid du Parlement wallon, pour que les commerces non-essentiels qui risquent d'être fermés puissent également faire de la vente à emporter.

    "L'horeca peut faire du 'take-away'. Permettons-le aussi aux commerces non-essentiels. Que les clients puissent commander en ligne et qu'ils puissent venir chercher leurs achats en magasin ou à la porte du magasin", a ainsi expliqué Christophe Wambersie, le secrétaire général du Syndicat neutre pour Indépendants (SNI). "Nous devrions également réfléchir à ce qu'est un commerce essentiel. Faire un cadeau, avoir une attention pour l'autre, ça peut aussi être essentiel", a-t-il ajouté en rappelant l'importance des fêtes de fin d'année pour les commerçants. "Les deux mois qui viennent représentent 40% du chiffre d'affaires de nombreux commerces", a-t-il pointé.

    "En tout état de cause, nous avons besoin de décisions nationales, justifiées, étayées et cohérentes à tous les niveaux, avec un équilibre à trouver entre les grands et les petits acteurs du secteur", a encore affirmé Christophe Wambersie.

  • Londres écarte un nouveau confinement malgré la dégradation sanitaire

    Le gouvernement britannique a rejeté l'idée d'un nouveau confinement national en dépit de la résurgence des cas de contamination au coronavirus qui a poussé ses voisins européens, la France et l'Allemagne, à imposer des restrictions presque aussi sévères que lors de la première vague épidémique.

    Le Royaume-Uni a enregistré en moyenne plus de 20.000 nouveaux cas et plus de 200 décès par jour au cours de la dernière semaine, l'Europe et les États-Unis étant devenus les principaux foyers du virus. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a estimé ce vendredi qu'un nouveau confinement national n'était pas inévitable, ajoutant être confiant dans l'approche favorisée par le gouvernement - un système à trois niveaux d'alerte par zone - en dépit de la dégradation de la situation sanitaire. "Depuis que nous avons commencé à mettre en place cette approche à plusieurs niveaux, nous avons constaté que le taux d'infection a ralenti", a-t-il dit à la BBC, ajoutant qu'il était important que les règles locales soient suivies. "C'est ainsi que nous évitons les mesures plus drastiques que nous ne voulons pas prendre en raison de l'impact qu'elles auraient sur l'économie."

  • Colruyt recherche 2.000 travailleurs temporaires

    Le groupe Colruyt recherche 2.000 travailleurs temporaires pour l'aider à faire face aux conséquences de la pandémie dans les prochains mois. L'enseigne de distribution se concentre entre autres sur les chômeurs temporaires.

    Ces personnes supplémentaires sont nécessaires en raison de la fréquentation supplémentaire dans les magasins, mais aussi car de plus en plus de travailleurs abandonnent leur emploi pour cause de maladie ou de mise en quarantaine. "Nous lançons un appel chaleureux aux personnes des secteurs les plus touchés, qui sont actuellement au chômage temporaire, pour qu'elles viennent travailler dans les magasins, les centres de distribution logistique et les ateliers de production du groupe", peut-on lire dans un communiqué de presse.

    Le groupe s'attend à ce que le besoin d'emplois temporaires supplémentaires se poursuive pendant environ trois mois.

  • Le Comité de concertation est en cours

    Un nouveau Comité de concertation se réunit ce vendredi afin de statuer sur de nouvelles restrictions afin d'endiguer la pandémie de coronavirus et faire baisser les contaminations. Les ministres sont arrivés à 13hLa réduction des déplacements et des contacts sociaux font partie des pistes évoquées.

