Le déconfinement se poursuit mais le danger demeure

Le Conseil national de sécurité a annoncé une nouvelle phase de déconfinement qui démarrera le 1er juillet. ©Photo News

Le Conseil national de sécurité annonce un relâchement des restrictions aux libertés individuelles à partir du 1er juillet.

En une semaine, le nombre d'infections au Covid-19 a doublé au niveau mondial pour atteindre le chiffre de deux millions. Il avait fallu trois mois pour franchir le cap du premier million. Certains pays comme la Chine et l'Allemagne ont dû reconfiner certaines zones de leur territoire en raison de rebonds locaux de la maladie. 

En Belgique, la situation sanitaire reste bonne, mais la situation internationale incite à la prudence, ce qui explique les demandes de renforcement de mesures venues des experts qui conseillent le Conseil national de sécurité (CNS). Celui-ci, réuni mercredi, a dû trouver l'équilibre entre préoccupations sanitaires et éventuels effets pervers du maintien de certaines interdictions. 

Mise en péril des mois d'effort collectif

"Les personnes présentes samedi sur la place Flagey ont pris le risque – directement ou indirectement – de mettre en péril des mois d’effort collectif."
Sophie Wilmès
Première ministre

Un message a notamment été adressé aux jeunes qui par centaines ont enfreint les règles pour se rassembler sur la place Flagey ce week-end. "Les personnes présentes ont pris le risque – directement ou indirectement – de mettre en péril des mois d’effort collectif", a condamné la Première ministre, qui rappelle que ce type de rassemblement reste interdit. 

Mais le déconfinement se poursuit. Sophie Wilmès (MR) a annoncé le déclenchement de sa quatrième phase. Elle démarre au 1er juillet et comprend les éléments suivants:

  • Un élargissement de la bulle de personnes que l'on peut fréquenter chaque semaine de 10 à 15 personnes. 
  • Pourront rouvrir: les piscines publiques et les centres wellness, les parcs d'attractions et les plaines de jeu indoor, les théâtres et les cinémas, les casinos, les centres de congrès, mais aussi les réceptions et les salles de fête pour autant que l'audience n'y excède pas 50 personnes. Attention, ces réouvertures doivent s'opérer dans un cadre protocolaire précis.
  • La fermeture est maintenue pour les boîtes de nuit et activités assimilées ainsi que pour les événements de masse.
  • Un assouplissement pour les activités en public qui seront à nouveau autorisées. Des protocoles sanitaires devront être établis et ces événements ne pourront rassembler plus de 200 personnes à l'intérieur et 400 personnes à l'extérieur. L'opportunité de doubler ces limitations sera étudiée pour le mois d'août. 
  • Ces limitations valent également pour les manifestations, qui sont donc à nouveau autorisées
  • Une exception peut toutefois être faite pour les manifestations sportives. "On est conscient que dans les grands stades, avec des gens assis à l'extérieur et une organisation qui assure le respect des règles relatives à la santé publique, une exception peut être demandée et autorisée sur la base d'un dossier", a déclaré Sophie Wilmès. "Cela ne veut pas dire que le stade sera rempli à craquer, cela fera l'objet d'une analyse approfondie et d'un protocole à suivre scrupuleusement."
  • Il sera désormais possible de faire les magasins accompagné de personnes issues de sa "bulle". Et les courses ne seront plus limitées à une demi-heure. Dans les marchés, la restriction du nombre de stands est levée, mais les obligations sanitaires sont maintenues. 
  • Le CNS n'a pas suivi certains experts qui avaient préconisé publiquement l'obligation du port du masque dans les commerces. Il aurait été difficile d'expliquer à la population une nouvelle restriction alors que la situation s'améliore sans cela, a indiqué Sophie Wilmès. Le port du masque reste "fortement recommandé" et obligatoire dans les transports en commun.
"Quant au traditionnel défilé militaire et civil, il prendra une autre forme à titre exceptionnel pour se conformer aux règles sanitaires."
Sophie Wilmès
Première ministre

Sophie Wilmès a enfin annoncé l'organisation d'une version remaniée des célébrations du 21 juillet. Au menu: hommage aux victimes et au personnel de première ligne. "Quant au traditionnel défilé militaire et civil, il prendra une autre forme à titre exceptionnel pour se conformer aux règles sanitaires", précise la Première. Plutôt que des fêtes au parc et des feux d'artifice, des prestations artistiques seront organisées dans le cadre d'un "scénario alternatif" en cours d'élaboration. 

Par ailleurs, Caroline Désir (PS), ministre de l'Education, a confirmé mercredi les procédures prévues pour la rentrée de septembre. Elles se basent sur quatre codes couleur correspondant à la gravité de la situation sanitaire. L'ensemble des élèves de maternelle et primaire devront reprendre la semaine entière. En cas de feu vert, ce sera aussi le cas pour le secondaire, qui pourrait toutefois se voir contraint à un jour de travail à distance. En cas de reprise de la maladie, les groupes scolaires pourront être scindés avec travail compensatoire à domicile.  

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