Le consommateur belge davantage inquiet que ses voisins

Le surstockage n'a touché que 3 à 4% des chalands, selon Kantar. ©Photo News

Le bureau d'études Kantar a lancé un baromètre mondial de la population en temps de coronavirus. Il montre un consommateur belge davantage inquiet pour son pouvoir d'achat que pour sa santé.

Le bureau d’études Kantar a lancé un baromètre bimensuel sondant l’évolution des attitudes de la population depuis le début de la crise du Covid-19. 45.000 personnes sont interrogées, en ligne, dans 60 pays, dont la Belgique. Les résultats de la 2e des six vagues, clôturée fin mars, montrent une population belge plus inquiète que les autres. Seuls les Français et les Espagnols le sont davantage. Cette inquiétude concerne davantage sa situation économique (70%) que sa santé (50%): record d’Europe! Près d’un Belge sur six déclare qu’il va plus strictement planifier ses dépenses à l’avenir.

70%
des Belges
70% des Belges sont inquiets pour leur situation économique et 50% pour leur santé.

La santé n’est évidemment pas laissée de côté, car malgré la surinformation, le Belge est toujours en demande de renseignements concrets. Il compte aussi beaucoup sur son employeur pour lui garantir un environnement de travail sécurisé, le recours au télétravail... "Un autre enseignement, c’est aussi le sens de solidarité dont font preuve les Belges, c’est très caractéristique", indique Isabelle Mérillou, brand domain lead chez Kantar. Ils apprécient aussi la solidarité des entreprises qui se mobilisent spontanément pour aider les hôpitaux, les communes, etc.

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Préoccupé par son pouvoir d’achat, le Belge a aussi adapté ses habitudes de consommation. Naguère à la traîne en la matière, il recourt bien davantage à l’e-commerce, notamment dans des catégories où il reste minoritaire comme l’alimentation et les boissons. Pour 10% d'entre eux, c’est une première. La plupart semble vouloir continuer à acheter en ligne après la crise. L’étude observe aussi que le surstockage n’a touché que 3 à 4% des chalands, mais "il y a eu cette impression de pénurie, car au début de la crise, tout le monde s’est rué sur les supermarchés", observe Isabelle Mérillou. Pour le reste, le consommateur privilégie les achats locaux et fait confiance à ses marques habituelles.

"Il y a eu une impression de pénurie car au début de la crise, tout le monde s’est rué sur les supermarchés."
Isabelle Mérillou
brand domain lead chez Kantar

Pour les marques d'ailleurs, l’étude indique que la crise est une opportunité de se construire une meilleure image, d’autant que les gens surconsomment les médias. "Ils sont sensibles aux marques qui leur apportent des solutions, des éléments de réponses à leurs questions", note Corinne Mostaert, client partner chez Kantar, qui cite les exemples de LVMH, Devos Lemmens ou Ikea. On peut y ajouter les télécoms, les chaînes de supermarchés. "Le tout est de savoir quoi et comment communiquer, ajoute Corinne Motsaert: gare aux marques qui donneraient l’impression de récupérer de manière opportuniste la situation que nous vivons."

 

  

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