    Le ministre-président wallon Elio Di Rupo et le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort à leur arrivée au Comité de concertation. ©BELGA

  • Proximus et VOO font un geste vers leurs clients... mais pas seulement

    Guillaume Boutin, le CEO du Groupe Proximus, a annoncé - lors d'une conférence de presse ce 30 octobre - différentes mesures de soutien pour faire face à un retour en force de la pandémie de Covid-19:

    1. la suppression des limites de téléchargement sur tous les produits internet fixes résidentiels;
    2.
     la distribution de codes d'accès wi-fi gratuits aux élèves et aux étudiants qui n’ont pas internet à la maison;
    3. la fourniture de 10
    GB de données mobiles supplémentaires aux travailleurs dans le secteur de la santé "pour qu'ils puissent rester connectés, l’esprit tranquille";
    4. une réduction d'un mois sur les produits télécoms inutilisés des bars et des restaurants;
    5. la mise en place de chaînes TV en direct dédiées au secteur de la culture et des médias, "afin de leur permettre d’exprimer leur créativité culturelle".

    De son côté, VOO proposera gratuitement son bouquet Family Fun (9,99 euros/mois), à partir du 31 octobre et jusqu'au 15 novembre inclus, à tous ses clients TV. Celui-ci se compose de 19 chaînes. "Parce que continuer à accompagner nos clients dans ces moments difficiles, leur permettre de se divertir, de rester connectés avec leurs proches, de continuer à se tenir informés, de télé-travaillerdans les meilleures conditions possibles, et ce en toute sérénité, c’est aujourd’hui, plus que jamais, notre priorité", selon Cristina Zanchi, Chief Commercial Officer chez VOO.

  • Le gouvernement bruxellois demande une nouvelle fois des pouvoirs spéciaux pour faire face à la crise

    La Région bruxelloise se dirige clairement vers une nouvelle période de deux mois de pouvoirs spéciaux accordée au gouvernement régional. Celui-ci a annoncé, ce vendredi, l'envoi, au Conseil d'État, d'un projet d'ordonnance allant dans ce sens.

    Cette procédure d'accès aux pleins pouvoirs avait déjà été sollicitée lors de la première vague de la pandémie de Covid-19 afin de faciliter la prise rapide de mesures en période de confinement. Le président du Parlement bruxellois Rachid Madrane (PS), qui s'attend à recevoir les documents requis durant la semaine prochaine, souhaite avancer le plus rapidement possible vers un vote au Parlement au cours de la semaine du 9 novembre, a-t-il indiqué ce vendredi midi.

    L'initiative vient du gouvernement lui-même, si bien que l'avis de la Haute instance est requis. Cela n'a toutefois pas de répercussion au niveau du délai d'approbation dans la mesure où le Parlement n'a prévu aucune réunion durant la semaine des vacances d'automne. 

  • Sophie Wilmès a quitté l'hôpital

    Selon la porte-parole de Sophie Wilmès, l'ex-Première ministre a pu quitter l'hôpital Delta à Bruxelles ce vendredi, où elle était hospitalisée depuis le 21 octobre après avoir été contaminée par le nouveau coronavirus. Elle était sortie mercredi des soins intensifs, où elle avait été admise jeudi dernier. Elle poursuivra sa convalescence à domicile et "prendra le temps qu'il faut", a indiqué sa porte-parole.

  • La pression sur les hôpitaux bruxellois approche du point de rupture

    Alors que les hôpitaux doivent passer en phase 2A d'ici au 2 novembre, certains établissements bruxellois estimaient jeudi que la phase 2B, dernière prévue dans le plan d'urgence hospitalier fédéral, ne suffira pas à contenir l'arrivée toujours plus massive de patients Covid-19. La phase 2A impose aux hôpitaux de réserver 60% de la capacité des soins intensifs aux patients Covid. La phase 2B ajoute 25% de lits supplémentaires dédiés aux soins intensifs. Mais "le passage à la phase 2B ne suffira pas", estime Marc Noppen, directeur de l'UZ Brussel.

    "Nous ignorons ce que le gouvernement prévoit après la phase 2B et pourtant, tous les indicateurs chiffrés sont extrêmement clairs: les hôpitaux atteindront leur capacité maximale aux soins intensifs aux alentours du 10 novembre. Nous dépasserons alors le pic de la première vague, ce qui nous oblige à réfléchir au-delà de cette phase 2B."  Il faut donc inverser collectivement ce "scénario catastrophe", plaide M. Noppen.

