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Le commerce du jardinage et du bricolage peut reprendre

Chez Brico, n'ouvriront samedi que les magasins qui seront prêts. ©Photo News

Le Conseil national de sécurité a entrouvert la porte du redémarrage des commerces non alimentaires. Seuls les magasins de jardinage et de bricolage sont autorisés à rouvrir, aux mêmes conditions que la distribution. Les pépiniéristes redoubleront de prudence.

Le beau temps et l'assignation à résidence pousse le Belge à embellir son jardin et à effectuer des travaux d'aménagement ou de réparation. D'ici quelques jours, il pourra retourner chez son pépiniériste ou son 'DIY' favori. Ceux-ci pourront en effet rouvrir leurs portes aux mêmes conditions que les magasins d'alimentation.

La Première ministre Sophie Wilmès n'a pas donné de date. Le vice-Premier ministre David Clarinval parle du samedi 18. L'arrêté ministériel en vigueur actuellement interdit toute activité non alimentaire jusqu'au 19, mais le nouvel arrêté qui doit être publié ce jeudi devrait lever cette interdiction à partir de samedi.

Il semble d'ailleurs que la plupart des enseignes s'orientent vers une ouverture dès le début du week-end. À une condition: être prêt.

Prudence

Chez Brico par exemple, on prêche la prudence. N'ouvriront samedi que les magasins qui seront prêts. "Nous ne nous lancerons pas dans une course à la réouverture à tout prix. Il faut être sûr d'avoir créé toutes les conditions permettant de rouvrir dans des conditions de sécurité optimales", souligne Ralph Berteaux, directeur général de Brico Planit.

"Nous ne nous lancerons pas dans une course à la réouverture à tout prix."
Ralph Berteaux
Directeur général de Brico Planit

Ce devrait être le cas de la plupart des magasins, mais pas de tous. "Je n'ai aucun stock en produits de jardinage et n'en disposerai pas d'ici lundi", souligne Thierry Spietz, gérant d'un Brico franchisé à Ixelles. Qui s'interroge, en tant que citoyen, sur la pertinence d'une réouverture anticipée? "Pour mon entreprise, c'est une bonne chose, mais pourquoi nous et pas les autres enseignes non-food?", dit-il.

L'affluence dans les magasins de bricolage et dans les jardineries ne fait guère de doute. Du côté des pépiniéristes, on se félicite de la décision du gouvernement qui permettra de relancer la vente de produits saisonniers et périssables.

"Si les jardineries ne sont pas prêtes, il faut qu'elles se limitent à des retraits sans contact de commandes faites en ligne."
Alain Grifnée
Représentant horticole au Collège des producteurs wallons

Ici aussi, la mise en œuvre de consignes de sécurité plus strictes que les recommandations du SPF Santé publique – un client par famille, sans enfant, désinfection des mains à l'entrée, durée des achats limitée à 30 minutes, au moins 1,5 m de distance entre les personnes... – est un préalable incontournable. "Si les jardineries ne sont pas prêtes, il faut qu'elles se limitent à des retraits sans contact de commandes faites en ligne", souligne Alain Grifnée, représentant de la filière horticole au Collège des producteurs wallons.

Les magasins étant souvent établis sur de grandes surfaces, le collège des producteurs prône du reste des mesures de distanciation plus strictes. Il recommande de n'accueillir qu'un client par 50 m², au lieu de 10 m².

Livrés à domicile

Pour d'autres, la fermeture obligatoire reste par contre d'application. C'est le cas des coiffeurs et des librairies. Côté coiffure, le facteur distanciation sociale rend acceptable la prolongation de la fermeture des salons.

50
Le collège des producteurs recommande aux pépiniéristes de n'accueillir qu'un client par 50 m², au lieu de 10 m².

Chez les libraires indépendants, on tente de sauver les meubles en proposant une offre en ligne. "Nous avons préparé et livré 165 colis alors que nous imaginions au départ n'avoir qu'une vingtaine de demandes. Cela met du beurre dans les épinards. Nous effectuons aussi des dépannages ponctuels, par exemple pour des fournitures scolaires. Tout est fourni à domicile", explique Simone Arend, gérante de la librairie Baobab, à Braine-l'Alleud.

Ce n'est évidemment qu'un pis-aller. "Les éditeurs remettent les échéances à fin juin. Ce qui devait se vendre maintenant ne sera pas envoyé en librairie", dit Simone Arend. Qui envisage, pour le futur, une offre plus sélective pour garder de la trésorerie.

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