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Le Conseil supérieur de la santé favorable à une 3e dose de vaccin pour les plus âgés

Les personnes vivant en maison de repos ont reçu leurs deux doses de vaccin anti-covid il y a déjà un certain temps. ©AFP

Le CSS est pour l'injection d'une 3e dose du vaccin anti-covid chez les plus de 85 ans et les résidents de maisons de repos. Les ministres de la Santé doivent à présent trancher.

Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) donne son feu vert à l'administration d'une troisième dose du vaccin contre le coronavirus aux occupants des maisons de repos ainsi qu'aux personnes âgées de plus de 85 ans.

Le choix final appartient désormais aux politiques, rapportent Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen ce mardi.

Une décision attendue mercredi

Dirk Ramaekers, président de la taskforce vaccination, confirme ces recommandations du Conseil.

Selon Frank Vandenbroucke, les experts manquent de données probantes pour qu'une 3e dose soit administrée à l'ensemble de la population.

Les propos de Frank Vandenbroucke ( Vooruit) vont également dans ce sens. Le 19 septembre, le ministre de la Santé a déclaré qu'il existait des indications selon lesquelles une troisième dose était souhaitable pour les personnes habitant en maison de repos. "L'occupant typique d'une maison de repos est fragile, âgé et a reçu son vaccin il y a déjà longtemps", avait-il déclaré.

Cette troisième dose sera-t-elle pour autant bientôt d'application? Réponse mercredi matin, lorsque les ministres de la Santé statueront sur la question.

Un segment bien défini

L'annonce du CSS s'inscrit dans la continuité des déclarations formulées par la Task force vaccination, jeudi dernier. Les personnes à immunité réduite sont, depuis quelques jours, invitées à une vaccination supplémentaire contre le covid-19 avec un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna).

L'administration d'une troisième dose soulève en effet des questions éthiques, alors que persistent de fortes inégalités d'accès au vaccin à travers le monde.

Quid du reste de la population? Inutile de se précipiter, selon Frank Vandenbroucke. Il a précisé, le 14 septembre, que la communauté scientifique manquait de données probantes et robustes pour que cette troisième dose soit administrée à l'ensemble des citoyens, et qu'il faudrait privilégier la solidarité internationale.

L'administration d'une troisième dose soulève en effet des questions éthiques, alors que persistent de fortes inégalités d'accès au vaccin à travers le monde. Début août, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait d'ailleurs appelé à un moratoire sur l'utilisation de troisièmes doses, jusqu'à fin septembre, pour réduire l'écart abyssal d'accès au vaccin entre les pays riches et les pays pauvres.

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