  • "Les signaux vont dans le sens d'un reconfinement, mais la décision revient au gouvernement" (Karine Moykens)

    "Les signaux vont dans le sens du confinement, mais la décision appartient aux chefs du gouvernement", a déclaré, à Radio 1, Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Testing & Tracing. "Je ne me prononce pas sur la nécessité ou non d'un confinement. Je ne pense pas qu'il soit juste de faire des prévisions. Vous devriez laisser cela aux politiciens. Mais il est clair que tout le monde est sur le pont. Le secteur de la santé est soumis à une très forte pression". 

    Karine Moykens a également déclaré que la stratégie de testing devrait se concentrer sur trois groupes: les soins de santé, les entreprises et l'éducation, avec l'enseignement secondaire comme priorité. L'objectif est de découvrir comment les tests rapides d'antigènes peuvent y être utilisés afin d'obtenir des résultats le plus rapidement possible. "Nous travaillons sur un système pour obtenir les résultats et organiser la distribution". Les premières livraisons des tests devraient être effectuées avant la fin des vacances de Toussaint. 

    Quant à l'application Coronalert, qui a déjà été téléchargée 1,7 million de fois, "cela représente 25% des utilisateurs de smartphones". 56.000 résultats ont déjà été téléchargés dans l'application elle-même.

    ©BELGA

  • La carte de l'Europe vire au rouge

    Alors qu'un reconfinement est évoqué en Belgique, c'est l'Europe toute entière qui semble se diriger dans la même direction.

  • Le microbiologiste Emmanuel André demande au fédéral de "ne plus perdre de temps"

  • Les transferts entre hôpitaux s'intensifient

    Sur la journée de mercredi, 68 transferts entre hôpitaux ont été enregistrés par l'Institut de santé publique Sciensano, soit presque le double que la veille (39 transferts), ressort-il des dernières données publiées, ce vendredi, par le SPF Santé publique. Lorsqu'un établissement hospitalier atteint ses limites pour traiter des patients Covid-19, il peut en transférer vers d'autres qui disposent encore de lits. Le Patient evacuation coordination centre (PECC), auquel les hôpitaux peuvent faire appel pour les aider dans ces opérations délicates, a comptabilisé, quant à lui, 24 transferts mercredi.

    Depuis le 1er octobre, 547 transferts entre hôpitaux ont été enregistrés par Sciensano et 281 par le PECC. La forte différence de chiffres entre les deux organismes s'explique par le fait qu'au sein de leur propre réseau ou dans la province, les hôpitaux transfèrent sans l'aide du centre de coordination. 

  • Le comité Testing & Tracing met en place des réservations pour se faire tester

    Le comité interfédéral Testing & Tracing a développé plusieurs outils disponibles à partir de mardi prochain, 3 novembre, afin de soulager les médecins et les centres de testing submergés. "À partir de la semaine prochaine, les médecins d'entreprises et les médecins scolaires pourront, à leur tour, prescrire des tests", a souligné Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Testing & Tracing.

    En outre, les centres de prélèvement pourront indiquer quand ils disposent de créneaux horaires pour effectuer des tests. Les citoyens pourront ainsi faire une réservation. Ces réservations se feront via le site Masante.belgique.be. Vous avez besoin pour cela du code d'activation d'un test reçu par sms ou de la part de votre médecin, un numéro de téléphone, une adresse mail (afin de délivrer le certificat de quarantaine), votre numéro d'identification de sécurité sociale et le nom de votre médecin traitant.

  • Le cap des 2.000 patients en soins intensifs franchi dans les sept jours si la tendance se poursuit

    Tous les indicateurs de la pandémie restent au rouge. Nous avons dépassé les chiffres des 100.000 infections cette semaine, a souligné le porte-parole du centre interfédéral Yves Van Laethem lors de la conférence de presse du centre de crise, ce vendredi à 11h. La Belgique a recensé en moyenne chaque jour 15.316 nouveaux cas de Covid-19 entre le 20 et le 26 octobre inclus, ce qui représente une hausse de 38% par rapport à la période de calcul précédente Nous avons donc une nouvelle moyenne record de plus de 15.000 nouveaux cas par jour. Notons que le centre de crise a réalisé une projection sur le nombre de cas positifs que l'on dénombrerait si l'on continuait à tester les personnes asymptomatiques. On compterait ainsi quelque 18.000 nouvelles infections par jour, soit une augmentation de 66%, bien en hausse par rapport à l'augmentation de 38% actuellement.

