Le délai pour la seconde dose d'AstraZeneca ramené à 8 semaines

©AFP

Les ministres compétents pour la Santé ont décidé de ramener le délai pour la seconde dose d'AstraZeneca de 12 à 8 semaines. Pour les nouvelles vaccinations uniquement.

On l'évoquait la semaine dernière; c'est à présent officiel. La recommandation d'écourter le délai entre les deux doses du vaccin, émanant de la task force vaccination, a été validée ce mercredi matin lors de la Conférence interministérielle (CIM).

L'impulsion a été donnée pour que les centres de vaccination appliquent cette mesure dès jeudi, précise-t-on côté wallon. À Bruxelles, l'inspection de la santé régionale avait déjà reçu, début mai, l'approbation de la task force pour ramener l'écart entre les deux doses de ce vaccin à huit semaines.

Pourquoi?

Jusqu'à présent, la deuxième injection était effectuée après 12 semaines, soit l'écart maximal autorisé. Une décision prise en février afin de pouvoir administrer au plus grand nombre une première injection au vu de la disponibilité limitée des vaccins à cette date. Le rythme des livraisons ayant considérablement accéléré, cette considération s'est progressivement effacée.

Pour laisser la place à d'autres. Hésitation vaccinale en tête. "Pas mal d'échos nous sont revenus", indique-t-on à la task force. Comme quoi, ce délai de près de trois mois avait tendance à refroidir l'enthousiasme de la population envers la vaccination." Notamment à l'approche des vacances. Huit semaines, voilà qui ouvre déjà davantage de perspectives pour les congés des Belges.

"Le raccourcissement de la période n'a aucun impact sur la protection contre les Covid-19 graves et l'hospitalisation. La deuxième injection après 8 ou 12 semaines assure la même protection durable à long terme."
La CIM Santé

Et qu'en est-il de l'efficacité? Parce que celle-ci est optimale avec ce délai de 12 semaines. Celle après 8 semaines est à peine inférieure, argumente la task force. "En fait, les intervalles de confiance se chevauchent. Ce qui signifie que la différence de protection n'est statistiquement pas significative." Une argumentation reprise par la CIM. "Le raccourcissement de la période n'a aucun impact sur la protection contre les cas grave de Covid-19 et l'hospitalisation, assure la brochette des ministres en charge de la Santé. La deuxième injection après 8 ou 12 semaines assure la même protection durable à long terme."

Qui est concerné?

Les Belges ayant déjà reçu leur première injection conservent leur second rendez-vous qui a été programmé. Il en va de même pour les personnes dont le rendez-vous pour la première dose a déjà été fixé. Seules les nouvelles vaccinations sont donc concernées. Les personnes ayant déjà reçu leur première dose recevront la seconde injection au plus tard en août.

Rappelons également qu'en Belgique, le vaccin AstraZeneca n'est administré qu'aux citoyens belges de plus de 40 ans.

Deux recommandations encore sur la table

Les ministres de la Santé doivent néanmoins encore se prononcer sur deux recommandations émises par le Conseil supérieur de la santé (CSS). La première portant sur la vaccination des 16-17 ans avec le vaccin Pfizer/BioNTech, l'autre sur le cas des personnes déjà infectées par virus - leur réserve-t-on un schéma vaccinal complet, comme le suggère le CSS, ou se contente-t-on d'une seule dose? La réponse ne saurait trop tarder.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité