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Le déconfinement ne sera pas une libération

Ne pas oublier son masque, gérer le planning de l'école, s'inquiéter de ses contacts. Le déconfinement va impliquer une série de nouvelles habitudes. ©AFP

Le déconfinement ne sera pas vraiment une délivrance. Cela risque même d'être la phase la plus dure... Entre des rentrées des classes anarchiques et une méfiance généralisée, le quotidien va se compliquer.

Ce vendredi en fin de journée, après le Conseil national de sécurité, on en saura plus sur ce qui nous attend après le 3 mai. Le rapport des experts du GEES chargés de conseiller le gouvernement en a donné un avant-goût. Les discussions sont toujours en cours, notamment pour les écoles, mais plusieurs mesures s'imposent: distanciation, hygiène, tests, masques...

Il faut savoir que le virus est toujours bien présent. Chaque jour, environ 200 personnes se font encore hospitaliser pour une infection au Covid-19. En outre, peu de Belges semblent immunisés. Seuls 3% de la population présentaient les anticorps contre le virus il y a trois semaines, selon une étude des épidémiologistes Pierre Van Damme et Heidi Theeten de l'université d'Anvers. Ce chiffre n'a pas pu grandement évoluer depuis lors, vu le confinement. Donc, pour éviter un nouvel emballement de l'épidémie, le déconfinement sera lent et progressif, avec des mesures prises au niveau collectif mais qui seront à appliquer individuellement. Et elles impacteront fortement notre vie dans les prochaine semaines. Autant savoir...

Masques, contrôles...

• Tous masqués

De gré ou de force – ça, on l'apprendra suite au Conseil national de sécurité – mais globalement, oui, nous passerons une partie de notre vie active avec une protection couvrant notre nez et notre bouche... D'"inutile", le masque est devenu "fortement conseillé" à la population.

Tout savoir sur le coronavirus Covid-19

La pandémie de coronavirus Covid-19 frappe de plein fouet la vie quotidienne des Belges et l'économie. Quel est l'impact du virus sur votre santé et sur votre portefeuille? Les dernières informations et les analyses dans notre dossier. 

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Les experts du GEES le recommandent dans les endroits fort fréquentés. Vu que les grands événements resteront encore interdits pendant plusieurs semaines au moins, ces lieux publics seront les transports en commun, les écoles, les magasins, les parcs... Pour retrouver une vie sociale un peu sécurisée, on va tous devoir disposer d'un jeu de masques à la maison, à laver ou à changer, pour toute la famille, à ne pas oublier pour sortir...

• La gestion des horaires

Pour les parents, le confinement entre cris de jeux et soupirs d'ennui est éprouvant. Les écoles vont rouvrir en mai (on parle du 18)... Ouf? Les cours reprendront mais certainement pas toutes les années à la même date, sans doute à mi-temps pour certaines classes, peut-être pas du tout pour d'autres (les maternelles?). Et il n'est pas encore certain que le système sera identique dans l'enseignement francophone et dans le néerlandophone ou le germanophone. Casse-tête à prévoir pour les parents de familles nombreuses, qu'ils soient de retour au travail ou en homeworking. Sachant que l'option d'envoyer les grands-parents chercher les enfants après les cours pour les garder est totalement déconseillée, le Covid-19 affectant davantage les personnes plus âgées. 

Faire confiance aux amis

Après un mois et demi passé essentiellement entre quatre murs, on va pouvoir renouer avec une vie sociale. Revoir des amis. Chouette... ou pas. Combien de personnes pourrons-nous revoir? Le GEES proposait le chiffre de 10 personnes, toujours les mêmes. Difficile à gérer. Comment s'assurer, avec un cercle si étendu, que chacun ait respecté scrupuleusement les règles d'hygiène et de distanciation dans sa vie quotidienne? Qu'il n'a pas un enfant de retour à l'école et qui fait des bisous à tout-va? Et qui a un amant dont on ne sait pas grand chose? Et à 10 dans une pièce, même à 5, comment garder 1m50 minimum de distance entre chacun? 

Pourtant, on va devoir le faire: fliquer un peu nos amis si on veut échapper au virus et ne pas être contacté par un enquêteur du tracing pour soupçon de contamination. Le retour de l'insouciance, ce n'est pas pour tout de suite.

 

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