    Le taux de positivité des tests reste extrêmement important: 25% sur tout le pays, 1 test sur 3 est positif pour les provinces wallonnes et près de 1 sur 2 l'est à Liège.

    Admissions à l'hôpital

    Les admissions à l'hôpital continuent à augmenter sans que l'on voit une modification significative. Il y a actuellement un doublement tous les huit jours. Mercredi, le record a été battu avec 743 admissions. En moyenne, il y a 618 admissions par jour les sept derniers jours. 6.187 patients sont actuellement hospitalisés, dont 1.057 aux soins intensifs, et 55% sont en ventilation artificielle. Les chiffres des soins intensifs doublent également tous les 8 jours, sans ralentissement. Si ces tendances se poursuivent, nous arriverons au cap des 2.000 patients en soins intensifs dans les sept jours.

    Au niveau des décès, il y a un doublement tous les six jours, plus rapide donc. On note une moyenne de 79 décès par jour actuellement.

    Situation inquiétante dans les maisons de repos

    Le nombre de cas dans les maisons de repos a d'abord doublé, puis triplé, durant la semaine précédente. Et le nombre de maisons de repos où il n'y a pas de cas de Covid diminue rapidement, il s'agit donc d'une donnée inquiétante. Le nombre de maisons de repos dans lesquelles on dénombre de gros clusters (plus de 10 cas) reste également important.

    Le centre de crise a tenu, en outre, à appeler à la vigilance pour la Toussaint: il s'agit d'un moment privilégié pour les visites au cimetière, qui peuvent se faire de manière sûre en gardant ses distances, en portant le masque et en faisant attention lors d'un éventuel rassemblement après la visite des tombes. "Cette réunion habituelle en famille ou entre amis ne pourra plus se faire classiquement cette année."

  • Les métiers de contact préfèrent un confinement à une obligation de fermer sélective

    Les coiffeurs et gérants de salons de beauté s'inquiètent, ce vendredi, d'une "interdiction sélective d'exercer visant les métiers de contact". "Si l'on doit tirer le rideau, mieux vaut alors tout fermer", selon le président de l'organisation sectorielle Belgische Beauty Federatie, Mario Blokken. L'Union nationale de l'esthétique et du bien-être (Uneb) demande, pour sa part, une aide financière jusque fin 2021. Deux tiers des professionnels des soins de beauté se déclarent partisans d'un confinement court mais strict, qui toucherait dès lors l'ensemble des secteurs, selon un récent sondage de la Belgische Beauty Federatie.

    Les salons déplorent, en effet, de nombreuses annulations de clients pour raison médicale, en vertu d'une mise en quarantaine ou tout simplement par peur d'être contaminés. Et 61% des travailleurs du secteur constatent une baisse de la fréquentation de leur salon, "chaque jour plus importante", selon un sondage mené par l'Uneb mi-octobre auprès de 367 instituts de beauté situés à Bruxelles et en Wallonie. Or, le secteur ne s'est pas encore remis du confinement décrété au printemps, lors de la première vague de coronavirus. Près de 80% des gérants estimaient leur baisse de chiffre d'affaires entre 20 et 60% avant la deuxième vague.

  • "La dernière chance pour les décideurs politiques de faire ce qu'il faut"

    Les chiffres sont aujourd'hui bien pires que lors de la première vague, constate le virologue de la KULeuven Johan Neyts, interrogé sur Radio 1. Le professeur a filé la métaphore: "Au printemps, nous escaladions le Mont Blanc, désormais c'est presque l'Everest. Et au sommet du Mont Everest, il y a la zone de la mort, et nous ne voulons pas y être".

    Dès lors, faut-il aller jusqu'au confinement total? "Il n'y a pas d'autre choix", selon lui. "La courbe monte et continue de monter et les calculs sont très pessimistes. À un moment donné, cette courbe doit s'infléchir très nettement et il faut commencer la descente, et nous avons vu au printemps dernier que c'est possible". Le virologue voit dans le Comité de concertation, prévu ce vendredi à 13h, "la dernière chance pour les décideurs politiques de faire ce qu'il faut". 

  • L'épidémie bat à nouveau des records en Allemagne

    L'Allemagne a enregistré 18.681 nouvelles infections par le coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit la plus forte augmentation quotidienne dans le pays pour le 3e jour d'affilée depuis le début de la pandémie, a indiqué, ce vendredi, l'Institut de veille sanitaire de référence Robert Koch (RKI). 

  • Quelles mesures de reconfinement doit-on attendre?

    Le comité de concertation devra étudier plusieurs pistes.

    Objectif? Soulager les hôpitaux en réduisant le nombre d'hospitalisations.

    Méthode? Limiter les contacts sociaux et les déplacements.

    Comment? Couvre-feu étendu, déplacements limités...

    Retrouvez dans cet article toutes les mesures qui sont sur la table: Quelles mesures pour le reconfinement de la Belgique?

  • La taxe "de solidarité" devrait être rapidement approuvée

    La "contribution de solidarité" devrait être approuvée incessamment par le gouvernement. Elle taxera à 0,15% les comptes-titres dotés de plus d'un million d'euros.

  • Vacances en France: comment obtenir un remboursement?

    Suite au reconfinement français, les déplacements non essentiels ne seront plus autorisés au sein de l'Hexagone. Allez-vous récupérer les sommes engagées dans une réservation? Peut-être.

    On vous explique tout.

  • La Belgique se prépare à reconfiner

    Limitation des déplacements, fermeture des commerces non essentiels, fermeture des frontières Schengen et cours à distance pour les deux dernières années du secondaire sont sur la table du Comité de concertation qui débutera ce vendredi à 13h.

  • Plus de 1.000 personnes aux soins intensifs

    La Belgique a recensé en moyenne 15.316 nouveaux cas de Covid-19 entre le 20 et le 26 octobre inclus, ce qui représente une hausse de 38% par rapport à la période de calcul précédente, ressort-il, ce vendredi matin, du bilan provisoire de l'Institut de santé publique Sciensano. Au total, 392.258 infections ont été dénombrées depuis le début de l'épidémie dans notre pays.  

    79 morts par jour

    Dans la même période, en moyenne 79 personnes ont succombé par jour au coronavirus en Belgique (+43,9%), portant désormais à 11.308 le nombre de décès attribués au Sars-CoV-2 depuis le début de la pandémie. L'incidence, qui rend compte du nombre de nouveaux cas par tranche de 100.000 habitants, s'établit à 1.609 (+186%).  

    618 hospitalisations par jour

    Les admissions à l'hôpital atteignent une moyenne quotidienne de 618 entre le 23 et le 30 octobre, soit une hausse de 77%. On est toujours au-dessus du pic de la première vague, mais il s'agit d'une légère baisse par rapport aux jours précédents. Faut-il y voir un réel ralentissement des hospitalisations? Difficile à dire à ce stade. Quoiqu'il en soit, la pression sur les hôpitaux, qui ont annoncé leur passage en phase d'alerte maximale hier, continue à s'accroître. Actuellement, 6.187 personnes sont hospitalisées pour cause de Covid-19 (+4%), dont 1.057 aux soins intensifs (+9%). Le taux de positivité des tests, à savoir la proportion des personnes positives sur l'ensemble des personnes testées, atteint désormais 25,1% à l'échelle nationale. 

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct

     

    Ce vendredi sera une nouvelle fois marqué par la tenue d'un comité de concertation (Fédéral, Régions et Communautés). On parle de nouvelles mesures de confinement. Quelles seront-elles? C'est à suivre en direct toute la journée.

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